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Mon passé est un frein pour le jury ?
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kellya
Mon passé est un frein pour le jury ?
Je dois passer mon concours d'écrit le 20 juin et si je le reussis l'oral.
Ma crainte est de savoir si je dois réellement expliquer pourquoi je veux faire cette formation.
Dois je parler de mon passé ou j'ai été victime de viol à répétition durant mon enfance et adolescence par un membre de la famille ?
j'aimerais travailler à l'ASE pour aider ces enfants placés à s'en sortir, leur donner la parole et les aider à combattre leurs souffrances mais j'ai peur que mon passé soit un frein pour le jury.
Y'a t'il des risques pour que je ne sois pas acceptée à cause de ca ?
Ma crainte est de savoir si je dois réellement expliquer pourquoi je veux faire cette formation.
Dois je parler de mon passé ou j'ai été victime de viol à répétition durant mon enfance et adolescence par un membre de la famille ?
j'aimerais travailler à l'ASE pour aider ces enfants placés à s'en sortir, leur donner la parole et les aider à combattre leurs souffrances mais j'ai peur que mon passé soit un frein pour le jury.
Y'a t'il des risques pour que je ne sois pas acceptée à cause de ca ?
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calou
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
je suis actuellement en dernière année de ME. je te conseille de ne pas parler de ton passé, c ta vie perso. t'inquiète, il y en a plus d'un dont le passé et difficile; qui ont eu un un trés bon parcours de formation. néanmoins sache que certain cours peuvent te rappeler de mauvais souvenir et il faut faire avec. retient une chose: on ne devient pas éduc par hasard.
bon courage pour la suite.
bon courage pour la suite.
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kilie
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
déjà pour le concours je pense que tu n'as pas besoin de tout dire au jury. il faut être naturelle et vraie, ne pas mentir ok, mais cela ne veut pas dire pour autant que tu dois tout dire.
réfléchis avant le 20 juin sur ce point : quelles sont les éléments de ton parcours qui peuvent être positifs pour le métier ?
et j'aimerai que tu fasses une chose :
mets-toi devant une glace, regardes toi et sans baisser les yeux, réponds à cette question :
ais-je de la distance par rapport à mon propre passé ?
car pour t'occuper d'enfants placés je pense qu'il faut
que tu sois claire envers toi-même.
et ça c'est le plus important !
si tu as travaillé sur toi-même et si tu as de la distance par rapport à ton propre passé, tu es prête pour t'occuper d'enfants placés !
parcontre devenir moniteur éducateur ne doit en aucun cas être une manière de chercher une réparation. et ça le jury peut chercher oui !
ton désir est beau !
il nous ramène à ce fameux potentiel que l'être humain porte en lui...faire des blessures une force !
car si tu deviens ME et que tu t'occupes d'enfants placés, ce sera un très beau parcours ! plein d'humanité et d'espoir !
et je pense sincèrement que le travail social a besoin de personnes portant cela en eux.
cependant fais très attention , si tu n'as pas fais ton propre parcours, si tu n'as pas assez de distance sur ta propre histoire, sur tes propres blessures, ne t'embarques pas dans le métier (en tout cas pas maintenant) ce serait dangereux ! ces enfants te renverraient trop de choses. c'est pour cela qu'il faut que tu sois claire avec toi-même.
et ce genre de chose le jury le sait parfaitement. donc il peuvent chercher à te questionner, etc..pour voir.
je ne sais si tu accepteras mes propos ou pas, mais j'ai voulu être franche avec toi.
amicalement
kilie
réfléchis avant le 20 juin sur ce point : quelles sont les éléments de ton parcours qui peuvent être positifs pour le métier ?
et j'aimerai que tu fasses une chose :
mets-toi devant une glace, regardes toi et sans baisser les yeux, réponds à cette question :
ais-je de la distance par rapport à mon propre passé ?
