bonjour,
j'aimerai savoir à partir de quel âge peut on proposer des coloriages aux enfants et si vous aviez des références de sites à me proposer.
merci
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les coloriages chez les enfants?
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sofy
Re: les coloriages chez les enfants?
bonjour liloo,
des feuilles vierges de tailles diverses (grandes si possible) peuvent être proposé assez tôt. vers 1 an, ils vont laisser des traces sans vraiment se rendre conte, puis petit à petit, ils vont comprendre la relation entre leur geste et la trace. viendra l'apprentissage de la coordination oeil-main...
vers 30 mois on peut leur proposer des supports comme un ours en peluche qui prend toute la feuille. au fur et à mesure, des dessins avec plus de détails peuvent les interesser car ils vont remplir des petites zones et seront au contraire "perdu" dans un dessin trop grand. c'est l'âge où ils ont besoin de limites, d'interdits, où ils testent l'autorité (vers les 3 ans)
le livre "gribouillages le langage secret des enfants" d'evi crottie t alberto magni en parle. (éditions jouvence, 15€)
j'en ai parlé dans mon mémoire(CREER POUR ETRE SOI OU L’EXPRESSION LIBRE EN ATELIER PEINTURE), je te copie à la suite mes paragraphes sur le sujet :
2. Le graphisme et l’enfant.
A. Naissance du graphisme et évolution.
L’homme primitif a laissé des traces de sa présence par ses empreintes, en frottant ses doigts sur l’argile ou en traçant les contours de sa main appuyée sur les parois des cavernes. Et c’est durant le Paléolithique supérieur (vers 40 000 avant notre ère) que la création artistique apparue sur la Terre. L’homme a produit un art sur paroi ou sur support mobile, mêlant les thèmes figuratifs, hommes ou animaux, et non figuratifs. La grotte de Lascaux en est un bel exemple. Les peintures pariétales de cette grotte sanctuaire appartiennent au Magdalénien (vers 15 000 avant notre ère), dernière grande civilisation paléolithique en Europe, et constituent l'une des plus belles œuvres d'art pariétal du monde. C’est à cette époque (vers -15000) que l’art paléolithique vit son apogée en Europe occidentale.
Nous ne pouvons qu’imaginer la surprise et l’étonnement des hommes primitifs laissant leurs premières traces sur les parois des grottes et des cavernes. Etonnement que nous pouvons comparer à celui des jeunes enfants, quelque soit le moyen et le support utilisé, quand ils gribouillent pour la première fois.
Le gribouillage, le fait de laisser une trace, est un fait universel, semblables dans toutes les cultures, chez tous les peuples et sous toutes les latitudes.
Cet acte primitif, est l’ancêtre de l’écriture. Il est donc aussi à l’origine de la communication. L’enfant prendra petit à petit conscience d’exister, d’être un sujet à par entière. L’enfant " gribouilleur " laisse une trace, une expression, la sensation d’exister.
Le fait de gribouiller sur une feuille ou de laisser des traces dans le sable, dans la terre, est un moyen pour l’enfant de communiquer avec l’extérieur. Etant aux prémices de la parole, c’est par la communication non verbale que l’enfant exprime son univers intérieur.
E. Crotti et A. Magni, dans Gribouillages, le langage secret des enfants9 parlent de deux composantes du gribouillages : le geste et le tracé.
- Le geste est la manifestation de l’intentionnalité, de la spontanéité, du hasard ou de la tentative de représenter quelque chose.
- Le tracé est la manifestation de la maîtrise, de l’occupation de l’espace, de la prévalence des lignes courbes ou des angles, tout ce qui peut être compris ou éventuellement interprété.
Le fait de gribouiller comprend deux temps : l’instant où l’enfant décide de laisser une trace et le moment où elle prend forme. Le premier temps est mental, c’est " l’inspiration ".
B. Développement du geste graphique.
Tout petit, le bébé passe d’une phase hypertonique à hypotonique. Puis par une préhension dite de contact, parfaitement involontaire au début, qui deviendra totalement volontaire vers six mois. Vers neuf mois, l’enfant peut saisir un objet de petite taille entre la base du pouce et l’index (préhension en « pince supérieure »). Vers un an, l’enfant est capable de relâcher un objet avec finesse et précision.
Les premiers gribouillis apparaissent avec le début de la marche et le sens de l’équilibre. Il faut savoir que les tracés de ces jeunes enfants ne sont pas toujours sans signification.
