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Fraîchement dilpômé !
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prune
Re: Fraîchement dilpômé !
salut rem
merci pour le conseil pour le livre mais je pense que ton message etait pour laetiss
je prend bonne note quand meme
que veux tu dire par future collegue?
pour ma part, je suis diplome depuis deux ans et ai passé ma formation a 38 ans donc rien d'impossible meme si j'ai beaucoup souffert
bonne soiree
prune
merci pour le conseil pour le livre mais je pense que ton message etait pour laetiss
je prend bonne note quand meme
que veux tu dire par future collegue?
pour ma part, je suis diplome depuis deux ans et ai passé ma formation a 38 ans donc rien d'impossible meme si j'ai beaucoup souffert
bonne soiree
prune
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Rem
Re: Fraîchement dilpômé !
Bonjour Prune,
Désolé de ne pas avoir pu répondre si tôt, j'étais d'astreinte ce WE.
Quand je parle de future collègue, c'est juste que si elle devient AMP, elle sera de mon niveau, donc collègue.
C'est juste une notion sémantique.
Bonne soirée,
Rem
Désolé de ne pas avoir pu répondre si tôt, j'étais d'astreinte ce WE.
Quand je parle de future collègue, c'est juste que si elle devient AMP, elle sera de mon niveau, donc collègue.
C'est juste une notion sémantique.
Bonne soirée,
Rem
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christine
Re: Fraîchement dilpômé !
bonjour rem,
je suis en 1ère année. Je n'arrive pas à faire la difference entre mission et besoin et attente. Peut tu m'éclairer ? Je travaille en MAS. merci
je suis en 1ère année. Je n'arrive pas à faire la difference entre mission et besoin et attente. Peut tu m'éclairer ? Je travaille en MAS. merci
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Rem
Re: Fraîchement dilpômé !
Bonjour Christine,
Je vais essayer de répondre à ta question.
La notion de besoin : c'est une exigence née de la nature ou de la vie sociale. C'est néanmoins une notion très difficile à cerner : c'est l'état d'un être à l'égard de ce qui lui manque pour arriver à ses propres fins.
Puisqu'il existe un vide à combler, l'homme est en tension psychologique continue jusqu'à ce que ce vide soit comblé : apport de nourriture, présence d'un autre homme, etc...
En fait, l'attente, c'est la durée de tension psychologique (elle peut générer du repli, de l'agressivité, des troubles psychocomportementaux)qui existe chez quelqu'un afin de subvenir à ce ou ces besoins.
La mission : c'est la charge donnée à quelqu'un d'accomplir une tâche définie : combler ce manque par exemple (ce qu'on vient de voir plus haut). C'est aussi un devoir inhérent à une profession (en l'occurence la profession d'AMP).
Je pense t'avoir éclairée sur la question.
Bonne journée.
Je vais essayer de répondre à ta question.
La notion de besoin : c'est une exigence née de la nature ou de la vie sociale. C'est néanmoins une notion très difficile à cerner : c'est l'état d'un être à l'égard de ce qui lui manque pour arriver à ses propres fins.
Puisqu'il existe un vide à combler, l'homme est en tension psychologique continue jusqu'à ce que ce vide soit comblé : apport de nourriture, présence d'un autre homme, etc...
En fait, l'attente, c'est la durée de tension psychologique (elle peut générer du repli, de l'agressivité, des troubles psychocomportementaux)qui existe chez quelqu'un afin de subvenir à ce ou ces besoins.
La mission : c'est la charge donnée à quelqu'un d'accomplir une tâche définie : combler ce manque par exemple (ce qu'on vient de voir plus haut). C'est aussi un devoir inhérent à une profession (en l'occurence la profession d'AMP).
Je pense t'avoir éclairée sur la question.
Bonne journée.
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sisi
Re: Fraîchement dilpômé !
bonjour rem aide svp les principaux besoins fondamentaux personne agee comment y repondre en tant amp merci de maide a mettre en pratiques
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Rem
Re: Fraîchement dilpômé !
Bonjour Sisi !