car pour t'occuper d'enfants placés je pense qu'il faut
que tu sois claire envers toi-même.
et ça c'est le plus important !
si tu as travaillé sur toi-même et si tu as de la distance par rapport à ton propre passé, tu es prête pour t'occuper d'enfants placés !
parcontre devenir moniteur éducateur ne doit en aucun cas être une manière de chercher une réparation. et ça le jury peut chercher oui !
ton désir est beau !
il nous ramène à ce fameux potentiel que l'être humain porte en lui...faire des blessures une force !
car si tu deviens ME et que tu t'occupes d'enfants placés, ce sera un très beau parcours ! plein d'humanité et d'espoir !
et je pense sincèrement que le travail social a besoin de personnes portant cela en eux.
cependant fais très attention , si tu n'as pas fais ton propre parcours, si tu n'as pas assez de distance sur ta propre histoire, sur tes propres blessures, ne t'embarques pas dans le métier (en tout cas pas maintenant) ce serait dangereux ! ces enfants te renverraient trop de choses. c'est pour cela qu'il faut que tu sois claire avec toi-même.
et ce genre de chose le jury le sait parfaitement. donc il peuvent chercher à te questionner, etc..pour voir.
je ne sais si tu accepteras mes propos ou pas, mais j'ai voulu être franche avec toi.
amicalement
kilie
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kellya
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Merci pour tes conseils, mais c'est aussi ce que je pense, c'est pour cette raison que j'ai suivi une psychothérapie à mes 19 ans, pour etre sure d'etre en phase avec moi et mes démons.
J'ai beaucoup hésité avant de me lancer dans le concours puis au bout de 3 ans, je peux dire que maintenant je me sens forte à venir en aide aux autres.
Faire la psychothérapie m'a aidé a me retrouver avec moi, pourvoir parler de mon passé à mon copain avec qui je vis et surtout à comprendre que tous les hommes ne sont pas des abuseurs et c'est cette expérience que je voudrais mettre à profit pour en tirer le meilleur de moi tout en separant mon histoire perso à celle de ses enfants.
Je suis consciente que se lancer dans cette formation sans avoir pris un recul peu etre nefaste dans mes actions en particulier si je tombe sur un cas comme le mien et que j'agi comme si j'agissais en mon nom sans penser a la victime.
Chaque cas est différent ainsi que chaque victime et la premiere chose que je me suis fixée si j'entrais dans ce milieu c'est d'abord d'examiner la douleur de la victime avant la mienne.
J'ai beaucoup hésité avant de me lancer dans le concours puis au bout de 3 ans, je peux dire que maintenant je me sens forte à venir en aide aux autres.
Faire la psychothérapie m'a aidé a me retrouver avec moi, pourvoir parler de mon passé à mon copain avec qui je vis et surtout à comprendre que tous les hommes ne sont pas des abuseurs et c'est cette expérience que je voudrais mettre à profit pour en tirer le meilleur de moi tout en separant mon histoire perso à celle de ses enfants.
Je suis consciente que se lancer dans cette formation sans avoir pris un recul peu etre nefaste dans mes actions en particulier si je tombe sur un cas comme le mien et que j'agi comme si j'agissais en mon nom sans penser a la victime.
Chaque cas est différent ainsi que chaque victime et la premiere chose que je me suis fixée si j'entrais dans ce milieu c'est d'abord d'examiner la douleur de la victime avant la mienne.
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sandrine
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Salut, non je ne te conseillerai pas de parler de ta vie privé, d'une cela ne leur regarde pas, de deux, ils risque de te juger trop fragile et de mettre comme tu dis "un frein".
Bonne continuation et courage pour les examens !

Bonne continuation et courage pour les examens !
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xav
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
salut !
