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betty
Message non lu
par betty » 23 sept. 2008 10:45
bonjour
j'ai une expérience de 10 ans avec les jeunes enfants et suis eje depuis 2 ans. depuis toutes ces années je me pose la question de la punition :faut-il oui ou non punir ? si oui, comment? avec quels mots ?
je n'ai pas d'exemple précis à vous donner,il y en a pleins. sachez juste que je considère l'enfant comme une Personne en devenir qui a des droits et des devoirs. j'entend par devoir :le respect d'autrui, et dans une moindre mesure le respect des consignes. je dois aussi vous dire que je suis assez réfractaire à la punition "piquet "et suis plutot pour la "réparation"d'un acte et la parole qui explique, la prise de conscience ..mais parfois cela n'a pas d'effet, alors lorsque les limites des limites sont franchies comment faire ? je sais que tout ceci se travaille dans un cadre institutionnel, l'équipe quoi! pas toujours facile de faire avancer la chmilbique!
merci de restez cool dans vos réponses ce forum n'est pas un défouloir

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seb
Message non lu
par seb » 23 sept. 2008 14:33
salut,
chez nous il n'y a jamais de mot "punition" de prononcé. Quand il y a une "bêtise" de faite. si elle implique un camarade (taper, tirer les cheveux, mordre...)on voit avec "l'agresseur" pourquoi il a fait cela, qu'est ce qui s'est passé...et on console "l'agressé" en veillant a faire attention car souvent c'est souvent lui qui est a l'origine de conflit. Si la bêtise n'implique qu'un enfant et que c'est qq chose qui lui a déjà été interdit et verbalisé nous le mettons a l'écart des autres pour qu'il "réfléchisse" a ce qu'il vient de faire. Il va sans dire que tous ne réfléchissent pas vraiment a ce qu'ils viennent de faire mais cela a les mérites de leurs imposer un peu de calme avant de revenir jouer avec les autres.
en qq sorte le "tu es puni" est remplacé par "va réfléchir un peu a coté". Nous sommes conscient que cela revient au même dans les faits mais nous sommes aussi conscient de l'importance des mots et que pour les enfants ils n'ont pas la même portée.
Qd les limites ont été franchies je pense que la mise a l'écart est ce qu'il y a de plus marquant. De plus, bien souvent au travers de la mise a l'écart il y a un tête a tête avec un adulte. En quelques sorte une relation privilégiée pour l'enfant ou il n'a pas besoin de "partager" l'adulte. Bien souvent les bêtises ne sont qu'une façon d'attirer l'attention sur soi.
voila je pense etre resté cool... \o/
bonne journée
seb
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lili
Message non lu
par lili » 24 sept. 2008 18:21
je suis responsable d1 multiaccueil (halte garderie) et dans notre lieu, il n'y a pas de "punitions" (parce qu'on peut les transformer comme on veut, les appeler comme on veut ça reste des punitions).
nous sommes contre l'éducation traditionnelle qui propose soumission à l'adulte et bien sur humiliation (car punir un enfant...c'est l'humilier). nous préferons observer et agir en fonction de chaque enfant.
par exemple, en ce moment nous accueillons un garçon (2ans) qui donne des coup et tire les cheveux des autres enfants sans raison apparente, mais plus particulièrement sur une petite fille 2ans. il est vrai que pour l'équipe ces situations sont difficile à gérer, car il n'y a pas de réponse directe à de tel actes, et pourtant les adultes se doivent d'en trouver une rapidement et notament pour la petite fille agréssée. sur le coup nous le stoppons dans son acte, une s'occupe de la fillette et l'autre essaie de comprendre ce qu'il se passe en étant clair sur les interdit "il n'est pas possible d'agir comme ça car ça la fait souffrir, il n'est pas permis de se faire souffrir ou de faire souffrir une autre personne". bien souvent il acquièse, il est d'accord mais il recommence. ça semble pour le moment difficile d'interoriser une règle pour lui. il nous fallait trouver une solution plus en profondeur. c'est pourquoi nous avons repris toute les étapes de son adaptation en réunion et nous avons partagé nos abservations effectuées quelques jours plus tôt. en fait, nous avons pensé que cet enfant n'était pas assez sécurisé dans notre structure, nous ne lui apportions pas assez de relation individuelle positive (car je ne considère pas que punir un enfant c'est lui offrir une relation individuelle posititve)nous avons alors décidé que sa referente serait beaucoup plus présente (physiquement et psychiquement)auprès de lui. cela demande à son binome un peu plus d'attention aussi pour les autres enfant (d'où l'importance du travail en équipe). depuis cet enfant ne se 'jette' plus surles autres et semble plus detendu. nous continuons nos observations afin de lui apporter ce dont il a vraiment besoin en essayant de le dégager de ce qui le rend nerveux.
voilà, j'espere n'avoir froisser aucune sensibilité cependant continuons à réfléchir sur l'impacte de nos actes sur les enfants. comment autant responsabiliser un enfant de un an deux ou trois ans...
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betty
Message non lu
par betty » 24 sept. 2008 23:21
d'abord merci pour les réponsesarrivées
quant à toi lili je dois dire que tu as bcp de chance de travailler dans u une structure où l'observation estun véritable outil de travail, c'est rare. j'approuve aussi votre remise en question et votre questionnement concernant la période d'adaptation de ce petit garçon.trop souvent on cherche la cause chez l'enfant alors qu'elle est aussi chez les adultes et dans le cadre institutionnel.bravo
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HUMHUM.
Message non lu
par HUMHUM. » 25 nov. 2012 18:28
Je pense que aller au coin,c'est amusant pour les enfants. Ils n'écrivent pas le cours,d'ailleurs c'est assez swagg d'aller au piquet,enfin c'est ce que je pense. [ j'allais beaucoup au coin,quand j'avais 7ans,ca m'amusait.
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Maria
Message non lu
par Maria » 25 nov. 2012 20:45
Bonsoir,
Les "punitions", non, c'est sans intérêt aucun, surtout à ces âges.
On peut donner des limites autrement, et en priorité en travaillant ceci EN AMONT avec les parents:
- soit dans une réunion avec ces derniers (+ présence de la psy si possible)
- soit au cas par cas.
Si les parents ne donnent aucune limite à la maison, il est illusoire de vouloir en donner ensuite en établissement. Il faut donc qu'ils soient sur le même type de discours/d'attitude envers les enfants.