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Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:22
par merci Google !
Des effets du dressage au sommeil solitaire
Le parallèle me semble évident entre le pourcentage élevé d'adultes qui, en France, souffrent de troubles d'endormissement et/ou de troubles du sommeil, les obligeant à recourir à l'emploi de sédatifs, somnifères et autres hypnotiques, et l'approche culturelle du sommeil des bébés qui est la nôtre. Depuis plusieurs générations déjà, nous obligeons nos enfants non seulement à dormir seuls, mais aussi bien souvent à s'endormir seuls (avec l'aide de doudous, lampes musicales et autres mobiles par exemple), et exigeons d'eux qu'ils ne nous réveillent pas la nuit lorsqu'eux se réveillent (comme s'ils le faisaient exprès pour nous être désagréables), quitte à le leur faire comprendre en restant indifférent à leurs pleurs... Que peut ressentir un bébé dont les pleurs sont ignorés ? L'abandon sans doute, ce qui est justement sa plus grande peur à cet âge. Il semble que nombre d'entre nous aient préféré enfouir très profondément le traumatisme engendré par un tel vécu pour être aussi incapable de le re(-)ssentir une fois devenu parent...
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:26
par merci Google !
Qu’il dorme ou non avec vous dans votre chambre, n’oubliez pas que pendant, au moins, les trois premiers mois de sa vie, le bébé a besoin d’une relation privilégiée avec sa mère, d’être contre elle, d’être porté. Il a besoin de son odeur, du contact de sa peau, de sa voix. On appelle ça « le peau à peau ». En Colombie, les bébés prématurés ne sont pas mis en couveuse. On place le bébé sur le ventre et les seins de sa maman à l’aide de bandelettes et elle vit avec lui, contre elle, toute la journée. Quand il s’agit de jumeaux, on en place un sur la mère et l’autre sur le torse du père et on inverse chaque jour pour que chaque enfant profite de l’un et de l’autre. Les résultats sont spectaculaires.
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:41
par ma
bonsoir,
je n'ai pas dit que le co sleeping est un acte éducatif !
j'ai dit : "...c'est réfléchi et posé comme acte soit éducatif soit traditionnel..." que ce soit en orient et ailleurs (par opposition à l'occident) je parle de la famille qui éduque son enfant et qui ne le dresse pas à dormir seul comme on peut apprendre au chien à dormir dans son panier (je caricature exprès).
c'est en terme de vision différente de l'éducation des enfants d'une société à l'autre que je parlais d'acte posé comme éducatif ou traditionnel.
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:48
par merci Google !
Notre tentative d'explication de la mort subite du nourrisson pouvait être envisagée suivant une double articulation d'une conjonction que nous voulons présenter aujourd'hui encore :
1) Il faut tout d'abord dire que le cerveau est extrêmement stimulé intrinsèquement, indépendamment des influences extérieures. Ces stimulations se traduisent en tracés que nous visualisons grâce à l'électroencéphalogramme (EEG), même lorsque le sujet dort. Ses paupières battent et l'on perçoit des saccades plus ou moins violentes dans les membres. On doit rajouter qu'un chercheur de l'INSERM (Unité U3 Pitié Salpétrière), Joëlle Adrien (1), consulté préalablement à ce colloque, avait proposé, dès 1985, d'appeler le sommeil agité du bébé : " sommeil sismique du nouveau-né ". Elle voulait de ce fait insister sur les déflagrations énergétiques qui s'animaient lors du sommeil du nouveau-né et du nourrisson. Et nous savons que le bébé dort 90 % de son temps pour se réguler progressivement, ce qui veut dire que pratiquement il est constamment sous l'influence de ce séisme. D'ailleurs, on observe que certains bébés peuvent présenter un sommeil extrêmement agité sans souffrir d'anomalie pour autant. Cette phase agitée, plus réduite que pour le nouveau-né, est également repérée dans le sommeil de l'adulte. Elle est appelée phase de sommeil " paradoxal ". Nous avons pensé que ce stress inné (normal !) auto-produit intrinsèquement par le cerveau, l'enfant pouvait le ressentir également émotionnellement et en garder la mémoire. Nous avons également pensé que la mémorisation de ces "stress" innés liés à une sorte de majoration par sommation des énergies de vitalité neuronique lors du sommeil agité (ou sismique) pouvait se conjuguer à des sensations stressantes acquises liées à la peur du bébé de se retrouver seul, dans le noir, soumis à une sorte de "chaos" énergétique intérieur endogène du fait d'absence de régulation environnementale (les enfants dorment isolés de leurs parents surtout en métropole, ce qui n'est pas le cas en Afrique). La mort surviendrait pour mettre fin au stress de trop de vie, le cerveau est embrasé, la demande alimentaire des neurones accélère le c½ur et les poumons, la peau dégage de la sueur du fait de l'excès de température crânienne et la mort peut survenir. D'ailleurs la définition du stress est proche de cette description, c'est : toute demande faite à l'organisme. Et cette demande serait excessive par rapport aux possibilités organiques encore immatures et psychologiques encore faibles du bébé qui présenterait des difficultés pour y faire face.