A mon avis, tout dépend où t'en es par rapport à ton vécu et aussi et surtout pourquoi tu veux faire ce métier là. Apparemment il y a justement une forte corrélation entre les deux et tu risques fortement d'aller au casse pipe dans ce métier, au delas même du concours. C'est justement parce que tu as vécu des élémts tragiques que tu veux faire un travail précis en tant qu'éduc. Pour faire un peut schématique tu semble être dans se que l'on peut appeler la réparation.
Tu parles de victime auxquelles bien sur tu risques de t'identifier et c'est normal. Pense aussi aux personnes accusées avec qui tu vas devoir travailler.
Le concours n'est qu'une porte d'entrée à un métier qui est souvent très dur au niveau personnel. Bien sur ce fichu concours est important mais réfléchi aussi sur la réalité que tu vas rencontrer pdt les stages et par la suite.
A mon avis, tout dépend où t'en es par rapport à ton vécu et aussi et surtout pourquoi tu veux faire ce métier là. Apparemment il y a justement une forte corrélation entre les deux et tu risques fortement d'aller au casse pipe dans ce métier, au delas même du concours. C'est justement parce que tu as vécu des élémts tragiques que tu veux faire un travail précis en tant qu'éduc. Pour faire un peut schématique tu semble être dans se que l'on peut appeler la réparation.
Tu parles de victime auxquelles bien sur tu risques de t'identifier et c'est normal. Pense aussi aux personnes accusées avec qui tu vas devoir travailler.
Le concours n'est qu'une porte d'entrée à un métier qui est souvent très dur au niveau personnel. Bien sur ce fichu concours est important mais réfléchi aussi sur la réalité que tu vas rencontrer pdt les stages et par la suite.
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alice
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
bonjour kellya
il est clair que chacun d'entre nous a des bonnes raisons de vouloir se lancer dans cette voie. je pense qu'il ne vaut mieux par leur parler de ton vécu.
Du moins, tu ne dois surtt pas leur dire qu'en raison de ce que tu as vécu , tu veux maintenant, aider les enfants pour réparer en toi qqch qui a été brisé.
on ne fait pas se métier pour réparer ou soulager les souffrances qui nous ont été infligés. et ce métier ne doit pas etre vécu comme une thérapie!!
c'est à coup sur se livrer à un échec pour toi et pour ceux dont tu as la charge.
il faut être réaliste , les travailleurs sociaux ne sont pas de héros.
il est clair que chacun d'entre nous a des bonnes raisons de vouloir se lancer dans cette voie. je pense qu'il ne vaut mieux par leur parler de ton vécu.
Du moins, tu ne dois surtt pas leur dire qu'en raison de ce que tu as vécu , tu veux maintenant, aider les enfants pour réparer en toi qqch qui a été brisé.
on ne fait pas se métier pour réparer ou soulager les souffrances qui nous ont été infligés. et ce métier ne doit pas etre vécu comme une thérapie!!
c'est à coup sur se livrer à un échec pour toi et pour ceux dont tu as la charge.
il faut être réaliste , les travailleurs sociaux ne sont pas de héros.
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peggy
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
bonjour
ne leur parle pas de ton passe, j ai passe mon oral dernierment et j ai eu aussi une enfance difficile, j ai plutot devier et je leur ai raconte ce qui me sembler le plus important mes motivations, mon experience professionnelle ainsi que mon stage que j ai realise recement!
sinon il s m ont plus questionner sur des situations reels , l actualité et de voir ma determination!
finalement ils m ont pas trop parle de mon enfance puisse que j ai pris les devants! bon courage.
ne leur parle pas de ton passe, j ai passe mon oral dernierment et j ai eu aussi une enfance difficile, j ai plutot devier et je leur ai raconte ce qui me sembler le plus important mes motivations, mon experience professionnelle ainsi que mon stage que j ai realise recement!
sinon il s m ont plus questionner sur des situations reels , l actualité et de voir ma determination!
finalement ils m ont pas trop parle de mon enfance puisse que j ai pris les devants! bon courage.
