Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)

la jeunesse va mal !

La communauté Educateur Spécialisé se retrouve sur Les forums du Social depuis plus de 20 ans pour échanger sur les concours, le métier, le diplôme, la formation, la sélection, le salaire, la carrière, les débouchés, la profession, etc.
vincent

Re: la jeunesse va mal !

Message non lu par vincent » 22 avr. 2007 07:29

inciter les jeunes à travailler.ils crois tout est facile.ils ont des parents qui ne travaillent mal heureusement pas qui touchent des alocs.un ados de 13ans ne peux pas imaginer que papa est sans taf mais il m'achète ce dont j'ai besoin bref,il se dit que sais facile.s'est à nous de leur expliqué que tous est fermé par un cercle vicieu et que c'est en allant à l'école ou en apprenant un métier qu'on peux s'en sortir. il n'y à pas de solution en squattant les bas immeubles.pour prouver aux riches que nous sommes aussi intelligents c'est dans le travail.donc apprenons nos enfants à travailler.comme dit les proverbe chinois à la place de leurs donné à manger il faut qu'ils tafs

FGB la banlieusarde

Re: la jeunesse va mal !

Message non lu par FGB la banlieusarde » 22 avr. 2007 14:27

Vincent tu dis :
"ils ont des parents qui ne travaillent malheureusement pas qui touchent des alocs"

"papa est sans taf mais il m'achète ce dont j'ai besoin bref,il se dit que sais facile"

Tu es éducateur? Tu bosses en banlieue?
Tu as de drôles de réflexions, erronées de surcroit.

Tu crois que les allocs permettent aux familles de payer aux enfants tout ce dont ils ont besoin? Tu crois pas que s'il y a tant de voles et business en tout genre c'est JUSTEMENT parce que les enfants des quartiers populaires sont laissés sur le bas côté en ce qui concerne la consommation?

Je n'ose même pas dire de quelle partie de la population tes réflexions se rapprochent le plus (un indice : "ils travaillent pas, ils font des enfants, ils touchent des allocs et ils vivent mieux que nous, y'a qu'à voir leurs vêtements et leurs voitures!!")...


Evidemment, je suis d'accord avec le fait qu'il faille promouvoir l'instruction pour aider "les jeunes" à s'en sortir. Ton message part certainement d'une bonne intention, mais il faut arrêter de véhiculer des clichés!

eviltween

Re: la jeunesse va mal, et on s'en fout vraiment!

