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Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 02 févr. 2009 14:54
par Cémoi
Pour avoir travailler avec pas mal de jeunes entre 18 et 25 ans je suis d'accord avec le fait qu'il est illogique de limité le RMI à 25 ans. Que font les jeunes sans aucune ressource durant ces années ? L'obligation alimentaire ? Pensez-vous qu'il est facile d'attaquer ses propres parents devant un tribunal à cet âge ?
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 02 févr. 2009 18:27
par Brie
Ca coûte moins cher à la "socièté" de laisser les jeunes se demmerder...
La précarité des jeunes c'est bien la raison qui les pousse à manifester pour leurs droits et à être trés activistes...! C'est ironique bien évidemment!;)
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 02 févr. 2009 19:37
par fanny
Le contrat Jeune Majeur existe également !
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 02 févr. 2009 22:02
par toubib
Désolée si je m'écarte du "débat" initial :
Ce que je retiens aussi du RMI (Pour en être personnellement concernée ...) , c'est que certes c'est 1 aide mais quand dans certains cas (Par Exemple [= Cas vécu .] : Maladie n'ouvrant ni droit à l'Invalidité ni possibilité d'obtenir l'AAH .) , le RMI est quelque fois le seul recours qu'il reste pour avoir de l'Argent ... Mais 1 fois arrivé l'âge de la retraite , ce minima social n'aura pas suffit à se constituer 1 Retraite et en + n'ouvre pas droit à ce qui équivaut à 1 Pension De Retraite ... Alors même s'il existe des aides , on se retrouvera 1 jour à "Manger Des Cailloux" et devoir se faire enterrer dans la "Fosse Commune" ...
Vive le RMI (= Mode "Humour" ..) ...
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 02 févr. 2009 23:02
par Florence
Je comprends bien que pour Franck, qui semble vraiment dans la galère, ce n'est pas facile du tout.
Mais il faut aussi relativiser et voir "l'autre bout du problème" : tous les jeunes (nombreux) qui poursuivent leurs études, avec des montants de bourse bien inférieurs au RMI, comment feraient-ils pour se motiver si ils savaient que d'autres jeunes de 20-25 ans peuvent rester chez eux, avec le RMI (pas royal du tout, je suis bien d'accord) ?
Et de nombreux jeunes étudiants doivent bosser en parallèle de leurs études, et ça, ça ne vous choque pas ? Moi si ...
Alors, faut-il attribuer "un SMIC jeune" à tous les jeunes, quelque soit leur statut ... même à ceux qui sont apprentis, même à ceux qui bossent déjà au SMIC (car il y en a aussi) ?
Ca n'aurait pas de sens.
Et je rappelle quand même que pour les jeunes, il existe des formations rémunérées (si, si), y compris sous forme de contrat de travail (contrat d'apprentissage ou de professionnalisation).
Il y a le Contrat Jeune Majeur, et les contrats CIVIS avec la Mission Locale.
Et encore une fois, l'APA est accordée aux personnes âgées en fonction de leurs besoins ET de leurs ressources. Mais pour la Maison de Retraite, on fait jouer l'obligation alimentaire !
Et pour certaines personnes âgées, ce n'est pas simple non plus de la solliciter.
Donc, même si ce n'est pas simple pour un jeune de "solliciter" l'obligation alimentaire de ses parents, c'est dommage qu'en tant que travailleurs sociaux, on ne puisse pas davantage s'appuyer dessus.
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 03 févr. 2009 01:16
par franck
Je tiens à faire remarquer à mr "le travail vous connaissez?!", qu'il n'a pas pris la peine de me lire entièrement... Dans ma première intervention je souligne bien que ce rmi est considérer comme une aide à me reconstruire provisoirement et qu'il me permettrais à être apte à me présenter face à un employeur ou a recherché "fraichement" un emploi...
De plus, dans les faits, je partage ton sens étymologique du RMI. Moi, je ne demande rien de plus ni moins que le "I" d'insertion.
Le "R" de revenu, est pour moi inaproprié car il en n'a d'abord pas la valeur puis ni la fonction... Je le considére avant tout comme une aide à me relever, qui s'inscrit non dans la durée mais comme provisoire...
Et cette aide, je la demande car je suis dans une période de faiblesse comme tout homme peut l'être confronté un jour ou l'autre. Ce n'est pas m'a nature de quémander ou quêter, je demande juste que l'Etat et ses organismes jouent pleinement, sérieusement et intelligemment leur rôle d'assistance publique face à des citoyens à terre... Préférent t'ils peut être que l'ont soit sous terre... Alors au mieux, plus simplement et efficaement, qu'ils nous donnent des pelles et de la morphine, et le probléme sera résolu radicalement...