Les besoins fondamentaux ont été établis par V. Henderson en 1955. Cette méthode est applicable pour tout projet de soin individualisé pour toute personne âgée et/ou handicapée.
Il y en a 14 : Ce sont les manifestations de la personne âgées en observation quotidienne ainsi que les pathologies antérieures qui les indiquent.
Ce que je peut faire aussi, c'est te transmettre un extrait de mon devoir de psychopédagogie de 1ère année...
a) Quels sont les besoins fondamentaux des personnes handicapées et/ou âgées que l’AMP doit satisfaire dans son travail au quotidien ?
Introduction
Les besoins fondamentaux sont des états à l’égard de ce qui manque aux personnes pour arriver à leurs propres fins. La vieillesse ou le handicap provoquent à plus ou moins long terme des besoins non remplis et donc une dépendance. Avant d’identifier et d’énumérer ces besoins, l’équipe soignante dont l’AMP fait partie, doit dresser un véritable « état des lieux » et effectuer une démarche de soin de la personne. Les besoins non remplis rentrant dans le travail au quotidien : action de la vie quotidienne (manger et boire, se reposer, effectuer des soins d’hygiène, éliminer, se vêtir et se dévêtir) d’une part et travail de socialisation et de loisirs d’autres part, doivent être satisfaits par l’AMP par des actions d’aide et d’accompagnement en pratique professionnelle.
Le recueil de données constitue la phase initiale de la démarche de soin. Sans lui, la connaissance de la personne reste superficielle et les propositions d’actions risquent de s’en trouver amoindries. Le recueil de données débute le plus tôt possible et se poursuit tout au long du séjour (1), notamment lorsqu’un évènement important se produit. Il est essentiellement composé de :
a) données tirées de l’histoire de vie de la personne
b) données médicales antérieures et actuelles
c) observation quotidienne de la personne
Une fois le recueil de données réalisé, l’AMP et l’équipe pluridisciplinaire vont établir la liste des manifestations concernant les 14 besoins fondamentaux établis par V.Henderson (2) de la personne en fonction de l’indépendance, ou de la dépendance au niveau biologique (sept besoins), psychologique et social (sept besoins). Une fois la grille réalisée, ou réactualisée, l’équipe pourra établir les différents problèmes réels et potentiels (3) de la personne et entreprendre des actions ciblées pour combler ces dépendances, les évaluer, et les réajuster le cas échéant : c’est le plan de soin individualisé.
Dans le cas de ma pratique professionnelle, pour les activités de la vie quotidienne, je prendrai un exemple :
Monsieur L est un résident atteint de la maladie d’Alzheimer qui se déplaçait à pied et normalement dans le service. Du fait de l’âge et de la maladie d’Alzheimer comme source de difficultés, certains besoins fondamentaux ne sont pas remplis : éliminer, apprendre, s’occuper en vue de se réaliser, communiquer. Ceci nécessite déjà une aide et un accompagnement. Certaines actions sont déjà appliquées : pose de protections 24h/24 pour le besoin d’éliminer, socialisation avec les autres résidents (promenade, activités chansons anciennes), pose d’une prothèse auditive pour le besoin de communiquer.
Le Vingt cinq mai dernier, monsieur L a fait une chute due à une hémiparésie droite et a été hospitalisé. Au retour de monsieur L, l’équipe et moi-même avons réactualisé le plan de soin.
Les besoins de manger et boire, se tenir droit et établir une bonne posture, éviter les dangers, protéger ses téguments, communiquer (aphasie apparue), ne sont plus remplis par monsieur L, il devient donc dépendant à ces besoins. Avec l’infirmière, nous avons donc réévalué la grille des besoins de VH et établi immédiatement un nouveau plan de soin.
Tout d’abord, il aura assistance provisoire aux repas et aide progressive pour la main gauche pour le besoin de manger et de boire pour contrecarrer les problèmes potentiels de déshydratation et de dénutrition.
Ensuite, par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, une prescription d’exercices de kinésithérapie et aide à la verticalisation pour le besoin de se tenir droit et établir une bonne posture est établie.