Message non lu par eviltween » 22 avr. 2007 16:47


Avé,
Leur trouver du boulot...
Cela s'appelle les occuper, pour qu'il soient moins dans la remise en question d'un sytème qui les a abandonné ou pire tente par tous les moyens de les ignorer?... Cette forme d'activisme pourrait être intéressant s'il ne se limitait pas à la seule conception du travail comme une fin en soi.
Certes, tu ne l'a pas formulé ainsi mais c'est l'impression que me laisse ton post. Le travail n'est qu'un moyen de donner une place dans une société qui s'appuie sur une hiérarchie fondée sur la rémunération en général.
La remettre en cause (cette nomenclature sociale) c'est renvoyer les gens à quelque chose de plus difficile et pourtant plus réaliste: essayer de determiner l'importance des personnes à leur fonction. Je ne revendique pas non plus pour: L'idée antedéluvienne et farfelue d'une bande de troskistes qui démontrent qu'un ouvrier dans la chaine sociale a autant d'importance qu'un contre-maitre qu'un médecin ce qui alors devrait conduire au rééquilibrage des rémunération en fonction des efforts fournis (d'autant que je serais curieux de savoir comment cela s'évalue, par branche et par individu,k "1984").
Pour ma part toute catégorisation devient dangereuse quand on s'applique à y develloper une normalisation: du genre bon élément, élément moyen et mauvais élément. En somme ceux qui ne travailleraient pas seraient potentiellement de mauvais éléments, Vincent? (Ken le survivant -saison une)
Je t'invite à visionner les derniers docs de Pierre Carles sur la "norme travail", il montrent à quel point une société qui érige le principe du travail comme une valeur est inhumaine et stigmatisante. Alors que l'activité est un objectif de tout être que cela se résume à être sur son divan à réver, à bosser dans le carritatif, comme à compter ses bénéfices résultant de l'envoie au chomdu de ses employés.
Le travail n'a jamais libéré dans l'absolu, c'est ce qu'on en fait qui nous permet de rendre cet espace émencipateur...
Je ne suis pas en capacité de démontrer à ces jeunes "looser" que porter un bleu pendant 8 heures par jour pour visser des écrous pour un salaire de pauvre soit plus méritant que toucher un RMI bien calé au fond d'un hamac (à matter "Tous les matins du monde").
Je ne fais pas l'apologie du farniente mais il n'a jamais été prouvé que l'homme était fait pour travailler, mais s'occuper, plus probablement... ("Clerks, employés modèles")
Se donner les moyens qu'ils prennent une place dans la société qu'ils méritent je pense suppose plus que de lutter contre le spectre du chomage. Comme le dit le roman policé de gare"à qui rapporte le crime?". En vivant dans la peur du non-emploi on renforce le contrôle des masses, et cela devient un argument extraordinaire pour les abrutir un peu plus au moments des élections: car je dénonce la réelle volonté des administrateurs, c'est de nous empécher de se questionner.
Ce que font quelques lascars en brûlant des caisses, en saccageant des boutiques en profitant d'un système, en creuvant à force de désespoir, en participant à la constitution du sentiment de peur...("Le couperet") c'est surtout de remettre en question les fondement d'une société inhumaine ("Regarde les hommes tomber"). Je crois que sans s'en rendre compte il font de la métaphysique pratique (Jonathan Livingston le goêland).
Suivant Stirner il n'y a rien de plus normal que cela (penser d'abord à soi). L'homme n'est pas fait pour vivre en société, aussi est-elle à son image: égoïste et pernicieuse ("La contreverse de Valladolid"). Que ce la passe par la force des armes ou des arguments, ou des mensonges chacun tente de respirer et tanpis si pour cela il faut tuer et pas que symboliquement, comme le dit l'arme Mister Smith ("Matrix"): "moi, moi, moi et encore moi...
Si l'on avait plus souvent conscience de cette curelle réalité (tout dépend de son utopie) on pourrait y intervenir plus aisément plutôt que de s'enfermer dans de vague rêves qui n'alimente que la machine à broyer ceux qui tenteraient d'en sortir ("Brazil"): dans le cultisssime "enfermé dehors" de Dupontel un personnage, un PDG, répons au clodo-héros que l'amour a été inventé par les puissant pour mieux baizzzer les petites gens (citation approximative sauf dans l'esprit).
Je ne vais pas accompagner ces jeunes vers l'emploi afin de confirmer une illusion sociale, quand même? Je participe à leur socialisation de sorte qu'ils aient suffisemmant d'armes et arguments pour pouvoir coéxister serainement et autonome. Il me semble que le mensonge sur le Père Noêl n'a d'importance que justement c'est un mensongedont un jour l'enfant réussi à s'affranchir ("Meet John Doe")... Ou alors je n'ais pas compris grand chose et je ferais mieux de vite m'inscrire aux voyages pour le pays des Bisounours ("Requiem for a dream") !

eviltween, et pour citer K. Wielliber " non au tripalium oui à l'immortelledilétante !"

Kasimor

Re: la jeunesse va mal, et on s'en fout vraiment!

Message non lu par Kasimor » 22 avr. 2007 20:53

Eviltween, chapeau!
Et que de bonnes et agréables références cinématographiques!
Mort au CNLAPS!

toscane

Re: la jeunesse va mal !

Message non lu par toscane » 23 avr. 2007 02:43

quant aux jeunes qui vont mal... c'est de notre mal qui souffre... on parle de crise d'adolescence alors que c'est l'adulte qui est en crise... qui n'a que peu d'idéal à transmettre... et qui ne sait pas ouvrir à la curiosité... perso j'ai commençé à ouvrir des bouquins une fois sorti du systeme scolaire... et je suis parti de bukowski... puis j'ai bouffé du livre au kilo... poésie littérature socio psycho et caetera...
mais à l'école le français l'histoire... quelle horreur ! à croire que les profs n'aiment pas leur matière... ou qu'on les en empêche...
les gosses rejettent l'école... ils ont raisons... l'école a fait chié tout le monde et pourtant... on reproduit le même schéma... on oublie vite...
l'école rend soit névrosé (ceux qui veulent réussir)... soit dépressif (ceux qui échouent)... heureusement il y a les récréations... pour décharger toute sa haine et ses frustrations sur plus faible que soit...
bref... je pourrai y passer des heures... je vais m'arrêter là...
salut...

Répondre