Quant à Fanny, je suis au regret de te dire que ce contra Jenue Majeur est aussi victime de la discrimination ubuesque de l'âge.. Il est réservé au moins de 21ans, j'en est 24..^^
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 03 févr. 2009 11:48
par gglafrite
bonjour Franck,
tout d'abord je te souhaite beaucoup de courage, et d'autre part, je tenais à te dire que tu as un superbe style d'écriture !
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 03 févr. 2009 20:40
par mr "le travail vous connaissez
Une fois le RMI comment comptes tu être frais et dispo pour l'employeur?! Les loyers sont chers et le RMI ne te permettra pas de louer un logement alors comment peut-il t'aider (je ne parle pas la des besoins alimentaires mais bien d'une douche et d'un lit comme tu le demandes)?!
Comprend bien qu'il n'y a rien de jugeant dans ce que je dis. Je cherche juste à pointer que le RMI est loin d'être une solution et que dans ce bas monde il n'y a que toi pour te sortir de la m***.
Je n'ai que très peu d'illusion sur le RMI que je juge plus enfermant qu'insérant.
Cela dit et vu que m'a l'air parfaitement conscient de ces limites voila ce que je peux t'apporter :
le Contrat d'Insertion dans la Vie Sociale (CIVIS)
Le CIVIS concerne les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus qui ont un niveau de qualification inférieur ou équivalent au bac général, technologique ou professionnel (y compris les bacheliers qui n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur) ou ont été inscrits comme demandeurs d’emploi au minimum douze mois au cours des dix huit derniers mois.
Les bénéficiaires d’un CIVIS sont affiliés au régime général de sécurité sociale pour les périodes pendant lesquelles ils ne sont pas affiliés, à un autre titre, à un régime de sécurité sociale.
Quel est l’objectif visé ?
Le CIVIS a pour objectif d’accompagner les jeunes dans leur projet d’insertion dans un emploi durable ou dans leur projet de création ou de reprise d’une activité non salariée. L’accompagnement personnalisé proposé est adapté aux difficultés rencontrées, à la situation du marché du travail et aux besoins de recrutement. Il vise à lever les obstacles à l’embauche et à développer ou restaurer l’autonomie des jeunes dans la conduite de leur parcours d’insertion. Il peut comprendre des mesures d’orientation, de qualification ou d’acquisition d’expérience professionnelle.. La première période de trois mois doit déboucher sur la construction d’un parcours d’accès à la vie active, à partir de propositions :
d’emplois
de formation professionnalisante, pouvant comporter des périodes en entreprise, dans un métier pour lequel des possibilités d’embauche sont repérées ;
d’actions spécifiques pour les personnes rencontrant des difficultés particulières d’insertion,
d’assistance renforcée dans une recherche d’emploi ou une démarche de création d’entreprise.
Pour les personnes d’un niveau de formation VI, V bis (jeunes n’ayant aucun diplôme et jeunes ayant prolongés leurs études jusqu’à la fin de la 1ère année de CAP ou de BEP) ou V sans diplôme (jeunes entrés en deuxième année de CAP et BEP sans obtenir de diplôme et jeunes sortis de formation initiale en seconde ou en première) l’accompagnement personnalisé et renforcé est assuré par un référent unique ; au cours du premier trimestre du CIVIS, le référent assure une fréquence hebdomadaire des contacts.
Les actions menées dans le cadre du CIVIS peuvent comprendre des mesures de lutte contre l’illettrisme.
Quelles sont les caractéristiques du contrat ?
Le CIVIS est signé, d’une part, au nom de l’Etat, par la mission locale ou PAIO et, d’autre part, par le jeune. Il mentionne les actions destinées à la réalisation du projet d’insertion professionnelle ainsi que l’obligation pour le jeune d’y participer. Il précise la nature et la périodicité, au moins mensuelle, des contacts entre la mission locale ou la PAIO et le bénéficiaire Le CIVIS est conclu pour une durée d’un an. Il peut être renouvelé pour une durée maximale d’un an lorsque l’objectif d’insertion professionnelle n’est pas atteint.
Pour les jeunes de niveau de formation V bis et VI, le CIVIS peut être renouvelé par périodes successives d’une année, jusqu’à la réalisation du projet d’insertion professionnelle.
Dans tous les cas, le CIVIS prend fin :
au terme de la période d’essai débouchant sur un emploi d’une durée au moins égale à six mois ;
six mois après que son bénéficiaire a créé ou repris une activité non salariée ;
lorsque son bénéficiaire atteint son 26e anniversaire.
