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Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 14:34
par qristal
Coucou Pierre,
Oui on peut changer! j en suis la preuve et je reviens de très loin lol.
Il y a des rencontres qui changent une vie...et des prises de consciences asset étonnantes qui peuvent faire leur chemin et qui transforment une femme.
Qristal
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 15:59
par Laura
merci merci pour tous ces posts
dommage quand même qu'il y ait quelques "réglements de compte"
mais c'est un forum et nous sommes en démocratie,bref
cependant personne ne m'a donné l'info que je cherchais à savoir des textes officiels qui pourraient valoir ce que de droit
merci
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 17:09
par myriam
Je pensais que la gueguerre était terminée :mdr!: , bah alors Seb, tu ne peux plus t'arrêter??
" Désolé mais jusqu'à present je n'etais pas d'accord avec toi mais je trouvais nos echanges bien que virulent mais nenmoins interessant là tu perds toute ta credibilité."
moi je pensais avoir perdu toute crédibiité dés le départ,
soit!
comme ce que j'affirmais était tout simplement "inadmissible".
Bref je ne suis pas parfaite, j'essai d'étre à l'écoute de mon punk de 30 mois, l'enfant roi. Moi après ton post Seb, je pensais qu'il n'en avais pas eu assez de fessées ce petit, défaut d'autorité tu disais :mdr!:
et quoi d'autres manque de respect, bah il a l'âge des bonnes tartes éh!! il a passé les 18mois.
Mais peut-être as tu raison, ton erreur a été de ne pas être assez précis dans tes declarations, et je pense qu'une telle conversation mérite plus de détails et de sérieux.
Myriam, la maman maltraitante qui vient de reperdre toute crédibilité

Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 17:22
par Lynette Lili
si si Laura je disais que j'ai trouvé ça :
"Je n'ai trouvé que ça "La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l¹enfant.
L'article 19 de cette Convention stipule que les États signataires "prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales". ""
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 18:53
par floc
Seb, nous à la crèche de ma fille, ils parlent des morsures comme des "erreurs de langage". Je suis très étonnée qu'un professionnel de la petite enfance ne soit pas plus au fait de ce que signiie ces gestes entre enfants. Il s'agit plus souvent d'un problème de communication qu'un acte agressif.
Je répète, ce qui me dérange, c'est l'idée que tu justifies ces tapes. Parce que tu as tes convictions, nous avons les nôtres et c'est intéressant d'échanger, mais ici, il y a quand même un cadre de lois qui gère ces différences d'éducation et il est quand même interdit de taper, même si c'est avec les meilleures intentions du monde.
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 21:15
par Lynette Lili
merci Floc !!!
car c'est quand même incroyable de défendre les "tapes" quand on est pros !!
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 21:45
par seb
Floc: Je sais ce que signifient les morsures et meme s'il s'agit de problemes de comunication il n'en reste pas moins qu'elles peuvent etre vecues comme des agressions: comme une atteinte a l'integrité physique. La creche de ta fille ne detient pas forcement la verité et il y a meme des enfants qui mordent en "sachant" que cela va faire mal a l'autre. La morsure est aussi utilisée comme reponse a une agression préalable: "il m'a piqué mon jouet pour lui faire comprendre qu'il n'a pas a le faire je lui mords la main..." c'est une situation entre enfant qui existe et c'est une autre interpretation de la morsure. Ce sont bien sur des situations eviter et l'adulte est là pour expliquer a l'enfant qu'au lieu de mordre il peut poser des mots ou exprimer sa desaprobation d'une autre maniere.
Bref l'exemple de la morsure c'etait pour expliquer a theo que selon moi il existe entre les enfants des agressions et donc des agreseurs. puisque cela le choque que j'emploie le mot "agreseur" pour un jeune enfant. Et encore une fois on parle regulierement lors de conferences et de forums d'"agressivité du jeune enfant".
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 08 juin 2007 22:10
par qristal
Coucou!