L’accentuation à la communication non verbale et protections en mousse contre les barrières du lit médicalisé seront établis pour le besoin d’éviter les dangers donc contrecarrer les problèmes potentiels de chute, de chocs aux membres, et d’angoisse de la personne étrangère.
Puis, établissement d’un protocole de prévention d’escarre immédiat (4) (monsieur L va demeurer en fauteuil roulant la journée et rester immobile la nuit) et installation d’un matelas alternating (pour la nuit) pour remplir le besoin de protéger ses téguments donc contrecarrer le problème potentiel de menace de l’intégrité cutanée.
Enfin, accentuation de la communication non verbale (il est devenu aphasique) pour le besoin de communiquer par la tolérance, des gestes doux et continus et une écoute soutenue.
Conclusion :
Il n’y a pas de différences fondamentales pour établir les états de dépendance, d’indépendance entre une personne âgée et une personne handicapée ou bien tout autre personne aux besoins fondamentaux établis par V.Henderson. La méthodologie reste la même.
Comme on vient de le voir, les besoins fondamentaux de la personne sont le pivot central d’un travail de réflexion entre un recueil de données soigné d’une part et l’établissement des problèmes réels et potentiels et les actions entreprises (réajustées si besoin) d’autre part, car par l’exemple ci-dessus, tout n’est jamais figé dans le temps.
L’AMP a un rôle central entre le personnel soignant (infirmiers, médecin) et la personne et sa famille d’une part mais à aussi un rôle fondamental d’observation de la personne elle-même d’autre part pour une meilleure application du plan de soin lui-même individualisé dans son travail au quotidien.
(1) HERVY et coll. Soins infirmiers aux personnes âgées et gérontopsychiatrie Nouveaux cahiers de l’infirmière MASSON 2002
(2) HENDERSON V Besoins fondamentaux de la personne 1955.
(3) PASCAL, FRECON VALENTIN « Diagnostics infirmiers, interventions et résultats ». MASSON 1998
(4) BEDANE et coll. : « Complications de l’immobilité de décubitus, prévention et prise en charge » pp 2513-2516 Examen National Classant 2004
Je t'envoie aussi un exemple tiré d'une fiche signalétique qui t'éclaireras.
Bonne lecture,
Rem
Les besoins fondamentaux ont été établis par V. Henderson en 1955. Cette méthode est applicable pour tout projet de soin individualisé pour toute personne âgée et/ou handicapée.
Il y en a 14 : Ce sont les manifestations de la personne âgées en observation quotidienne ainsi que les pathologies antérieures qui les indiquent.
Ce que je peut faire aussi, c'est te transmettre un extrait de mon devoir de psychopédagogie de 1ère année...
a) Quels sont les besoins fondamentaux des personnes handicapées et/ou âgées que l’AMP doit satisfaire dans son travail au quotidien ?
Introduction
Les besoins fondamentaux sont des états à l’égard de ce qui manque aux personnes pour arriver à leurs propres fins. La vieillesse ou le handicap provoquent à plus ou moins long terme des besoins non remplis et donc une dépendance. Avant d’identifier et d’énumérer ces besoins, l’équipe soignante dont l’AMP fait partie, doit dresser un véritable « état des lieux » et effectuer une démarche de soin de la personne. Les besoins non remplis rentrant dans le travail au quotidien : action de la vie quotidienne (manger et boire, se reposer, effectuer des soins d’hygiène, éliminer, se vêtir et se dévêtir) d’une part et travail de socialisation et de loisirs d’autres part, doivent être satisfaits par l’AMP par des actions d’aide et d’accompagnement en pratique professionnelle.
