Re: VAE : réelle qualification ou diplôme au rabais ?
Publié : 28 juil. 2005 14:07
faut pas se bousculer la VAE pour accèder au DE d'ES demeure encore un sujet d'étude du ministère .lire le CR sur le site du ministère ,( social.gouv.fr) tapez VAE dans la fenêtre recherche .JUSTE QUELQUES réflèxions à propos d'un diplôme quelqu'il soit ; CAP de boulanger ou DEES : Ce n'est que la clé pour ouvrir la porte qui donne sur un vaste champ d'expèriences à vivre , donc à comprendre et à perfectionner quotidiennement .Or le champ du médico-social est tellement vaste , que pour le parcourir , et je ne dis pas le comprendre ...Une vie professionnelle ne suffit pas . La formation et l'examen servent juste à savoir si le candidat sait utiliser une bonne clé .Elle est propre à chacun et forgée par lui .Car c'est un mélange de savoir faire et de savoir être,communicable mais non transmissible. Pour la suite c'est l'affaire de chacun ...de se poser de temps à autre la question
ourquoi ai -je voulu faire ce boulot ? pourquoi je continue ? Et qu'est ce que je fais pour que chaque jour soit différent , en considérant les événements et les jeunes d'un regard neuf .En un mot de me débarasser de préjugés et de certitudes qui ne demandent qu'à s'installer pour ( hélas )ma compréhension des choses . ET tout celà ne peut s'apprendre en IRTS. Car DOUTER ce n'est pas qu'un devoir à faire sur table en 3 heures en rédigeant des poncifs éculés.C'est une façon d'être que l'on posséde dès l'enfance , ou que l'on adopte par la suite , ou que souvent l'on rejette car trop dérangeante pour soi -même. Beaucoup de collégues continuent ainsi ce métier par habitude et sont devenus , enfermés par leur besoin de certitudes ,stériles dans la relation à l'autre .Le drame est qu'ils ne s'en rendent pas compte. Avec le temps l'autre leur est devenu étranger et sa souffrance ou son simple mal-être leur devient insupportable et les indispose. Dorénavent pour s'en sortir ils ne songent plus qu'à devenir Directeur ou CSE ..jetant ainsi aux orties leur vocation initiale qui était "vivre et faire avec" les jeunes pour modifier par l'exemple quotidien le cours d'un destin mal barré. Alors pourquoi pas la VAE pour celles et ceux qui s'en ressentent ? . L'essentiel n'est pas là comme dirait l'abbé Pierre. L'essentiel c'est de vouloir ici et maintenant s'y coltiner et d'en comprendre les raisons . Cela échappe à tout savoir universitaire. Car c'est de l'humain qu'il s'agit , dont on vit , et que l'on cause .Et ce dernier n'est pas réductible à des abstractions théoriques qui ne sont que moyens et non finalité.