Petit message pour Stéphanie qui semble intéressée par le grpe de réflexion. Peux tu me contacter car j ai effacé par erreur pas mal d' adresses mails...?
Seb, Sab et myriam sont déjà intéressés. Ceux qui veulent s y ajouter sont libres de me contacter s ils le souhaitent.
Qristal
anne-claire@signeavecmoi.com
jemaismereveille@yahoo.com
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 09 juin 2007 08:46
par sab
"Limites, interdits, frustration = AGRESSIVITE "
Il y a des propos tenus ici qui m'interrogent et me renvoient à ma pratique quotidienne et à la formation que j'ai recu, et les recherches et travaux que j'ai pu réaliser.
Je souhaite juste les partager avec vous:
Quand seb dit: "un enfant qui se roule souvent au sol", "qui demarre au 1/4 de tour", "qui hurle pour un truc", "en colere parce qu'il n'obtient pas un truc" "veut tout sur l'instant"...Si je te parle d'enfant-roi ça te parle?......
"je ne pense pas que tu aies travaillé en structure collective...Il y a des victimes et il y a des "bourreaux" (je mets des guillemets car la plupart du temps ils n'ont pas concience de faire mal). Je ne legitime pas la violence mais qd un petit se fait 10 fois par le meme gamin au bout d'un moment on peut croire que si le premier finit par renvoyer son "mordeur" par une claque ou par le repousser plus ou moins violement le mordeur va comprendre qu'il n'est pas le bienvenu....."
Ton propos seb est un trésors de reflexions pour un eje.
je m'explique:
tu parles des grosses coleres des 2/3 ans en réaction au témoignage de myriam et tu les associes au concept de "l'enfant roi"........
Tu dis par la suite qu'en collectivité il y a des victimes et des bourreaux et tu rajoutes que la plus part du temps ils n'ont pas conscience de faire mal......
tu dis ensuite ke si le premier finit par renvoyer son "mordeur" par une claque ou par le repousser plus ou moins violement le mordeur va comprendre qu'il n'est pas le bienvenu.....
Alors à ce moment Théo démarre au quart de tour et te répond que: "Quand au concept d’enfant-roi, il ne peut s’appliquer à un enfant qui ne dispose pas encore de toutes ses capacités langagière, qui n’est donc pas en mesure de faire des « caprices », mais bien d’exprimer des « colères » face à des situations qui heurtent sa volonté naissante.
L’enjeu du travail d’éducateur est bien d’accompagner l’enfant dans la découverte et l’usage de sa liberté.
C’est un apprentissage. Et comme tout apprentissage si on veut qu’il soit réussi, il faut laisser toute sa place à celui qui apprend et laisser de coté la toute-puissance de l’adulte.
A charge de l’adulte d’être néanmoins protecteur"
Et là théo résume en quelque phrases la lourde et difficile mission qui incombe à tout éducateur.
Je souhaite juste compléter tes propos théo si tu le permets car ils ne semblent pas suffir pour parvenir à cerner et comprendre une situation dont l'enjeu est d'une importance essentiel:
La reflexion que je propose ici est tirée d'un dossier que j'ai réalisé sur "limites et frustrations chez l'enfant de 2/3 ans.
Ce travail fut extrement difficile à réaliser pour moi , je voulais rester le plus proche de la réalité du terrain tout en l'étayant d' arguments théoriques appropriés et adaptés.
En voici quelques passages:
Ds une halte garderie, je me suis interressée aux limites et interdits que l'eje adresse au jeune enfant de 18 mois/3ans. je voulais m'interroger sur la valeur de la frustration et sur sa compréhension des limites dans sa construction psychique.
