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carences affectives/déficiences.

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Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 03 avr. 2011 16:49

Déjà il faut comprendre que outre la question "est-ce que la carence affective peut entrainer une DI", il faut aussi se demander "est-ce que la DI peut entrainer la carence affective". Vivre avec un enfant lourdement déficient mental ne favorise pas vraiment les échanges affectifs et la construction d'une relation solide entre parents et enfants.
Ensuite, pour qu'il y ait orientation MDPH (vers IME ou simplement demande d'AVS pour l'école) il faut, normalement, qu'il y ait un diagnostic mécical. Donc oui, constat d'un handicap par un médecin. Mais si le problème est "seulement" une carence affective, je ne vois pas vraiment pourquoi ça justifierait une sortie du milieu ordinaire. Le problème est qu'on a tendance à tout mélanger en CLIS ou ITEP ou IME, des enfants en rupture sociale et familiale avec des déficients intellectuels par exemple. Dès qu'un gamin a des soucis quels qu'ils soient le système l'évacue sans trop se poser de questions.

Côté prise en charge, s'il y a un réel déficit cognitif, il faut s'en occuper avec des prises en charges axées sur le développement cognitif, comme ça existe pour l'autisme ou la trisomie 21. Et évidemment s'il y a carence affective il faut essayer de la résoudre comme vous le disiez, de façon à redonner à l'enfant le gout de l'apprentissage et d'aller de l'avant; s'il n'a envie de rien il n'apprendra rien. Ce sont des problèmes à traiter chacun de façon adaptée, c'est tout. Mais ne pas croire que résoudre le problème affectif va miraculeusement faire disparaitre un déficit de QI.

ohpfoulala

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par ohpfoulala » 03 avr. 2011 18:12

Bon, dans ta première phrase, c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, et là, point de solution...
Sauf que, je sais, je me répète, il ne s'agit pas de déficience lourde justement. Quand il y a déficience lourde, cette question ne m'interroge pas. Parce que c'est "plus évident", parce qu'il peut y avoir un lien un peu plus profond.

Et bien justement, c'est la question qui m'interroge, est-ce qu'il peut y avoir "seulement" une carence affective, qu'est-ce qu'elle peut entrainer cette carence, quel(s) "symptômes" peut-elle développer? Et est-ce qu'une DI peut être un de ces symptômes?
Le truc, comme tu disais, c'est qu'il faut un avis médical pour entrer dans ces institutions, donc, si avis médical il y a pour un enfant qui présente entre autre, des carences affectives, est-ce que ces carences ont un lien avec le reste?

Par contre, entièrement d'accord avec ta remarque sur les enfants qui ont des soucis et que le système évacue.

Pour ton dernier paragraphe, non pas miraculeusement faire disparaître un déficit de QI, mais remettre un schéma de vie suffisament vertueux de confiance en soi...etc...Et donc non pas un déficit mais combler par le reste...Ce qui peut permettre une vie en milieu non protégé.

morgane

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par morgane » 03 avr. 2011 20:48

"Je n'affirme pas qu'il y a aucun lien entre déficience intellectuelle et carence affective. J'affirme qu'il n'y a aucune preuve scientifique de lien. Donc il n'y a pas plus raison, à l'heure actuelle, de croire en un tel lien, que de croire par exemple en un lien entre DI et les phases de la lune ou le thème astral de la personne."

donc : aucune preuve de l'existance de Dieu = on a pa besoin d'en parler !

Moi aussi je pense que tu as souffert des dire des autre. Ce n'est pas une raison pour camper sur tes positions et envoyer "peter" tout le monde ! (en autre les éducateurs) Tu as peut être eu des différents avec des personnnes exercant ce métier mais ne généralise pas. Je ne suis pas forcément d'accord avec tes opinion et pourtant je les respectes !

En autre, je n'ai jamais dit que l'on devait séparer un enfant de sa famille lorsqu'il y avait des difficultés. Encore une fois tu interprete !

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 04 avr. 2011 08:44

ohpfoulala
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Pourquoi serait-ce plus "évident" pour une déficience lourde ou légère ? Au nom de quoi incriminez vous le role des parents pour une DI légère et pas aussi tant que vous y etes pour une DI lourde ?

Morgane
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Aucune preuve de l'existence de Dieu: tout à fait, donc cette considération n'a pas à entrer en ligne de compte pour prendre en chyarge un enfant DI. Ainsi, un exorcisme n'est pas conseillé pour prendre en charge une DI. Je suis sérieux: il y a des pays ou des époques ou les enfants déficients sont considérés comme possédés...

A toutes les deux: mes messages ont pour objet de vous amener à comprendre que vous devez vous méfier des "évidences". Pendant longtemps il a semblé "évident" à tout le monde que l'autisme était causé par des parents déficients. Ou qu'il fallait enfermer les sourds dans des hopitaux psychiatriques. Aujourd'hui il vous semble "évident" qu'une DI légère est causée par des parents déficients. Moi je vous dis: les évidences sont trompeuses et vous devez vous en tenir aux faits objectifs. Si vous disposez d'une donnée scientifique sérieuse sur un sujet donné, c'est une base de travail saine. Si vous disposez uniquement d'un ressenti subjectif et d'une interprétation, ce n'est PAS une base saine sur laquelle baser une prise en charge.