Le recueil de données constitue la phase initiale de la démarche de soin. Sans lui, la connaissance de la personne reste superficielle et les propositions d’actions risquent de s’en trouver amoindries. Le recueil de données débute le plus tôt possible et se poursuit tout au long du séjour (1), notamment lorsqu’un évènement important se produit. Il est essentiellement composé de :
a) données tirées de l’histoire de vie de la personne
b) données médicales antérieures et actuelles
c) observation quotidienne de la personne
Une fois le recueil de données réalisé, l’AMP et l’équipe pluridisciplinaire vont établir la liste des manifestations concernant les 14 besoins fondamentaux établis par V.Henderson (2) de la personne en fonction de l’indépendance, ou de la dépendance au niveau biologique (sept besoins), psychologique et social (sept besoins). Une fois la grille réalisée, ou réactualisée, l’équipe pourra établir les différents problèmes réels et potentiels (3) de la personne et entreprendre des actions ciblées pour combler ces dépendances, les évaluer, et les réajuster le cas échéant : c’est le plan de soin individualisé.
Dans le cas de ma pratique professionnelle, pour les activités de la vie quotidienne, je prendrai un exemple :
Monsieur L est un résident atteint de la maladie d’Alzheimer qui se déplaçait à pied et normalement dans le service. Du fait de l’âge et de la maladie d’Alzheimer comme source de difficultés, certains besoins fondamentaux ne sont pas remplis : éliminer, apprendre, s’occuper en vue de se réaliser, communiquer. Ceci nécessite déjà une aide et un accompagnement. Certaines actions sont déjà appliquées : pose de protections 24h/24 pour le besoin d’éliminer, socialisation avec les autres résidents (promenade, activités chansons anciennes), pose d’une prothèse auditive pour le besoin de communiquer.
Le Vingt cinq mai dernier, monsieur L a fait une chute due à une hémiparésie droite et a été hospitalisé. Au retour de monsieur L, l’équipe et moi-même avons réactualisé le plan de soin.
Les besoins de manger et boire, se tenir droit et établir une bonne posture, éviter les dangers, protéger ses téguments, communiquer (aphasie apparue), ne sont plus remplis par monsieur L, il devient donc dépendant à ces besoins. Avec l’infirmière, nous avons donc réévalué la grille des besoins de VH et établi immédiatement un nouveau plan de soin.
Tout d’abord, il aura assistance provisoire aux repas et aide progressive pour la main gauche pour le besoin de manger et de boire pour contrecarrer les problèmes potentiels de déshydratation et de dénutrition.
Ensuite, par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, une prescription d’exercices de kinésithérapie et aide à la verticalisation pour le besoin de se tenir droit et établir une bonne posture est établie.
L’accentuation à la communication non verbale et protections en mousse contre les barrières du lit médicalisé seront établis pour le besoin d’éviter les dangers donc contrecarrer les problèmes potentiels de chute, de chocs aux membres, et d’angoisse de la personne étrangère.
Puis, établissement d’un protocole de prévention d’escarre immédiat (4) (monsieur L va demeurer en fauteuil roulant la journée et rester immobile la nuit) et installation d’un matelas alternating (pour la nuit) pour remplir le besoin de protéger ses téguments donc contrecarrer le problème potentiel de menace de l’intégrité cutanée.
Enfin, accentuation de la communication non verbale (il est devenu aphasique) pour le besoin de communiquer par la tolérance, des gestes doux et continus et une écoute soutenue.
Conclusion :
Il n’y a pas de différences fondamentales pour établir les états de dépendance, d’indépendance entre une personne âgée et une personne handicapée ou bien tout autre personne aux besoins fondamentaux établis par V.Henderson. La méthodologie reste la même.
Comme on vient de le voir, les besoins fondamentaux de la personne sont le pivot central d’un travail de réflexion entre un recueil de données soigné d’une part et l’établissement des problèmes réels et potentiels et les actions entreprises (réajustées si besoin) d’autre part, car par l’exemple ci-dessus, tout n’est jamais figé dans le temps.
L’AMP a un rôle central entre le personnel soignant (infirmiers, médecin) et la personne et sa famille d’une part mais à aussi un rôle fondamental d’observation de la personne elle-même d’autre part pour une meilleure application du plan de soin lui-même individualisé dans son travail au quotidien.
(1) HERVY et coll. Soins infirmiers aux personnes âgées et gérontopsychiatrie Nouveaux cahiers de l’infirmière MASSON 2002
(2) HENDERSON V Besoins fondamentaux de la personne 1955.