Il est intéressant de relever que dormir avec son enfant en bas âge est appelé actuellement aux USA le " co-sleeping ". On peut penser que cela procède d'une régulation intuitive et spontanée des parents, en quelque sorte liée au "bon sens".
Le co-sleeping deviendrait-il une nouvelle norme, pratique dont les mères africaines semblent s'être aguerries depuis longtemps.
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:52
par merci Google !
http://cododo.free.fr/comportement/allaitement.htm
Au niveau des sociétés humaines, il est assez simple de démontrer que les tétées nocturnes ont été de tout temps favorisées par une grande proximité entre la mère et son bébé. La mère qui allaite dort avec son bébé et cet arrangement est très certainement présenté comme un comportement normal par l’ensemble de la société. C’était le cas dans les pays européens il y a peu de temps encore, comme en témoignent les lit-estrade, lit-clos et autres systèmes de couchage utilisés pour se protéger du froid (Dibie, 2000). Des études ont montré qu’en dehors des pays occidentaux, les tétées nocturnes sont de nos jours fréquentes, y compris après six mois, et que les mères donnent le sein très facilement puisque leur enfant dort à leurs côtés. Par exemple, le nombre moyen de tétées nocturnes pour des bébés âgés entre 6 et 12 mois au Ghana (Afrique) est de 4 (Lartey, 1999). Les mères algériennes endorment leur bébé en leur donnant le sein (Bouabdallah, 1989). Nelson a ainsi montré que la proximité mère-bébé (celui-ci ayant trois mois au cours de cette étude) était très répandue (Nelson, 2001), et la littérature ethnographique regorge d’illustrations abondant dans ce sens[4] (Nelson, 2000).
Les observations effectuées par des anthropologues et déjà évoquées ici ne concernent que les tétées diurnes : il était sans doute difficile pour l’observateur de rester au chevet de la mère et de son bébé, le chronomètre à la main. Mais dans toutes ces descriptions, l’auteur mentionne que la mère dort avec son bébé, et que les tétées sont nombreuses la nuit d’après le témoignage des mères.
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:55
par céline
Je pense qu'en tant que professionnels de la petite enfance nous avons intérêt à faire très attention aux grands courants de puériculture qui nous sont posés comme des vérités absolues (le coté néfaste du co-sleeping en est un exemple très parlant). Il me semble primordial de réintérroger ces grandes véritées car elles sont loin d'être très pertinentes quand on y regarde de plus près.
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 21:57
par Bel
Après toutes ces belles théories de "merci google", je voudrais apporter mon témoignage de maman: ma fille ne dormait pas une nuit entière jusque l'âge de 3 ans 1/2 et souvent elle finissait dans notre lit lorsque j'étais épuisée de me lever. la visite d'un neuveu qui a dormi chez nous durant 2 mois, dans la chambre de la petite, nous a obligé à la prendre dans notre chambre, mais sur un matelas à part, pas dans notre lit: nous n'avons jamais aussi bien dormi qu'à cete période là!
Aujourd'hui elle dors dans son lit, sa chambre et tout va bien!
Pour moi c'est au cas par cas, en tant que mère on fait comme on peut au moment où on le fait, y'a pas de recettes...et puis Freud disait à une mère qui lui demandait ce qu'elle devait faire: "Faites, de toutes façons vous ferez mal!"
Bel
Re: co-sleeping
Publié : 22 nov. 2005 23:00
par voila
c'est quoi le retour au baba cool
moi j'ai deux filles
que j'ai allaitter jusque cinq mois
pour qui je me suis levée la nuit tétées soit dans le lit parental soit dans un autre grand lit mais après un petit calin chacun chez soi
je ne pense pas que mon conjoint aurait aprécier que je quitte le lit conjugal
et elles dorment bien toutes les deux
au moins douze heures par nuit
et puis arrêtons les generalités
il n'y a pas que ca pour mettre en place des habitudes de someil
un enfant rassuré et en pleine forme dort très bien...
on a surtout besoin d'équilibre (alimetation activité , esprit libre...) pour avoir un bon someil...
Re: co-sleeping
Publié : 23 nov. 2005 09:50
par mercredhi
Moi je dis attention aux normes et aux jugements intenpestifs qu'ils soient pour le co-sleeping ou non ! :warning!:
Il n'y a que des situations particulières et ériger des normes peut être dangereux : y'a qu'à voir les dégats des modes sur l'allaitement...
Re: co-sleeping
Publié : 23 nov. 2005 10:30
par ma
bonjour
je ne vois pas le rapport avec le baba cool

:hein?:
Si j'ai BIEN lu les articles recueillis par Merci Google, je n'y vois AUCUNE généralités au contraire !!! il y figure le plus souvent une grande ouverture d'esprit que notre société occidentale nous a bien rétrécie avec ses théories hygiénisteS et "égoïstes" car finalement même en France on dormait avec nos enfants il n'y a pas si longtemps.
pour les mères, rendez vous dans quelques années pour savoir qui de nos enfants a des problèmes d'endormissement et de sommeil à l'âge adulte (je plaisante :mdr!: )