L'enfant de cet age (surtout 2 ans), du fait de son indépendance motrice croissante va se confronter aux regles et aux interdits qui seront surtout de 2 ordres: ceux qui seront inhérents à la vie en société, qui définissent et reglent le rapport à l'autre, et ceux dont la fonction est de protéger l'enfant du danger. L'enfant dont nous parlons est l'enfant préoedipien. Il construit et affirme son idéntité, s'affirme en s'opposant, c'est la période du non. Véritable petit explorateur, il touche à tout et cherche à devenir de plus en plus autonome même si il reste affectivement très dépendant de l'adulte. Il se sent tout puissant et renforce son identité mais ne sait guère encore controler du dedans de lui - meme ses pulsions et compte sur l'adulte au dehors pour le faire.......
......... On peut donc s'interroger sur la fonçon de faire pour que le jeune enfants dont le surmoi (instance psychique qui se porte garant de veiller sur le respect et l'obéissance de la Loi telle sue nous l'avons intégrée pour nous meme) n'est pas encore constitué puissent bénéficier de la vie en collectivié? Vie collective qui impose à chacun des restrictions, des contraintes et des renoncements innombrables. Comment s'y prendre pour que les interdictions inhérents à toutes vie de groupe prennent sens pour ces enfants?..........
......Si les enfants vivent en collectivité, cela veut il dire qu'ils soient socialisés? Un enfant de 2 ans commence juste à prendre conscience de son identité personnelle, il mature son processus de sépartaion et doit accepter de vivre avec un gropue d'enfants ainsi que toutes les frustrations nécessaires à assurer la sécurité psychique et physique de tous..........
............Les enfants de 20 mois ont certains comportements qui sont inhérents à leur développement.
Comme nous l'explique F. Dolto ds "les étapes majeurs de l'enfance": " Un enfant de 20 mois passe comme si celui de 15 mois , qui est là, n'éxistait pas, donc il le renverse ou bien il passe et tape dessus avec ce qu'il a à la main pour se faire de la place".
La psychologie du développement nous apprend que l'enfant de cet âge a besoin de se confronter à l'autre, de tester ses possibilités nouvelles, il n'a alors ni sens du danger, ni l'intention de faire mal.
La psychanalyse nous enseigne sur les fantasmes de toute puissance de l'enfant qui l'inclinent à s'engager avec l'autre sur le mode de l'emprise. Ses impulsions sadiques déclenchent en lui une grande peur de la rétorsion (le talion) et c'est grace à l'adulte qui désaprouve sans ambiguité tel acte que l'enfant va pouvoir stopper la déchage pulsionnelle......
........... Comment alors lui imposer des limites , et quel sens ont elles pour l'enfant?
L'enfant de 18 mois/ 2 ans a un grand besoin d'activité et d'autonomie qui s'expriment ds l'activité motrice, l'alimentation, l'élimination.......Cependant, ds ts ces domaines les ambitions de l'enfant se heurent constamment à des limitations et des interdits car ses nouvelles possibilités l'entrainent souvent à désirer faire quantité de choses qu'il ne peut pas faire et qui peuvent le mettre en danger..........(principe de plaisir)
.......C'est cette capacité de l'éducateur à savoir à la fois permettre et interdire sans agressivité qui influence le plus l'enfant ds sa propre capacité à savoir renoncer à certains de ses désirs tout en gardant la possibilité de s'affirmer et de se développer. Celui-ci a besoin de l'aide de l'adulte pour apprendre à tolérer les limitations, à renoncer à certains désirs immédiats pour d'autres plus lointains (principe de réalité). Pour cela, il a besoin de temps, d'expériences répétées et de l'aide des adultes pour y arriver.......
........."La répétition de la limite, comme l'explique S. CHATELAIN ds "regles, éducation et obéissance",est intimement liée au désir que l'enfant comprenne ses interractions avec l'environnement. L'explication donne du sens aux actes."
Selon PIAGET, les regles restent au cours des 1eres années exterieures à l'enfant. Il ne les intériorisera qu'une fois acquise la conception de la regle comme produit d'un accord mutuel. "l'enfant sait donc qu'il existe des regles et en comprend la forme; toutefois, le sens de la regle , sa raison d'etre , lui sont encore inaccessible"..........
