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carences affectives/déficiences.

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ohpfoulala

carences affectives/déficiences.

Message non lu par ohpfoulala » 23 mars 2011 09:31

Bonjour!

Je suis à la recherche de documentation sur les liens entre les carences affectives et les déficiences intellectuelles.
Seulement, je ne trouve pas grand chose, pourtant, il semble évident qu'il y a un lien lorsque les déficiences ne sont pas d'ordres physiologiques, génétiques...

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 24 mars 2011 10:29

Une évidence trompeuse qui n'est étayée par rien scientifiquement. Seules les opinions de quelques théoriciens comme Maud Mannoni disent des choses comme cela, et rien ne prouve qu'ils ont raison.

Vous dites "les déficiences ne sont pas d'ordres physiologiques, génétiques." Qui vous dit que ce n'est pas le cas de toutes les déficiences intellectuelles ? Pourquoi chercher une carence affective comme cause de ces déficiences ?

Si vous ne trouvez pas de documentation dans ce sens, c'est sans doute tout simplement parce que cette idée reçue est... fausse.

moi

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par moi » 24 mars 2011 18:31

Pourtant, quand tu prends les travaux de René Spitz, Michel Lemay , ou bien de Bowlby, ils soulignent tous la possibilité que des enfants carencés peuvent être sujets à des déficiences légères.
Il est évident que toutes les personnes souffrant de déficiences n'ont pas été carencé, et que le problème est d'ordre physiologique ou génétique.
Comme il est évident que toutes les personnes carencées ne montrent pas de troubles intellectuels, ou de troubles quelconques.
Néanmoins, il y a des personnes ayant souffert de carences qui présentent des déficiences.
Si vous n'aimez pas ce terme, vous pouvez utiliser le terme "déficiences liées à l'environnement".
Est-il possible que vous expliquiez en quoi les carences n'ont aucun lien?

Youphi

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Youphi » 24 mars 2011 20:24

Certaines déficiences peuvent provenir de carences affectives.

Certaines personnes peuvent le devenir lorsqu'ils rencontrent des troubles du développement dus à une éducation troublée. Et on est en plein dans la carence affective !

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 24 mars 2011 20:54

Cette "possibilité" mériterait un étayage un peu sérieux. Par exemple une étude statistique montrant une plus forte proportion d'enfants déficients intellectuels parmi les carencés affectifs que dans la population générale. Il n'existe à ma connaissance rien de tel.

Jusque dans les années 70, 20 ans après la démonstration de l'origine génétique de la trisomie 21, on disait encore aux mères d'enfants T21 qu'elles n'avaient pas assez désiré leur enfant pendant la grossesse pour expliquer son "mongolisme"... Alors ces théories fortement accusatrices des parents, faudrait essayer de voir si elles reposent sur quelque chose ou si c'est du vent, vous ne croyez pas ?

Qu'une carence affective puisse rendre malheureux voire dépressif, je suis prêt à le croire. Déficient intellectuel, je demande qu'on me donne des preuves - à mon avis vous aurez du mal à en trouver.

Je termine en précisant que j'ai dans mes connaissances très proches, une personne carencée affectivement depuis sa plus tendre enfance. Ca l'a effectivement rendu très malheureux. Il a pourtant fait des études supérieures réussies. Alors à d'autres, ces théories fumeuses...

ohpfoulala

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par ohpfoulala » 24 mars 2011 22:11

Ah, donc, tu n'as pas lu ce que j'avais écris.
Certes, bien, mais comment peux-tu "statistiquer" (c'est la nouvelle mode tu vas me dire, ça serait dommage de ne pas faire ça!) quelque chose d'indéfinissable.
Parce que, déjà, qu'est-ce que la déficience? Comment tu vois la déficience?
Est-ce qu'une personne qui prends du retard dans l'apprentissage scolaire, sociale et affective, dans le rapport aux autres, dans le rapport avec soi, l'image de soi et qui a âge égal en "sait" moins qu'un enfant qui a grandi dans un environnement plus sain et moins carencée, est pour toi une personne déficiente?
Pourtant, ce retard existe, et cela est une déficience (déficience dans le sens, "a moins que..."), alors il peut-être comblé, et donc, dans ce cas, comment peux-tu dire que c'est physiologique ou génétique?

A toi, de me prouver en dehors d'un exemple, comme je l'ai dis, ce n'est pas une vérité, c'est la réalité pour certaines personnes et enfants, que le fait d'être carencé (et je suis d'accord, nous sommes tous carencés, mais nous ne réagissons pas tous de la même façon, ni n'avons vécu les mêmes choses)peut entrainer une déficience qui peut être réversible.

Pere Castor, remets-tu en cause le rôle maternant qui est important pour l'enfant?
Remets-tu en cause le lien mère/enfant qui peut provoquer des déficiences (qui ne sont pas lourdes) (et quand je parle mère/enfant, je devrais dire rôle maternant/enfant)?

Pourtant, toutes les carences ne sont pas des violences à proprement parler.
Tu parles également des théories fortement accusatrices des parents, je ne comprends pas, remets tu en cause le rôle fondamental des parents?
Dédouanes-tu certains parents de leur comportement?

A mon tour de te poser une question, démontres moi, hors un exemple que je peux te donner également, dans tous les sens.
Je peux te donner l'exemple d'enfants non carencés qui sont déficients, d'enfants carencés déficients et d'enfants carencés non déficients.
Donc, démontre moi que c'est fumeux...

Une dernière question, as-tu déjà travaillé avec des déficients légers?