(3) PASCAL, FRECON VALENTIN « Diagnostics infirmiers, interventions et résultats ». MASSON 1998
(4) BEDANE et coll. : « Complications de l’immobilité de décubitus, prévention et prise en charge » pp 2513-2516 Examen National Classant 2004
Je t'envoie aussi un exemple tiré d'une fiche signalétique qui t'éclaireras.
Bonne lecture,
Rem
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sisi
Re: Fraîchement dilpômé !
bonsoir rem merci pour la reponse a tu des idees pour pour l'animation per agee pour leurs crees des lien social avec lexteriure merci
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Rem
Re: Fraîchement dilpômé !
Bonjour Sisi !
Pour ta question, j'aurais une seule idée : un parainnage entre une école maternelle ou primaire et une résidence pour personnes âgées.
En effet, un très grand écart d'âge permet un rapprochement affectif entre les générations.
De plus, les personnes âgées retrouvent le sentiment "d'être grand-père ou grand-mère" par substitution.
Pendant un de mes stages avant la formation AMP, j'ai assisté à une visite entre une école maternelle à une maison de retraite. C'était incroyable le rapprochement!
Bonne journée,
Rem
Pour ta question, j'aurais une seule idée : un parainnage entre une école maternelle ou primaire et une résidence pour personnes âgées.
En effet, un très grand écart d'âge permet un rapprochement affectif entre les générations.
De plus, les personnes âgées retrouvent le sentiment "d'être grand-père ou grand-mère" par substitution.
Pendant un de mes stages avant la formation AMP, j'ai assisté à une visite entre une école maternelle à une maison de retraite. C'était incroyable le rapprochement!
Bonne journée,
Rem
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mélane
Re: Fraîchement dilpômé !
salut rémi,
en formation depuis septembre 2006, on a des évaluations la semaine prochaine portant sur UF1 et UF2. pour l'UF 2, ça va, les différentes déficiences m'intéressent. par contre l'UF 1, je ne m'en sors pas. je suis à fond dans PIAGET, les différents stades de l'intelligence, et je truove ça super compliqué. as tu un tuyau pour une mieux y comprendre. as tu des questions en mémoire qui peuvent tomber sur ses 2 UF et surtout sur l'UF1
merci de ton aide
cordialement
mélane
en formation depuis septembre 2006, on a des évaluations la semaine prochaine portant sur UF1 et UF2. pour l'UF 2, ça va, les différentes déficiences m'intéressent. par contre l'UF 1, je ne m'en sors pas. je suis à fond dans PIAGET, les différents stades de l'intelligence, et je truove ça super compliqué. as tu un tuyau pour une mieux y comprendre. as tu des questions en mémoire qui peuvent tomber sur ses 2 UF et surtout sur l'UF1
merci de ton aide
cordialement
mélane
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Rem
Re: Fraîchement dilpômé !
Bonsoir Melane,
C'est vrai que Piaget est difficile à comprendre.
Avant de comprendre son oeuvre de développement de l'intelligence chez l'enfant, il faut connaître certaines notions incontournables pour accrocher !
Théorie de l'intelligence
Adaptation :
pour PIAGET, l'intelligence n'est pas une faculté mentale parmi d'autres, mais une modalité d'une fonction plus générale: "l'adaptation". Il la définit comme l'état d'équilibre maximum entre un organisme vivant et le milieu. Cette adaptation s'acquiert selon différentes formes ou structures. Ainsi, l'adaptation mentale est un prolongement de l'adaptation biologique.
Intégration :
les opérations cognitives sont différentes selon les paliers de développement mais ne sont pas de simples performances qui s'ajouteraient les unes aux autres. C'est la réalisation d'un système intégratif, chaque opération étant complètement liée à une autre. Chaque structure nouvelle qui apparaît intègre la ou les précédentes comme sous structures.
PIAGET distinguera 4 stades de l'intelligence :
Stade de l'intelligence sensori-motrice,
Stade de l'intelligence pré-opératoire,
Stade des opérations concrètes,
Stade des opérations formelles.