.......L'enfant de 2 ans est en proie à ses pulsions qu'il doit apprendre à controler pour accepter la vie en société. R SPITZ nous précise que "pouvoir surseoir à la satisfaction d'une pulsion, tolérer un délai ds la décharge d'une tension, renoncer à un plaisir immédiat et pt etre incertain ds le but d'avoir la certitude d'un plaisir plus lointain, constitue une étape mémorable ds l'humanisation de l'homme"......
........ L'univers illimité des décirs de l'enfant est angoissant caomme un chaos sans structure et l'adulte doit veiller à créer un cadre satisfaisant pour permettre à l'enfant de controler et de limiter ses tensions. En structurant son "surmoi" progressivement l'enfant apprend à supporter la privation de la satisfaction immmédiate, la frustration enfin.....
.......Pour C. ATHANASIOU et A JOUVET ds "lenfant et la creche" "cela s'accompagne obligatoirement du sentiment qu'il est possible de vivre une perte , qu'il est une autre voie que celle de l'omnipotence, qu'on ne meurt pas d'une expérience douloureuse et qu'elle conduit surtt vers un au-dela de l'état primitif infantile fonctionnant en tout ou rien.".......
.......l'enfant doit sentir un adulte ferme ds les limites qu'il lui impose car il teste la résistance de celui-ci. Il ne se fie qu'à un etre solide, mais aussi cohérent et ne supporte de sa part ni injustice, ni mensonge comme nous le rappelle G. APPELL.........
.......L'institution impose des limites aux enfants, elle a ses regles, son pouvoir , son espace, ses obligations, ses devoirs. Derriere tout cela, on sent un jeu de désirs, de plaisirs, et de déplaisirs, de possibles et d'impossibles, de pouvoir et d'impuissance, un jeu de contraires, d'oppositions. N'est ce pas grace à tt cela entre autre, que l'etre humian se découvre, s'ouvre au monde et à ses réalités, qu'il se construit, grandit, qu'il s'affirme , qu'il cré, qu'il existe? (MO.VILLARD Au nom de la loi, je vous arrete).
Re: elles tapent les enfants !
Publié : 09 juin 2007 08:47
par floc
Seb, je ne nie pas les problèmes de violence ou d'agressivité que l'on rencontre dans les crèches. Je suis moi-même enseignante en maternelle et j'y suis Confrontée (pour dire que mon expérience ne se limite pas à la crèche de ma fille).
Expliquer et comprendre un geste ne signifie pas l'autoriser.
Maintenant, reprenons le cas de la morsure. Tu dis toi-même qu'un enfant peut mordre pour signifier à un autre qu'il est mécontent qu'on lui ait piqué son jouet. Si tu as compris cela, en quoi la tape est-elle utile? Rappeler à l'enfant l'interdit (et j'insiste, il ne s'agit pas d'autoriser ces gestes), lui montrer la douleur de l'autre, lui proposer des solutions pour que la prochaine fois qu'il se trouve dans cette situation il puisse exprimer autrement. C'est ne pas le cataloguer dans un rôle de "méchant", prendre en considération ses émotions et lui proposer de sortir de cette histoire sans humiliation, mais "grandi".
Imagine que tu as demandé à ton patron une augmentation qu'il te refuse. Tu n'as bien sûr pas le droit de lui casser la figure ou de lui crever ses pneus, mais tu serais peut-être content de trouver quelqu'un qui écoute ta déception. C'est un peu la même idée.
En fait, je ne comprends pas pourquoi on frapperait un enfant qui se trompe dans sa façon d'exprimer les choses. Et je trouve qu'en plus, le taper, c'est quelque part lui dire que quand on veut marquer un désaccord, on a le droit de faire mal.
Après, je le répète encore: il y a quand même un cadre de lois qui de toute façon n'autorise pas à taper un enfant.