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Maltraitance institutionnelle : réagir!

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phil

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par phil » 15 juil. 2007 11:17

je suis contre la violence faite à enfant cependant je nuancerai quant au terme de violence. En effet celui çi signifie entrer par effraction ce qui veut dire que celui qui la subit ne s'attend pas à en faire l'expérience et qu'il ne peut s'en défendre. Alors là oui je suis contre . Toutefois, une fessée de la part d'un parent est ele violence permanente. Je vous revoie au loi sur l'autorité parentale Art.372/ le parent doit protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé, sa moralité..
Alors un exemple. Vous êtes devant un passage piéton, le feu est vert pour les voitures, celles ci roulent à 50(sauf la majorité d'entre elles QUI sont au moins à 60) votre enfant de 2 ans vous lache la main et s'élance pour traverser. Vous le ratrappez in extrémis!!!
Pour sa propre sécurité future vous l'enlaçez avec tendresse en lui disant que c'est dangereux.
Personellement par pur instinct animal je lui met d'abord une fessée et ensuite parce que j'ai la parole je lui explique et je défie quiconque de me dire le contraire.
Pour finir, je ne suis pas du tout daccord avec l'idée que les mères chiennes ne sanctionnet pas physiquement leurs progénitures car c'est leurs seules moyen de communication, j'ai été famille d'accueil pour chien guide d'aveugle et j'ai eu l'occasion de voir une mère "gronder" son chiot. Je ne crois pas que cela était d'une grande tendresse.

stagiaire n°1

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par stagiaire n°1 » 16 juil. 2007 13:29

bonjour phil ,
ton message me fait reagir, nous ne parlons pas dans ce sujet d'une fessée donnée par un parent à un enfant uniquement, mais ce que les adultes d'une institution d'accueil peuvent faire à des enfants verbalement, moralement, voire pire, et qui aurait des conséquences sur leur developpement psychique, cela arrive donc aux enfants sans qu'ils n'y attendent, par des adultes en qui ils ont confiance, ce sont donc des violences. enfin si le terme de violence ne te plait pas lit le livre de cristine Schuhl "vivre en creche, remedier aux douces violences" et tu verra de quoi on parle.
en tant que personne participant à l'education d'enfants en bas age, nous nous devons de faire attention à nos gestes et à nos paroles, et j'espere qu'aucunes des personne professionnelles ou futur professionnelles de ce site ne donneront jamais une fessée à un enfant parce qu'il l'a voulu traverser la rue comme dans ton exemple. ce n'est pas notre role, nous nous devons de reflechir à nos actes et à leurs conséquences et qui plus est comment peut tu apprendre à un enfant de ne pas taper ses camarades, si tu le tape toi même. l'instincnt animal n'a strictement rien à faire dans l'education que des professionnels de la petite enfance doivent donner aux enfants dont ils ont la charge.

co

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par co » 16 juil. 2007 13:40

pour milou37,
moi je te dirais que en ce qui concerne les repas il faut qu'il y ait une discution avec les parents concernant les habitudes de l'enfant, et qu'il y a parfois des enfants qui avec lesquels il faut insister sans forcer. maintenant est ce bien grave si un enfants ne mange pas à un repas?

milou37

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par milou37 » 18 juil. 2007 18:17

merci co. Malheureusement, lorsque j'étais dans ce stage, je n'ai pas osé en parler. J'ai tourné autour du pot en parlant des repas etc, mais je n'ai pas osé soulevé la question de cet enfant et de cette situation.
Mais ça fait réfléchir, c'est sure...
A bientot

céline eje

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par céline eje » 19 juil. 2007 14:44

Je crois que nous sommes tous d'accord.
Il est difficile pour chaque personne de comprendre ce que chacun, vous entendez par maltraitance, vous ne donnez pas d'exemple...
Un parent qui fesse (une fois seulement) un enfant parce qu'il a eu très peur qu'il se fasse écraser, je ne vais pas le dénoncer pour maltraitance.
Une professionnelle qui fesse un enfant, c'est sûr que là je m'interroge.
Un parent,on a pas le droit de le juger dans cette situation, il fait ce qu'il peut avec ce qu'il est.
Par contre un professionnel n'a absoluement pas le droit de fesser, taper, fraper un enfant,
Il est inconcevable qu'elle humilie un enfant, le force à manger, à sentir sa culotte humide, lui crie dessus...
Là, c'est une honte! C'est inexcusable!
Lorsqu'on est professionnel on se doit de réfléchir nos actes, de prendre du recul.
Notre rôle est de contenir et sécuriser l'enfant avec des repères structurants, c'est ça l'autorité, c'est donner à l'enfant un cadre et des limites structurantes. Ca n'est absolument pas faire plier l'enfant sous la contrainte ou la crainte.
Les enfants ne peuvent pas se défendre ou prendre du recul, c'est à nous de les protéger.

Je travaille avec des enfants placés en pouponnière. (Un groupe 0-3 ans et un groupe 3-6 ans).
Je peux vous dire que ces enfants sont déstructurés et nous mettent à mal, nous professionnels. Ce sont des enfants qui testent l'adulte jusqu'à le mettre à bout, pour voir jusqu'où cet adulte va aller.

Parfois c'est vraiment dûr. Je me suis vu un jour prendre un enfant et le lever de son lit brusquement parce que je n'en pouvais plus. Je me suis alors stoppé et me suis excusé auprès de cet enfant en lui disant que je n'avais aucun droit de faire ça. L'enfant m'a ensuite prise dans ses bras. Ensuite je n'ai plus jamais commis un tel acte. J'en ai parlé en analyse de la pratique parce que je me suis choquée moi même. Maintenant, j'ai appris à quel point le passage de relai est important et d'un grand soutient lorsqu'on en peut plus.
Lorsqu'on a la charge au quotidien de 7 enfants "difficiles" toute seule pendant 8 h d'affilé, je peux vous dire qu'il faut s'accrocher.

J'ai dû parler à mes supérieurs du fait que certaines personnes de l'équipe ne "gèrent pas du tout l'autorité, et en viennent à maltraiter les enfants". Parce que je travaille dans les mêmes conditions qu'elles, je comprends à quel point c'est difficile, à quel point on est malmenés. Mais ça ne leur donne pas le droit de bousculer, taper ou secouer les enfants, aussi difficiles soit-ils.Ca ne leur donne pas le droit de nier leur maltraitance.

Je pense que le plus dangereux, c'est quand la personne ne se rend pas compte qu'elle est maltraitante ou le nie.

C'est un sujet difficile et tabou. Personnelement je n'ai jamais réussit à parler de la maltraitance avec une professionnelle qui se questionne sur ses propres limites.

Très peu de personnes avouent avoir été confrontées personnelement à ce problème et c'est dommage. J'attends donc d'autres témoignages.

Sujet intérressent et très important! Merci!

Céline eje.

phil

Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!

Message non lu par phil » 19 juil. 2007 22:34

si stagiaire numero 1 avait lu l'article de plus haut de maurel olivier , il ou elle aurait compris que je savais que l'on parlait de maltraitance institutionnelle mais que c'est a l'écrit cité plus haut que je me réfèrais quand celui ci dénonce les chatiments corporels sans aucune ditinction

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