Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Publié : 31 mai 2006 16:37
Bonjour kellya,
La question que tu te pose je me l'a suis souvent posée depuis que je me suis inscrite aux concours. J'avais peur de devoir parler de mon enfance -violente- aux jury de peur qu'ils pensent que je veuille faire ce métier pour me réparer et qu'en plus ils se servent de ça pour me destabiliser.
Si ça peut te rassurer j'ai passer l'oral il y a quelque semaines. En aucun cas nous n'avons abordé le sujet sauf à un moment où j'ai du évoqué un séjour à l'hopital pour pas qu'il n'y ait d'incohérence dans mon discours. Mais il ne se sont pas arrêté la-dessus. Je crois que c'est vraiment à toi d'amener la discussion là où tu veux l'amener. Et puis le jury -surtout un jury d'éducs- est conscient que pour personne c'est tout beau tout rose.
Mon oral c'est très bien passé et j'ai eu 16/20.
Comme toi j'ai eu une enfance difficile.
Ayant été suivi par des éducs, je me suis interrogée sur ma crédibilité à faire ce choix de métier.
Un éducs m'a alors dit: "Les professeurs d'aujourd'hui ont été élèves hier, et même cancres parfois. Sont-ils pour autant, incapables d'enseigner?"
Personellement, mon envie de faire cette profession m'est venu le jour où mon éducatrice m'a parlé de son métier. Pendant des heures nous avons eu un dialogue plus que passionnant. Je pense donc que ce n'est pas pour réparer mes propres blessures que je veux faire ce métier mais plutot parce que voir ma souffrances et les souffrances des autres m'a rendu altruiste, tolérante, militante... et que j'ai trouvé en le taf d'éduc des missions, une fonction qui correspond à mes valeurs.
Néanmoins, j'ai une crainte, c'est d'être boulversée dans certaines situations des usagers qui pourraient me renvoyer à ma propre histoire.
Rien qu'en prépa, lorsque nous avons aborder le chapitre sur la maltraitance des enfants et les violences faite aux femmes, je n'étais pa forcément à l'aise. D'une part parce que ça me replongeait dans certains douloureux souvenirs,d'autre part parce que j'ai culpabilisé que de parler de ce thème en cours me donne de clés pour comprendre ma propre histoire.
Depuis quelques mois je fais un gros travail d'investigations: je perce les abscès avec mes parents, je suis suivi par un psychologue régulièrement... Cela parce que je veux me comprendre car il me semble important d'être en phase avec soi-même pour aider les autres de façon efficace.
Je pense vraiment -peut-être naïvement- que le fait d'avoir un passé difficile n'est pas incompatible avec le métier d'éduc du moment qu'aujourd'hui tu te sens forte et au clair avec tes démons.
Encore un petit truc pour te rassurer: a l'IRTS de Rennes, une enquête avait été faite par une élèves auprès des autres élèves. Je ne sais plus si la question posée était : "qu'est-ce qui vous a motivé à être éduc?", ou "avez-vous eu une enfance difficile?" mais en tout cas, il en est ressorti que une bonne partie d'entre eux avait eu une enfance difficile ou avait été placés.
Perso je connais une éduc qui m'a avoué avoir eu une enfance difficile.
Voila. J'espère que tout cela nourrira ta refléxion, à toi ou à d'autre. Si tu veux parler de tout ça plus amplement, envoie moi un e-mail debbie-j@hotmail.fr.
Je te souhaite bon courage pour tes concours.
La question que tu te pose je me l'a suis souvent posée depuis que je me suis inscrite aux concours. J'avais peur de devoir parler de mon enfance -violente- aux jury de peur qu'ils pensent que je veuille faire ce métier pour me réparer et qu'en plus ils se servent de ça pour me destabiliser.
Si ça peut te rassurer j'ai passer l'oral il y a quelque semaines. En aucun cas nous n'avons abordé le sujet sauf à un moment où j'ai du évoqué un séjour à l'hopital pour pas qu'il n'y ait d'incohérence dans mon discours. Mais il ne se sont pas arrêté la-dessus. Je crois que c'est vraiment à toi d'amener la discussion là où tu veux l'amener. Et puis le jury -surtout un jury d'éducs- est conscient que pour personne c'est tout beau tout rose.
Mon oral c'est très bien passé et j'ai eu 16/20.
Comme toi j'ai eu une enfance difficile.
Ayant été suivi par des éducs, je me suis interrogée sur ma crédibilité à faire ce choix de métier.
Un éducs m'a alors dit: "Les professeurs d'aujourd'hui ont été élèves hier, et même cancres parfois. Sont-ils pour autant, incapables d'enseigner?"
Personellement, mon envie de faire cette profession m'est venu le jour où mon éducatrice m'a parlé de son métier. Pendant des heures nous avons eu un dialogue plus que passionnant. Je pense donc que ce n'est pas pour réparer mes propres blessures que je veux faire ce métier mais plutot parce que voir ma souffrances et les souffrances des autres m'a rendu altruiste, tolérante, militante... et que j'ai trouvé en le taf d'éduc des missions, une fonction qui correspond à mes valeurs.
Néanmoins, j'ai une crainte, c'est d'être boulversée dans certaines situations des usagers qui pourraient me renvoyer à ma propre histoire.
Rien qu'en prépa, lorsque nous avons aborder le chapitre sur la maltraitance des enfants et les violences faite aux femmes, je n'étais pa forcément à l'aise. D'une part parce que ça me replongeait dans certains douloureux souvenirs,d'autre part parce que j'ai culpabilisé que de parler de ce thème en cours me donne de clés pour comprendre ma propre histoire.
Depuis quelques mois je fais un gros travail d'investigations: je perce les abscès avec mes parents, je suis suivi par un psychologue régulièrement... Cela parce que je veux me comprendre car il me semble important d'être en phase avec soi-même pour aider les autres de façon efficace.
Je pense vraiment -peut-être naïvement- que le fait d'avoir un passé difficile n'est pas incompatible avec le métier d'éduc du moment qu'aujourd'hui tu te sens forte et au clair avec tes démons.
Encore un petit truc pour te rassurer: a l'IRTS de Rennes, une enquête avait été faite par une élèves auprès des autres élèves. Je ne sais plus si la question posée était : "qu'est-ce qui vous a motivé à être éduc?", ou "avez-vous eu une enfance difficile?" mais en tout cas, il en est ressorti que une bonne partie d'entre eux avait eu une enfance difficile ou avait été placés.
Perso je connais une éduc qui m'a avoué avoir eu une enfance difficile.
Voila. J'espère que tout cela nourrira ta refléxion, à toi ou à d'autre. Si tu veux parler de tout ça plus amplement, envoie moi un e-mail debbie-j@hotmail.fr.
Je te souhaite bon courage pour tes concours.