Bon, bon, bon... Faisant partie des gens qui ont eu le douteux privilège de négocier avec Marie-Joëlle Gorisse (responsable de la mise en oeuvre de la réforme du DEASS à la DGAS) le rattrapage "exceptionnel" de 2007, je vous retransmet le lien vers les documents élaborés à cette époque.
http://petiteleve.free.fr/social/docume ... 007_v3.zip
Sinon, quelques remarques un peu en vrac :
Depuis, il y a eu une évolution qui faisait partie des idées avancées : l'introduction d'une part de contrôle continu dans le DC2.
L'opacité des jurys pleiniers et l'arbitraire des rattrapages n'a pas bougé d'un iota.
La piste des compensations entre DCs est totalement froide : la justification n°1 de cette réforme c'est la possibilité de passer le DE en VAE, donc par exemple de panacher des modules validés par l'expérience et d'autres acquis en formation initiale. D'où l'étanchéité totale des modules entre eux. Franchement, pas la peine de perdre 30 secondes à vouloir discuter là-dessus avec la DGAS, ça ne pourrait que vous décrédibiliser.
Pas vraiment la peine de mélanger ces revendications avec celles de la reconnaissance BAC+3, c'est complètement autre chose et ça ne dépend même pas des mêmes décideurs.
Une piste au contraire très riche et qui n'a pas encore à ma connaissance été pleinement exploitée, c'est justement la comparaison avec les critères d'obtention des DCs en VAE. Il y a dans l'archive des éléments d'argumentation là-dessus qui méritent à mon avis qu'on s'y penche.
Pour ce qui est du matériau à récolter pour présenter une analyse "crédible" aux technocrates de la DGAS, je vous conseille fortement de demander à des membres de jurys de vous communiquer les docs de formation et de présentation de la réforme aux examinateurs, de témoigner des conditions du déroulmement des jurys, et aussi d'interroger les rescapés des deux dernières années.
Pour flater un peu mon narcissisme, je donnerais juste mes notes du DC1.
1er passage : 12 à l'écrit et 4,5 à l'oral (notez que c'était précis au 1/2 point, la gifle en plein dans la face).
2ème passage : 15 à l'écrit, 20 à l'oral.
Entre les deux, vous n'aurez aucun mal à imaginer la faiblesse de ma remise en question fondamentale. Tout juste m'étais-je résigné à éradiquer toute trace d'humour de mes écrits et à saupoudrer le mémoire de témoignages plus ou moins reconstitués, ce qu'on m'a d'ailleurs reproché lors du deuxième passage (vous exemples affaiblissent le caractère général de votre analyse).
Même en passant des concours d'ingénieurs 15 ans plus tôt je n'avais jamais eu l'occasion de multiplier ma note par 5

.
Si vous avez la patience de déterrer des posts du forum de l'ANAS (chercher "Pierre Berger" comme auteur), vous aurez parmi mes ratiocinations et autres échanges d'invectives plus ou moins pimentées d'humour (denrée ô combien rare et précieuse dans ce milieu, d'ailleurs) quelques autres éléments d'analyse qui tentent d'expliquer pourquoi la forme des épreuves fait passer, avec le même comportement global des jurys, d'environ 10% d'échecs à environ 30% (attention c'est des statistiques, ça pique les yeux. Mais je ne suis peut-être pas le seul technicien reconverti au social ?

).
Sinon je suis tout disposé à discuter électroniquement ou devant un picon-bière (pour ceux qui ne sont pas trop loin de Paris) de ce triste sujet.
Je ne vous mentirai pas sur vos chances de survie...Mais vous avez ma sympathie (le premier qui trouve l'orignine de cette citation gagne le droit de rejouer)