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daniel
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
bonjour,
il me semble que le fait de parler de son passé serait peut-être (et cela n'engage que moi) un peu déplacé lors d'un entretien pour l'admission à un concours d'entrée en formation pour le social. en effet, ta souffrance ne doit probablement pas être ta motivation, plutôt ton moteur. quand à travailler avec le public concerné par cette souffrance, la question de la distance me semble judicieuse. Mon conseil en tant que pro (éduc depuis pas mal de temps maintenant) serait de ne pas être dans le sauvetage des usagers. il ne s'agit pas de les aider à combler un manque, rattraper des choses ou du temps, mais bel et bien d'apprendre à vivre avec la souffrance, la domestiquer en quelque sorte puisqu'elle fait partie de l'individu (de son histoire, de sa construction, et le conditionne dans son rapport à lui et aux autres). Le jury pourrait penser que peut-être malgré une psychothérapie, un travail sur soi, le problème est encore trop présent, la question trop sensible. alors biensûr on n'oublie pas, on s'accomode, et c'est justement des choses positives qui sont advenues grâce à ça dont il faut parler. oriente la conversation, soit dans la maîtrise.
sans vouloir être trop pompeux, ou rabat-joie, ou je ne sais quoi d'autre, et surtout sans vouloir te démoraliser, je te souhaite une bonne continuation.
il me semble que le fait de parler de son passé serait peut-être (et cela n'engage que moi) un peu déplacé lors d'un entretien pour l'admission à un concours d'entrée en formation pour le social. en effet, ta souffrance ne doit probablement pas être ta motivation, plutôt ton moteur. quand à travailler avec le public concerné par cette souffrance, la question de la distance me semble judicieuse. Mon conseil en tant que pro (éduc depuis pas mal de temps maintenant) serait de ne pas être dans le sauvetage des usagers. il ne s'agit pas de les aider à combler un manque, rattraper des choses ou du temps, mais bel et bien d'apprendre à vivre avec la souffrance, la domestiquer en quelque sorte puisqu'elle fait partie de l'individu (de son histoire, de sa construction, et le conditionne dans son rapport à lui et aux autres). Le jury pourrait penser que peut-être malgré une psychothérapie, un travail sur soi, le problème est encore trop présent, la question trop sensible. alors biensûr on n'oublie pas, on s'accomode, et c'est justement des choses positives qui sont advenues grâce à ça dont il faut parler. oriente la conversation, soit dans la maîtrise.
sans vouloir être trop pompeux, ou rabat-joie, ou je ne sais quoi d'autre, et surtout sans vouloir te démoraliser, je te souhaite une bonne continuation.
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cricri
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
je me suis posé la même question que toi quand j'ai passé le concours il y a deux ans. Je n'ai pas la même histoire que toi. Moi, j'ai un frère polyhandicapé, ce qui a eu des conséquences importantes sur ma construction et ma vie et qui a certainement contribué à mon choix de métier. J'ai tout comme toi suivi une thérapie (8 ans) avant de me lancer dans le métier pour être prête, pour mieux me connaître et surtout pour ne pas me lancer dans ce métier pour en souffrir ou faire souffrir les autres. J'ai donc choisi lors de l'oral du concours de ne pas faire état de mon histoire, j'ai contourné le problème. De toute manière comme l'ont si bien dit nos collègues, notre histoire personnelle ne regarde que nous et je te conseille de ne pas trop en parler au risque d'être stigmatisée. Car n'oublies pas que même si tu travailles dans le social, les gens autour de toi (les éducateurs) sont des personnes comme les autres. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il ne faut pas, même lors de la formation, trop en dire sur ta vie privée, crois-en mon expérience. De toute manière dans la vie professionnelle, il faut savoir se protéger et choisir les personnes à qui on se confie. J'espère que tu vas réussir ton concours et que tu vas t'épanouir dans ce métier qui est extraordinaire. Bon courage.