Il peut également être mis fin au CIVIS de manière anticipée en cas de manquements de son bénéficiaire à ses engagements contractuels. Dans ce cas, après avoir invité l’intéressé à fournir ses explications, le représentant légal de la mission locale ou de la PAIO, sur proposition du référent, peut décider la résiliation du contrat. Cette décision, qui doit être motivée, est notifiée par courrier recommandé avec accusé de réception au bénéficiaire du CIVIS ou à ses parents (ou représentants légaux) lorsque celui-ci est mineur (ou majeur juridiquement reconnu incapable).
Nonobstant les dispositions relatives à la fin du CIVIS, le jeune signataire d’un tel contrat peut, à sa demande, être accompagné dans l’emploi pendant une durée d’un an.
Quel est le montant de l’aide qui peut être versée au jeune ?
Le titulaire du CIVIS peut, s’il est âgé d’au moins 18 ans, bénéficier d’un soutien de l’Etat sous la forme d’une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles il ne perçoit ni une rémunération au titre d’un emploi ou d’un stage, ni une autre allocation.
Le titulaire du CIVIS doit déclarer chaque mois à la mission locale ou à la PAIO, les périodes durant lesquelles il a perçu des rémunérations ou allocations, ainsi que leur montant et certifier la sincérité des informations communiquées, sous peine de s’exposer au reversement des sommes indûment perçues. Sur la base de cette déclaration, la mission locale ou la PAIO fixe le montant de l’allocation à partir du nombre de jours pendant lesquels le jeune n’a perçu aucune rémunération ou autre allocation.
Le montant de l’allocation versée au jeune est compris entre 5 et 10 € par jour (sans pouvoir dépasser 300 € par mois).
Lorsqu’elle est accordée, l’allocation est versée mensuellement à terme échu. Cette possibilité est ouverte à compter de la signature du CIVIS ou à compter du jour du 18e anniversaire du jeune et pour toute la durée du contrat, dans la limite de 900 € par an.
Le paiement de l’allocation peut être suspendu ou supprimé en cas de non-respect par le bénéficiaire de ses engagements contractuels et après qu’il a été mis à même de présenter ses observations.
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 04 févr. 2009 01:30
par franck
Toujours aussi intéresser de découvrir vos avis et remarques...
Notamment celui de "gglafrite", mêmê si il n'apporte pas de réponse à mon questionnement, j'en tire malgrès tout, sans prétentions et simplement un malin plaisir...
Quant à l'intervention de "florence", je partage en partie ta réflexion sur les jeunes étudiants boursiers et travailleurs... J'ai été dans le cas de figure que tu présente, étudiant, boursier et dans l'obligtion de travailler... Malgrès tout, je n'ai jamais à ce momment là comparer ma situation à un rmiste... Le statut d'étudiant permet aux plus "pauvres", par exemple de bénéficier d'un logement étudiant ou d'autre aides, et même plus largement ce statut est "considéré"... beaucoup moins celui de sdf ou de personnes en détresses et faiblesses...
Bref, malgrès tout, toujours est il qu'aujourdui nombre d'étudiants sont dans des situations d'existences précaires, dont je partages leurs préoccupations...
Aussi, tu dis que "si ils savaient que d'autres jeunes de 20-25 ans peuvent rester 'tranquillement' chez eux, avec le RMI", je tiens à te repréciser qu'actuellement je n'ai pas de chez moi, ni de rmi, ni de quoi à me rattacher...^^
Par ailleur, en réponse à monsieur "le travail vous connaisez?!", d'abord, oui oui, je connais, ça m'ai arriver de travailler et de cotiser dans ma bref existence...^^ Et si par hasard tu connais un employeur qui souhaite embauché un sdf, n'hésite surtout pas à m'en faire part... Le seul pour l'instant qui à bien voulu d'un sdf comme employé ou assimilé tel quel est un manouche-yougoslave-catalan rencontré dans un hall de gare... Poste proposé; ramoneur, logé, et nourri... qui dit mieux..??! ça mériterais bien tout un livre cette période de ramonage... "Zola le retour" titré alternatives économique du mois de mai 2005... Aujourdui encore cette esclavagisme des temps modernes, profitant de la misère humaine existe encore...
Enfin, je prends note et vais me renseigner tel que je peux concernant ce CEVIS... que je ne connaissais pas et qui me parait intéressant...
Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...
Publié : 04 févr. 2009 12:15
par toubib
Bon Courage , franck ...
Tiens-nous au courant de la suite des évènements ...
En te souhaitant du positif ...