Tirez les enseignements des erreurs passées, c'est ce que j'essaie de vous dire.

Pour les conséquences d'une carence affective, je vous renvoie d'une part à Fombonne (1995), d'autre part aux études sur l'hospitalisme. La, oui, il y a une base de travail saine. Le reste n'est que spéculation tant hasardeuse que dangereuse.

ohpfoulala

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par ohpfoulala » 04 avr. 2011 21:41

non non non, une déficience n'est pas seulement dû à des parents déficients, mais dans CERTAINS CAS, il y a une évidence.
Parce que les déficiences légères par rapport aux autres, peuvent être pour certaines résorbées, parce que ce ne sont pas les mêmes problématiques que le DI lourd ou moyen, parce que là, sur le coup, pour les autres déficiences, il y a des données scientifiques sérieuses.

Et donc, tu ne réponds pas à mes questions, autrement...
Tout, est surtout pas la relation entre un enfant et sa carence je dirais, ne peut être quantifiable.
Bref, on tourne en rond, et ça ne fait pas avancer mon shmilblick.
Du coup, tu en reviens toujours à ce que tu connais, et ça je le conçois, sauf que ça n'est pas le sujet.

Morgane

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Morgane » 04 avr. 2011 22:16

justement : je questionne les évidences et ohpfoulala aussi puisque nous cherchons des ouvrages à lire sur ce sujet ! Maintenant merci pour les sources que tu nous as fournis !

En outre , que je parlais de Dieu se n'était pas pour evoque une possible possession ! Mais plutot pour reformuler votre equation !
en claire : si pas de preuve de l'existance d'un lien entre DI et carrences affectives alors pas besoin d'en parler!
Eh bien nan, je regrete ! Il y a des choses qui mérites qu'on s'interroge ! Meme si on a aucune preuve SCIENTIFIQUE ! C'est pas en restant sur des théories (fondées ?) que l'on va faire avancer les choses !

Pat

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pat » 05 avr. 2011 08:16

ohpfoulala
c'est incroyable ce sectarisme !
Tout d'abord, tu ne cesse de répéter que nous interprétons ou que nous sommes hors sujet alors que toi, tu pars dans tous les sens, tu pose des "diagnostics" sur tout le monde : "alors toi tu es un parent aigri, toi tu ne sais pas de quoi tu parles, etc.".
Je suis ES depuis plus de 20 ans, j'ai travaillé avec toute sorte de public, DI + ou - importantes et troubles psychiques. Mon expérience (et uniquement celle-ci me fait dire que tu rencontres ces handicaps dans tous les milieux, les familles sont toutes différentes les unes des autres, les parents sont plus ou moins névrosés, comme tout le reste de la population ! Voilà la réalité de terrain.
Tes recherches n'ont aucun intérêt à mon sens. Pa

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 05 avr. 2011 08:41


Morgane, vous etes éduc spé. Pas chercheur en psycho ou en médecine. Votre boulot n'est pas d'inventer les théories qui vous plaisent mais bien d'appliquer ce qui est validé au public dont vous avez la charge, du mieux de vos compénetences.

Vous imaginez si un médecin se mettait à prescrire des trucs au petit bonheur la chance parce qu'il essaie de "faire avancer les choses" ??? Il y a un cadre pour faire avancer les théories, ça s'appelle la recherche. En dehors de ce cadre le risque est de faire n'importe quoi, et Dieu sait qu'en France on est fort pour faire n'importe quoi avec des théories idiotes.

Parlez de ce que vous voulez avec qui vous voulez, mais en appliquant des théories sans fondement vous exposez un public fragile à des risques infondés et de votre part c'est irresponsable et à la limite de la faute professionnelle.

ohpfoulala

Re:

Message non lu par ohpfoulala » 05 avr. 2011 13:01

Pat, je n'ai fais que la même chose que toi, que de mauvaise foi!
C'était de l'ironie pour reprendre ce que tu as fais/dis...
Bref, tu peux avoir 20 ans d'expérience, les erreurs, t'en fais aussi, ce qui me rassure!

Bref, Jean Cartry l'exprime bien, je vais donc prendre son exemple à lui, on ne peut définir une carence, mais on peut examiner les conséquences.

On ne se comprend pas, et je pense qu'on ne pourra pas se comprendre sur ce sujet.
Merci de votre contribution.

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 05 avr. 2011 13:29

Vous persistez à ne pas voir plus loin que le bout de votre nez. "On peut examiner les conséquences", si vous voulez, mais commencez donc par prouver que ce que vous examinez est bien une conséquence de la carence, sinon vous ferez n'importe quoi. Mais je vois bien que je parle dans le vide: vous avez une idée préconçue dès le départ, quels que soient les arguments rationnels vous n'en démordrez pas.

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