Morgane

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Morgane » 25 mars 2011 07:44

Bonjour ,

je travail en IME avec des adolescents déficients intelectuels. J'ai lu beacoup sur "les troubles de la parentalité" (plusieurs éditions et plusieurs auteurs). Cela m'a beaucoup aidé car en effet il y a bien un lien !

Bonne lecture

Pere Castor

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Pere Castor » 25 mars 2011 08:12

OK alors je réponds point par point.

La question de départ est: "les liens entre les carences affectives et les déficiences intellectuelles".

Une déficience intellectuelle c'est clairement défini: c'est quand l'enfant passe un test de QI avec un psychologue spécialisé (K-ABC, WPPSI, WISC) et que le résultat est en-dessous de 85. On ne parle pas ici de "déficiences en général" mais de "déficience intellectuelle". Donc la déficience est très bien définie aujourd'hui. Une étude statistique pour étudier une corrélation ou pas avec les carences affectives est possible.

Quand ohpfoulala écrit: "Je peux te donner l'exemple d'enfants non carencés qui sont déficients, d'enfants carencés déficients et d'enfants carencés non déficients." C'est exactement ce que je dis: il n'y a aucune corrélation entre carence affective et déficience intellectuelle. Les deux problèmes ne sont pas liés, il faut les traiter tous les deux mais sans croire qu'en améliorant la carence affective ça va jouer sur la déficience intellectuelle... En revanche il est clair qu'un enfant non carencé sera plus heureux et donc plus disponible pour les apprentissages mais ça ne jouera pas sur ses capacités intrinsèques d'apprentissage.

Je n'ai écrit nulle part que je remets en cause le role fondamental des parents ni que je les dédouane de tout. Pourquoi cette tendance à caricaturer mes propos ? Je dis juste qu'une carence affective, ça rend malheureux, mais pas déficient intellectuel. "Morgane", tu dis "il y a bien un lien", sur quoi te bases tu pour dire cela ? Tu ne travailles qu'avec des ados déficients intellectuels, est-ce qu'ils sont TOUS carencés affectifs ??? A part des théories non démontrées par une étude statistique ou autre, qu'as tu comme preuve concrète de ce que tu dis ?

Ces théories accusatrices des parents sont un drame pour bien des familles. On constate la même chose dans le cas de l'autisme par exemple. Il y a 20 ans que des études statistiques (eh oui...) ont démontré par A+B qu'il y a autant d'autistes chez les parents maltraitants ou pathogènes ou ce que vous voulez, que dans la population générale, ce qui a démontré une bonne fois pour toutes que les parents, aussi mauvais fussent-ils, ne sont aucunement en cause dans la survenue de l'autisme de leur enfant.

Pourtant aujourd'hui encore ces théories idiotes sont avalées comme du bon pain par des jeunes éducs ou psychologues comme vous. Au final, dès qu'une famille en détresse avec un gamin autiste ou déficient intellectuel pousse la porte de votre établissement, la première pensée qui vous vient c'est "oh le pauvre gosse, je vais prendre bien soin de lui, et je vais me méfier comme la peste de ses sales parents."

Alors que les meilleures chances de progrès pour les enfants déficients résident dans une alliance thérapeutique constructive entre la famille et les professionnels, ces théories stupides et erronées dressent un mur infranchissable entre le deux, empechant toute collaboration et instaurant de la méfiance. Au final, ça, c'est extrêmement dommageable pour le développement de l'enfant. Les "pros" n'écoutent pas les parents jugés a priori pathogènes. Et c'est le gosse qui paye.

Donc, non, ces théories ne reposent sur rien. Les parents ont un rôle primordial à jouer en particulier dans le développement psycho-affectif, c'est clair. Mais pour la déficience intellectuelle, il n'y a aucun lien démontré aujourd'hui. Trouvez une étude statistique et on en reparle. Parce que dire "il y a des carencés non déficients et des non-carencés déficients" démontre précisément l'absence de lien !!!

ohpfoulala

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par ohpfoulala » 25 mars 2011 10:12

Bah non, c'est pas ça le propos.
Le propos n'est pas d'écarter les parents sont prétexte de je ne sais quoi de pathogène, mais de (re)créer du lien. Un lien qui convient mieux à l'enfant, en accompagnement les enfants et les parents, parce que justement, ils font partis de l'enfant.
Seulement, si c'est le terme déficience intellectuelle qui t'embête, je veux bien l'entendre, mais lorsque l'on regarde les causes des déficiences, et bien l'environnement est pris en compte, et qu'est-ce qu'est l'environnement d'un enfant si ce n'est sa famille?
Loin de moi l'idée de juger une famille, une mère, un père, mais il ne faut pas non plus se voiler la face.

Morgane

Re: carences affectives/déficiences.

Message non lu par Morgane » 25 mars 2011 10:55

Je n'ai jamais dit que toutes carrences affectives aboutissait à une déficience intelectuel ! tu as interpreté tous mes propos et tu t'es imaginé ma pratique profesionelle. Je travail en lien avec les parents et c'est l'un de mes soucis principaux.
Quand je dit 'il y à un lien' je veut dire par là que certaines CA conduisent à des DI. Mais pas toujours ! Je ne part nullement de théories mais d'exprérience professionel.

Ne me dit pas qu'un enfant qui pleure pendant 2 jours entier parce que sa mère ne s'en occupe pas va avoir un bon développement ! Il aurat peut etre des difficultés de communication, une depressin légère il sera peut etre autiste ou DI ! Mais je pese que c'est une problématique qui mérite d'être étudiée. En étudiant des théories "idiotes" peut être !

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