Mais il y a pour lui une continuité fonctionnelle dans le développement de l'intelligence.
Il y a progrès intellectuel grâce à deux mécanismes opposés et complémentaires : l'assimilation et l'accommodation.
Ceci est très important dans la compréhension de PIAGET.
Assimilation :
c'est l'incorporation des expériences nouvelles dans des structures existantes. C'est l'intégration, de ce qui est extérieur, aux structures propres du sujet.
Accommodation :
c'est la modification des schèmes (structures) existants, provoquée par les expériences nouvelles.
De fait on peut dire que l'adaptation à l'environnement c'est l'équilibre entre assimilation et accommodation, la régulation entre sujet et milieu, que ce soit d'ordre biologique, affectif, mental ou social.
L'objet est un élément du réel qui a des propriétés de permanence: c'est un invariant (l'objet est identique à lui-même malgré des manifestations différentes. Il conserve certaines qualités comme le poids, le volume, la substance...). L'enfant acquiert ces invariants par des actions, des opérations sur les objets (classification, mise en relation, comparaison, fonction...) lui permettant par là-même d'acquérir les notions d'espace, de temps, de mouvement, de vitesse, de causalité... L'objet se construit par la perception, la manipulation et la réflexion.
Les 4 stades de l'intelligence
L'intelligence sensori-motrice :
elle s'épanouit de 0 à 2 ans. Avant le langage, l'intelligence du bébé est basée sur l'action du corps sur le milieu, faite de réussites et d'erreurs. C'est un stade expérimental, tâtonnant et non conceptuel, divisé en 6 sous stades:
0 à 1 mois. Utilisation des montages réflexes. Le bébé utilise les réflexes biologiques et l'expérience entraîne une consolidation et un début d'assimilation. Ainsi entre deux tétées, le bébé va sucer son pouce, un coin de drap... Le schème de la succion s'élargit. Mais il y a cependant re-cognition du schème de la succion, car il en reconnaît l'objet original. C'est le mois de l'adaptation réflexe au milieu.
1 à 4 mois. Premières habitudes. L'enfant déborde des conduites héréditaires. Ce sont les premières adaptations acquises et l'apparition des premiers comportements moteurs (fixation du regard, poursuite oculaire...).
4 à 8 mois. Adaptation intentionnelle. L'enfant découvre la résistance et la permanence de certains objets. Il y a intentionnalité dans le comportement.
8 à 12 mois. Coordination des schèmes secondaires. L'enfant agit sur le milieu en coordonnant vue, toucher, ouie... Il est capable de rechercher un objet, lui reconnaît sa permanence.
12 à 18 mois. Meilleure appropriation du corps. L'enfant est capable d'adapter les moyens aux fins. Sa conduite paraîtra de plus en plus imprévisible, personnalisée. Il est capable de manipuler des situations, d'utiliser un objet pour en attraper un autre... Il n'est plus agit par le milieu, mais au contraire transforme celui-ci.
18 à 24 mois. Combinaisons mentales. L'enfant passe du tâtonnement empirique à la combinaison mentale, de la découverte à l'invention, du schème moteur au schème représentatif. Le schème est devenu opératoire. L'enfant est capable de généraliser, de se représenter.
L'intelligence pré-opératoire :
concerne la période de 2 à 7 ans . C'est l'époque de la pensée symbolique où se développent l'imitation, la représentation, la réalisation d'actes fictifs. Un objet peut devenir le substitut, le représentant d'un autre objet. Ainsi, lors d'un jeu, une pierre deviendra un oreiller, ou une table... Les jeux symboliques seront des moyens d'adaptation intellectuelle et affective. L'enfant transforme, invente. Il y a acquisition du langage, dominé par l'égocentrisme intellectuel. L'enfant ne peut se détacher de son point de vue. La pensée n'est pas réversible mais intuitive, magique, sans avant ni après.
