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par lily » 06 nov. 2007 21:20
Aide médico-psychologique
En résumé : Retour en haut de la pageL'aide médico-psychologique accompagne les personnes handicapées ou dépendantes dans leurs activités quotidiennes. Un métier généreux qui exige un fort investissement.
Nature du travail : Retour en haut de la pageSoutien, soin et accompagnement au quotidien
Essayer de faire s’exprimer un enfant handicapé mental, aider une personne tétraplégique à se laver ou entretenir les facultés intellectuelles d’un vieillard font partie du quotidien de l’aide médico-psychologique (AMP). Celui-ci, ou celle-ci, apporte un soutien individualisé à des enfants, à des adolescents et à des adultes handicapés (déficients mentaux, moteurs ou sensoriels), ainsi qu’à des personnes âgées dépendantes. Ses missions, qui oscillent entre l’éducatif et le soin, sont multiples. Il s’agit pour une large part de faciliter la vie du patient, en le secondant dans ses tâches quotidiennes. L’AMP l’aide ainsi à se lever, s’habiller, prendre ses repas, se déplacer ou se coucher. Il peut également participer au ménage et au rangement du logement ou accompagner la personne pour faire ses courses. L’objectif est de lui procurer le maximum de confort et de bien-être.
Outre les soins quotidiens, l’AMP a un véritable rôle éducatif et d’éveil. Il doit encourager l’ouverture sur le monde du patient. Pour ce faire, il peut lui proposer des activités manuelles, compatibles avec son handicap : peinture, modelage, couture, décoration, pliage… Ces ateliers créatifs permettent par exemple de développer ses facultés motrices tout en le distrayant. Il en est de même pour le sport en général et la natation en particulier. L’AMP favorise également la découverte et l’apprentissage de nouvelles connaissances à travers le cinéma, la lecture ou les jeux. Par ailleurs, il stimule le patient et l’incite à communiquer tant par la parole que par le geste, afin de le sortir de son isolement.
Conditions de travail : Retour en haut de la pageUn travail d'équipe
Du fait de son handicap ou de son état de dépendance, le patient est soigné par une équipe pluridisciplinaire, composée de professionnels appartenant au secteur de la santé (médecin, psychiatre, kinésithérapeute, etc.) ou au secteur social (éducateur spécialisé, moniteur-éducateur, assistant de service social). Elle est placée sous la responsabilité d’un travailleur social ou paramédical. Au carrefour de ces deux domaines, l’AMP intègre cette équipe pour une prise en charge globale du patient. Il participe aux réunions statuant sur l’état général de ce dernier, sur ses progrès éventuels, sur les problèmes rencontrés et les solutions envisagées. Il assure et veille également à entretenir le contact régulier du patient avec sa famille, toujours dans le souci de son bien-être.
L’AMP n’intervient généralement pas à domicile. Il, ou elle, exerce ses fonctions dans un établissement spécialisé appartenant au secteur associatif, au secteur hospitalier ou aux communes. Ainsi, il, ou elle, peut travailler :
soit auprès d’enfants et d’adolescents en institut médical éducatif, institut médico-pédagogique, institut médico-professionnel, foyer spécialisé, institut d’éducation motrice ou sensorielle, centre de rééducation sensorielle ou hôpital général ou spécialisé ;
soit auprès d’adultes en hôpital général ou psychiatrique, maison d’accueil spécialisée, centre d’aide par le travail, foyer d’hébergement, foyer médicalisé ou centre de jour ;
soit auprès de personnes âgées en maison d’accueil pour personnes âgées, centre d’hébergement temporaire ou maison de retraite médicalisée. Avec l’allongement de la durée de vie, les AMP se spécialisent de plus en plus en gériatrie.
Vie professionnelle : Retour en haut de la pageDes débouchés en augmentation
Aujourd’hui, environ 22 000 aides médico-psychologiques sont en activité. Les perspectives d’emploi sont favorables, en raison de l’augmentation des besoins d’AMP dans les établissements spécialisés. Chaque année, 1 500 postes sont ouverts. 90 % des titulaires du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide médico-psychologique (CAFAMP) trouvent un emploi dans les trois mois.
Il n’existe pas de possibilité d’évolution au sein même de la profession. En revanche, l’accès à certains métiers du secteur social est facilité. Les AMP souhaitant entreprendre une formation de moniteur-éducateur ou d’éducateur spécialisé bénéficient ainsi d’aménagements d’études (dispense d’examens écrits, allègement des cours théoriques) s’ils justifient de plusieurs années de pratique.
Rémunération
Le salaire de départ varie selon que l’AMP travaille dans le secteur public ou privé. Dans le premier cas, il s’élève à 1 125 euros brut par mois ; dans le second, à environ 1 374 euros. À cela s’ajoutent diverses primes de nuit ou de week-end. En fin de carrière, le salaire d’un AMP peut atteindre 1 677 euros.
Compétences : Retour en haut de la pageSens du relationnel, résistance physique et disponibilité
Cette profession exige des qualités humaines importantes, parmi lesquelles le goût du travail en équipe et des contacts humains, la capacité d’écoute, la tolérance, l’intérêt réel pour les problèmes humains et sociaux, la patience et le désir de communiquer. Certains patients sont en effet dans l’incapacité de parler. Il convient alors de décoder leurs gestes ou leurs attitudes et d’appréhender leurs besoins (boire, manger, aller aux toilettes) afin de leur apporter une réponse adaptée. Il s’agit d’établir une relation de qualité, fondée sur la confiance et la compréhension. Cela nécessite de la part de l’AMP un bon équilibre psychologique.
En outre, afin d’aider les patients à se déplacer, l’AMP doit parfois les porter ou soulever leur fauteuil. Une bonne résistance physique est donc indispensable.
Enfin, ce métier exigeant requiert une grande disponibilité. En effet, l’AMP doit assurer de nombreuses gardes, qu’elles soient de nuit ou de week-end. Il peut aussi travailler en journée continue.
Accès au métier : Retour en haut de la pageUne formation en cours d'emploi
La formation d’AMP n’est accessible qu’aux personnes travaillant déjà dans le secteur social, aux élèves aides-soignants ou aux AMP stagiaires, âgés d’au moins 18 ans. Aucun diplôme n’est requis, mais les postulants doivent réussir les épreuves d’admission (épreuve écrite et entretien avec un jury). En sont dispensés les titulaires du brevet des collèges, d’un BEP , du diplôme professionnel d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture, ou du CAFAD. Généralement, c’est l’établissement employeur qui rémunère les élèves et assure le financement de la formation. Celle-ci est répartie sur deux ans et se déroule en alternance. Elle comprend 350 heures de formation théorique (développement de l’être humain, notions de déficience et de handicap…) et quatre semaines de stage pratique. La formation est sanctionnée par le Certificat d’aptitude aux fonctions d’aide médico psychologique (CAFAMP), délivré par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales au nom du ministre chargé des affaires sociales L’examen final comprend trois épreuves :
une épreuve écrite (questionnaire et note de réflexion sur la pratique professionnelle) ;
une épreuve orale (entretien à partir du cahier de stage) ;
une appréciation du cahier de formation.