Vers 2 ans, ces gribouillis se structurent peu à peu. Ils s’organisent dans l’espace : l’enfant dessine ou peint plus sur le haut de sa feuille, ou dans le bas, sur la droite, la gauche, ou au centre. La force du tracé varie : l’enfant appuie plus ou moins son pinceau ou son feutre sur le support. La vitesse d’exécution varie aussi. Les deux derniers points évoluent selon l’état de concentration de l’enfant, sa disponibilité, son état physique, l’humeur du moment. Cette structuration se réalise parallèlement au développement de sa maturité, à son développement cérébral et au progrès de son adaptation corporelle et mentale au monde environnant.
9. Gribouillages, le langage secret des enfants, Eve CROTTI et Alberto MAGNI, Editions Jouvence, Dijon, 1999.
Plusieurs éléments entre en jeu dans le gribouillage. La main, élément corporel dont découle la motricité fine ; l’accompagnement par le regard : la coordination de la vision et du geste ; et le rôle de la vie imaginative et affective de l’individu qui dessine.
Vers 3 - 4 ans, l’enfant est capable de reproduire un rond, des traits verticaux et horizontaux, à partir de modèles. C’est aussi le début du bonhomme têtard, qui correspond à l’ouverture vers le monde extérieur.
Quatre éléments sont à prendre en considération dans le graphisme :
▪ La forme : permet de distinguer et de dessiner une ligne droite plutôt qu’un cercle.
▪ La proportion : l’objet est plus grand ou plus petit qu’un autre.
▪ Le nombre : favorise la description d’ensembles de choses ou de personnes.
▪ L’espace graphique : l’espace de création est défini par les limites d’une feuille.
L’enfant commencera par représenter des formes simples les unes à côté des autres, puis naîtront des objets plus ou moins complexes. Des ronds et des lignes droites se transformeront en « bonhomme têtard ».
C’est aussi à ce moment où naissent les premiers gribouillages qui ressemblent à l’écriture.
Après ce troisième niveau, commence, habituellement vers 4-5 ans, la différenciation entre les formes non figuratives (ébauche de l’écriture) et les objets figurés (qui établiront la base du futur dessin).
je te rappelle que c'est mon mémoire donc les idées sont tirées de livres ou de mes pensées et sont "à ma sauce". mais ça peut te servir qd même!
bonne continuation et n'hésite pas si tu veux échanger sur le sujet!
sofy
des feuilles vierges de tailles diverses (grandes si possible) peuvent être proposé assez tôt. vers 1 an, ils vont laisser des traces sans vraiment se rendre conte, puis petit à petit, ils vont comprendre la relation entre leur geste et la trace. viendra l'apprentissage de la coordination oeil-main...
vers 30 mois on peut leur proposer des supports comme un ours en peluche qui prend toute la feuille. au fur et à mesure, des dessins avec plus de détails peuvent les interesser car ils vont remplir des petites zones et seront au contraire "perdu" dans un dessin trop grand. c'est l'âge où ils ont besoin de limites, d'interdits, où ils testent l'autorité (vers les 3 ans)
le livre "gribouillages le langage secret des enfants" d'evi crottie t alberto magni en parle. (éditions jouvence, 15€)
j'en ai parlé dans mon mémoire(CREER POUR ETRE SOI OU L’EXPRESSION LIBRE EN ATELIER PEINTURE), je te copie à la suite mes paragraphes sur le sujet :
2. Le graphisme et l’enfant.
A. Naissance du graphisme et évolution.
L’homme primitif a laissé des traces de sa présence par ses empreintes, en frottant ses doigts sur l’argile ou en traçant les contours de sa main appuyée sur les parois des cavernes. Et c’est durant le Paléolithique supérieur (vers 40 000 avant notre ère) que la création artistique apparue sur la Terre. L’homme a produit un art sur paroi ou sur support mobile, mêlant les thèmes figuratifs, hommes ou animaux, et non figuratifs. La grotte de Lascaux en est un bel exemple. Les peintures pariétales de cette grotte sanctuaire appartiennent au Magdalénien (vers 15 000 avant notre ère), dernière grande civilisation paléolithique en Europe, et constituent l'une des plus belles œuvres d'art pariétal du monde. C’est à cette époque (vers -15000) que l’art paléolithique vit son apogée en Europe occidentale.
Nous ne pouvons qu’imaginer la surprise et l’étonnement des hommes primitifs laissant leurs premières traces sur les parois des grottes et des cavernes. Etonnement que nous pouvons comparer à celui des jeunes enfants, quelque soit le moyen et le support utilisé, quand ils gribouillent pour la première fois.