Le stade des opérations concrètes :
l'enfant a alors de 7 à 11 ans. Il est capable de se décentrer dans les domaines cognitif et moral. Sa pensée se socialise. Il prend en compte l'avis des autres. C'est le début de la causalité. L'enfant peut classer, grouper. Il conçoit les modifications et la réversibilité. Il est perméable au raisonnement, s'inscrit dans une temporalité, raisonne de manière concrète en empruntant à sa propre expérience.
Le stade des opérations formelles :
c'est la période qui va de 11 ans à l'âge adulte . L'adolescent est adulte biologiquement et intellectuellement, mais reste un enfant affectivement. C'est le stade des opérations logiques, abstraites, du raisonnement par hypothèses et déductions. La combinaison des idées remplace le raisonnement de proche en proche, utilisé au stade précédent. Ces opérations sont liées à un langage plus mobile et amènent à la construction de systèmes et non à la recherche de solutions immédiates. L'individu élabore ici une représentation d'une représentation.
Pour PIAGET, l'affectivité, ressort de nos actions, ne peut pas s'exprimer si elle n'a pas les moyens fournis par l'intelligence elle même, qui éclaire ses buts.
Les questions qui tombent souvent :
1) Citez les 4 stades du développement cognitif de l'enfant d'après PIAGET (avec les fourchettes d'années)
2) Durant son développement cognitif, l'enfant à tendance à sortit de son monde et à se projeter vers l'extérieur, expliquer (plus difficile).
Ce que tu viens de lire, c'est mon cours condensé sur PIAGET, j'espère qu'il te sera utile...
Bonne soirée,
Rem
C'est vrai que Piaget est difficile à comprendre.
Avant de comprendre son oeuvre de développement de l'intelligence chez l'enfant, il faut connaître certaines notions incontournables pour accrocher !
Théorie de l'intelligence
Adaptation :
pour PIAGET, l'intelligence n'est pas une faculté mentale parmi d'autres, mais une modalité d'une fonction plus générale: "l'adaptation". Il la définit comme l'état d'équilibre maximum entre un organisme vivant et le milieu. Cette adaptation s'acquiert selon différentes formes ou structures. Ainsi, l'adaptation mentale est un prolongement de l'adaptation biologique.
Intégration :
les opérations cognitives sont différentes selon les paliers de développement mais ne sont pas de simples performances qui s'ajouteraient les unes aux autres. C'est la réalisation d'un système intégratif, chaque opération étant complètement liée à une autre. Chaque structure nouvelle qui apparaît intègre la ou les précédentes comme sous structures.
PIAGET distinguera 4 stades de l'intelligence :
Stade de l'intelligence sensori-motrice,
Stade de l'intelligence pré-opératoire,
Stade des opérations concrètes,
Stade des opérations formelles.
Mais il y a pour lui une continuité fonctionnelle dans le développement de l'intelligence.
Il y a progrès intellectuel grâce à deux mécanismes opposés et complémentaires : l'assimilation et l'accommodation.
Ceci est très important dans la compréhension de PIAGET.
Assimilation :
c'est l'incorporation des expériences nouvelles dans des structures existantes. C'est l'intégration, de ce qui est extérieur, aux structures propres du sujet.
Accommodation :
c'est la modification des schèmes (structures) existants, provoquée par les expériences nouvelles.
De fait on peut dire que l'adaptation à l'environnement c'est l'équilibre entre assimilation et accommodation, la régulation entre sujet et milieu, que ce soit d'ordre biologique, affectif, mental ou social.
L'objet est un élément du réel qui a des propriétés de permanence: c'est un invariant (l'objet est identique à lui-même malgré des manifestations différentes. Il conserve certaines qualités comme le poids, le volume, la substance...). L'enfant acquiert ces invariants par des actions, des opérations sur les objets (classification, mise en relation, comparaison, fonction...) lui permettant par là-même d'acquérir les notions d'espace, de temps, de mouvement, de vitesse, de causalité... L'objet se construit par la perception, la manipulation et la réflexion.
