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Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 04 févr. 2009 20:01
par Cosette
Je veux bien que tu te "rattache" à moi Franck et même chez moi ;)

Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 05 févr. 2009 06:57
par franck
Ma chère "Cosette", je suis dans un certain sens, bien misérable mais ni votre "Marius" et encore moins "Jean Valjean" (c'est plutôt lui qui est bienveillant envers Cosette..)...^^
Après, il est certain que si vous êtes dans la capacité de m'apporter un soutien plus que moral et sérieux, je me verrais bien mal refusé votre proposition dans la situation dans laquelle je suis actuellement...
Cordialement^^

Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 07 févr. 2009 02:21
par MIMImoi
Salut S'il est vrai que les jeunes restent une tranches de la population qui semble exclus des dispositif d'aide et d'insertion, il ne faut pas oublier qu'il existe des missions locales, des PAIO, chargés de l'accompagnement et du suivi des jeunes de 16 à 26 ans.
De plus, chaque département dispose, en fonction de ses aspirations politiques,des dipositif propres au soutien des jeune. C'est vrai, ca peut paraitre miminum, mais c'a existe. Sans doute qu'il faudrait plus. Mais pour moi qui travaille avec des bénéficaires du RMI, c'est vraiment pas une solution.

Enfin, permet moi une petite reflexion, Franck comment as tu acces à internet?

Bonne soirée à tous

Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 08 févr. 2009 02:18
par franck
Je prends note de ton orientation, il est vrai que je ne connaissais que de nom seulement les missions locales et assimilés PAIO, mais je n'avais jamais fais le pas d'y franchir la porte. Je pensais à tort qu'ils ne s'adressaient seulement à un public descolarisé ou tout juste sortie du systéme scolaire, en tout cas pas à un public en grande difficulté tel que des sans abris... Et je viens suite à la lecture de ton message, de découvrir un rapport sur ces organismes faisant état des publics concernés et des aides proposés collant avec ma situation...
Je souligne par ailleur, qu'un entretient avec une assistante sociale d'une association parisienne pour jeunes en grande précarité, n'avait fait échos à aucun de ces organismes... Avec toute la bonne foi qu'elle présentait, à part un échange de bons mots, à vrai dire, elle ne m'a pas été d'un grand soutien, en tout cas pas celui espérer...

Enfin, ta question sur "mon" accés à internet me semble presque couvert d'étonnement...^^
Dans les faits, je me connecte tout simplement via un cyber, ouvert 24/24. Ca peut paraître un "luxe" pour un sdf, mais ça à le mérite de me tenir au chaud et dans des fauteuils bien confortables mêmê si ça n'apporte pas le repos d'un bon lit douillet... et aussi me permet de rester connecter au monde, virtuel, certe...
15euros les 10heures de connexions, en gérant bien le forfait ça peux me faire passer quatres bouts de nuits à l'abri. Je ne connais pas encore d'hotel moins chères...
La gare fermant à 1h30 et ouvrant vers 4h30, souvent bien avant, avec le temps de déplacement, le compte est bon...^^
Puis outre la gare et ces salles d'attentes, il y a aussi le mac do et les bibliothéques pour combler le temps chaudement...
Je remarque de plus, que dans ces lieux de passage pour la plupart, j'y croise quotidiennement presque les même personnes, aux même places, à des heures de "fixation" improbables...^^
Aussi, ton questionnement se poursuivant, tu peux te demander comment dans ma situation je puisse m'offrir ce "bien être".
Bien n'ayant pas de dons particuliers, pour le chant, un instrument ou le dessein, n'ayant non plus l'humanité pour faire la manche, je me débrouille, par quelques petits larcins et combines de rues...
Rien de très méchant, encore moins de glorieux, bien au contraire, je sais et j'espere même parfois me faire prendre.
D'abord parceque je pense qu'on n'échappe pas à la justice d'ici et/ou de l'au delà.
Puis, je me dis peut être absurdemment que je serais mieux enfermé et que par la force des choses je ne pourrais plus nuire à la société...
Outre ces larcins, il y a aussi les "rencontres" des hall de gares. Cette fois-ci, je parle, des hommes seuls, homos, en recherchent de la proie facile... Toutes en très bonnes situations; un journaliste, un fonctionnaire d'Etat, un rentier... Tous dans le même besoin, à la recherche du petit jeune esseulé qui pourrait combler leur solitude sentimental du soir et plus si affinités...
Bref, moi, en revanche, n'attendant rien en retour de sentimental, je me rattrappe par d'autres demandes... Lesquels par exemple me permettent de financer ma connexion actuelle et d'échanger avec vous, en longueur et en étalage, mais, vous m'en excuserez par avance...^^
A part à des inconnus, à qui je pourrais raconter cela...??^^

Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 08 févr. 2009 10:34
par AS
Pour le CIVIS c'est auprès de la mission locale qu'il faut se renseigner...
Ce dispositif me paraît être bon pour toi étant donné que tu souhaite travailler ton insertion professionnelle.
Bon courage pour la suite.

Re: une majorité juridique à 18ans, une majorité sociale à 25ans...

Publié : 08 févr. 2009 13:55
par Virginie
Lorsque la gauche a créé le RMI, ils ont limité l'âge minimum à 25 ans, en référence à l'obligation alimentaire et également parce qu'ils craignaient que les jeunes s'installent très vite ds un système d'assistanat.
Maintenant, concrètement, la situation peut être parfois très critique, car, effectivement pour les jeunes en rupture familiale, les jeunes sortant de l'ASE ou ceux dt les parents sont décédés, bien sur, il existe le CIVIS (300 € par mois!)ouha le pérou!!! Il me parait difficile de s'investir dans une insertion professionnelle lorsqu'on ne sait même pas où on va pioter! J'ai rencontré un jeune de 19, par exemple, dt le père était décédé (sachant que sa mère était décédée qques années plus tôt), j'avais honte de lui renvoyer qu'il fallait qu'il trouve du travail au plus vite car nous avons obtenu des bouts de chandelles pour payer quelques factures, mais ça ne suffisait pas...Je pense que le bénéfice du RMI lui aurait permis d'avoir un peu de temps pour faire son deuil...J'aurais d'autres exemples...
Pour répondre à "le travail vous connaissez", j'ai, pour ma part, bénéficié du RMI après l'obtention de mon diplôme d'AS, durant 2 mois, cela ne m'a pas empêché de rester fraîche et dispo!!!ça m'a dépanné, ça sert à ça le RMI.
Alors, oui j'informe les jeunes sur l'obligation alimentaire et le fait qu'ils peuvent "contraindre" leur parents à verser une pension alimentaire (enfin, pour ceux qui ont les moyens), mais il est difficile pour un jeune de se dire, mes relations avec mes parents sont tendues, avec cette démarche, nous allons atteindre un point de non retour ; bien sûr, je considère que les parents doivent assumer leur responsabilité, mais poursuivre ses parents en justice c'est une démarche très difficile, même pour un enfant qui a été confié à l'ASE . N'oublions pas l'empathie...