Le gribouillage, le fait de laisser une trace, est un fait universel, semblables dans toutes les cultures, chez tous les peuples et sous toutes les latitudes.
Cet acte primitif, est l’ancêtre de l’écriture. Il est donc aussi à l’origine de la communication. L’enfant prendra petit à petit conscience d’exister, d’être un sujet à par entière. L’enfant " gribouilleur " laisse une trace, une expression, la sensation d’exister.
Le fait de gribouiller sur une feuille ou de laisser des traces dans le sable, dans la terre, est un moyen pour l’enfant de communiquer avec l’extérieur. Etant aux prémices de la parole, c’est par la communication non verbale que l’enfant exprime son univers intérieur.
E. Crotti et A. Magni, dans Gribouillages, le langage secret des enfants9 parlent de deux composantes du gribouillages : le geste et le tracé.
- Le geste est la manifestation de l’intentionnalité, de la spontanéité, du hasard ou de la tentative de représenter quelque chose.
- Le tracé est la manifestation de la maîtrise, de l’occupation de l’espace, de la prévalence des lignes courbes ou des angles, tout ce qui peut être compris ou éventuellement interprété.
Le fait de gribouiller comprend deux temps : l’instant où l’enfant décide de laisser une trace et le moment où elle prend forme. Le premier temps est mental, c’est " l’inspiration ".
B. Développement du geste graphique.
Tout petit, le bébé passe d’une phase hypertonique à hypotonique. Puis par une préhension dite de contact, parfaitement involontaire au début, qui deviendra totalement volontaire vers six mois. Vers neuf mois, l’enfant peut saisir un objet de petite taille entre la base du pouce et l’index (préhension en « pince supérieure »). Vers un an, l’enfant est capable de relâcher un objet avec finesse et précision.
Les premiers gribouillis apparaissent avec le début de la marche et le sens de l’équilibre. Il faut savoir que les tracés de ces jeunes enfants ne sont pas toujours sans signification.
Vers 2 ans, ces gribouillis se structurent peu à peu. Ils s’organisent dans l’espace : l’enfant dessine ou peint plus sur le haut de sa feuille, ou dans le bas, sur la droite, la gauche, ou au centre. La force du tracé varie : l’enfant appuie plus ou moins son pinceau ou son feutre sur le support. La vitesse d’exécution varie aussi. Les deux derniers points évoluent selon l’état de concentration de l’enfant, sa disponibilité, son état physique, l’humeur du moment. Cette structuration se réalise parallèlement au développement de sa maturité, à son développement cérébral et au progrès de son adaptation corporelle et mentale au monde environnant.
9. Gribouillages, le langage secret des enfants, Eve CROTTI et Alberto MAGNI, Editions Jouvence, Dijon, 1999.
Plusieurs éléments entre en jeu dans le gribouillage. La main, élément corporel dont découle la motricité fine ; l’accompagnement par le regard : la coordination de la vision et du geste ; et le rôle de la vie imaginative et affective de l’individu qui dessine.
Vers 3 - 4 ans, l’enfant est capable de reproduire un rond, des traits verticaux et horizontaux, à partir de modèles. C’est aussi le début du bonhomme têtard, qui correspond à l’ouverture vers le monde extérieur.
Quatre éléments sont à prendre en considération dans le graphisme :
▪ La forme : permet de distinguer et de dessiner une ligne droite plutôt qu’un cercle.
▪ La proportion : l’objet est plus grand ou plus petit qu’un autre.
▪ Le nombre : favorise la description d’ensembles de choses ou de personnes.
▪ L’espace graphique : l’espace de création est défini par les limites d’une feuille.
L’enfant commencera par représenter des formes simples les unes à côté des autres, puis naîtront des objets plus ou moins complexes. Des ronds et des lignes droites se transformeront en « bonhomme têtard ».
C’est aussi à ce moment où naissent les premiers gribouillages qui ressemblent à l’écriture.
Après ce troisième niveau, commence, habituellement vers 4-5 ans, la différenciation entre les formes non figuratives (ébauche de l’écriture) et les objets figurés (qui établiront la base du futur dessin).
je te rappelle que c'est mon mémoire donc les idées sont tirées de livres ou de mes pensées et sont "à ma sauce". mais ça peut te servir qd même!
bonne continuation et n'hésite pas si tu veux échanger sur le sujet!
sofy