Les 4 stades de l'intelligence
L'intelligence sensori-motrice :
elle s'épanouit de 0 à 2 ans. Avant le langage, l'intelligence du bébé est basée sur l'action du corps sur le milieu, faite de réussites et d'erreurs. C'est un stade expérimental, tâtonnant et non conceptuel, divisé en 6 sous stades:
0 à 1 mois. Utilisation des montages réflexes. Le bébé utilise les réflexes biologiques et l'expérience entraîne une consolidation et un début d'assimilation. Ainsi entre deux tétées, le bébé va sucer son pouce, un coin de drap... Le schème de la succion s'élargit. Mais il y a cependant re-cognition du schème de la succion, car il en reconnaît l'objet original. C'est le mois de l'adaptation réflexe au milieu.
1 à 4 mois. Premières habitudes. L'enfant déborde des conduites héréditaires. Ce sont les premières adaptations acquises et l'apparition des premiers comportements moteurs (fixation du regard, poursuite oculaire...).
4 à 8 mois. Adaptation intentionnelle. L'enfant découvre la résistance et la permanence de certains objets. Il y a intentionnalité dans le comportement.
8 à 12 mois. Coordination des schèmes secondaires. L'enfant agit sur le milieu en coordonnant vue, toucher, ouie... Il est capable de rechercher un objet, lui reconnaît sa permanence.
12 à 18 mois. Meilleure appropriation du corps. L'enfant est capable d'adapter les moyens aux fins. Sa conduite paraîtra de plus en plus imprévisible, personnalisée. Il est capable de manipuler des situations, d'utiliser un objet pour en attraper un autre... Il n'est plus agit par le milieu, mais au contraire transforme celui-ci.
18 à 24 mois. Combinaisons mentales. L'enfant passe du tâtonnement empirique à la combinaison mentale, de la découverte à l'invention, du schème moteur au schème représentatif. Le schème est devenu opératoire. L'enfant est capable de généraliser, de se représenter.
L'intelligence pré-opératoire :
concerne la période de 2 à 7 ans . C'est l'époque de la pensée symbolique où se développent l'imitation, la représentation, la réalisation d'actes fictifs. Un objet peut devenir le substitut, le représentant d'un autre objet. Ainsi, lors d'un jeu, une pierre deviendra un oreiller, ou une table... Les jeux symboliques seront des moyens d'adaptation intellectuelle et affective. L'enfant transforme, invente. Il y a acquisition du langage, dominé par l'égocentrisme intellectuel. L'enfant ne peut se détacher de son point de vue. La pensée n'est pas réversible mais intuitive, magique, sans avant ni après.
Le stade des opérations concrètes :
l'enfant a alors de 7 à 11 ans. Il est capable de se décentrer dans les domaines cognitif et moral. Sa pensée se socialise. Il prend en compte l'avis des autres. C'est le début de la causalité. L'enfant peut classer, grouper. Il conçoit les modifications et la réversibilité. Il est perméable au raisonnement, s'inscrit dans une temporalité, raisonne de manière concrète en empruntant à sa propre expérience.
Le stade des opérations formelles :
c'est la période qui va de 11 ans à l'âge adulte . L'adolescent est adulte biologiquement et intellectuellement, mais reste un enfant affectivement. C'est le stade des opérations logiques, abstraites, du raisonnement par hypothèses et déductions. La combinaison des idées remplace le raisonnement de proche en proche, utilisé au stade précédent. Ces opérations sont liées à un langage plus mobile et amènent à la construction de systèmes et non à la recherche de solutions immédiates. L'individu élabore ici une représentation d'une représentation.
Pour PIAGET, l'affectivité, ressort de nos actions, ne peut pas s'exprimer si elle n'a pas les moyens fournis par l'intelligence elle même, qui éclaire ses buts.
Les questions qui tombent souvent :
1) Citez les 4 stades du développement cognitif de l'enfant d'après PIAGET (avec les fourchettes d'années)
2) Durant son développement cognitif, l'enfant à tendance à sortit de son monde et à se projeter vers l'extérieur, expliquer (plus difficile).
Ce que tu viens de lire, c'est mon cours condensé sur PIAGET, j'espère qu'il te sera utile...
Bonne soirée,
Rem