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maternité chez la femme en situation handicap mental
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Cerise
maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonjour
Je travaille dans un foyer d'hébergement.
Je me pose quelques questions sur la maternité d'une femme en situation de handicap mentale ?
Les femmes accueillies sont toutes sous contraception, mais voilà je pense que le risque de grossesse est toujours présent. Les contraception sont fiables à 99,99 %
Le foyer où se travaille ne prévoit pas dans son projet d'établissement l’accompagnement des femmes enceintes et de leur enfants ?
Je voudrai savoir s'il existe des structures qui prennent le relais dans cette situation.
A partir de combien de mois de grossesse peut-elle être accueillie ?
Quel accompagnement peut-être mis en place :
- capacité à comprendre la situation ou pas
- capacité à prendre des décisions
- acceptation grossesse
- déni de grossesse
- choix à faire concernant l'avenir de l'enfant
- la naissance de l'enfant
Existe - t-il des établissements qui permette l'accueil de la mère en situation de handicap avec son nouveau né/ enfant ?
Si oui quels sont-ils ?
Comment se passe l'accompagnement ?
Merci de votre attention
Cerise
Je travaille dans un foyer d'hébergement.
Je me pose quelques questions sur la maternité d'une femme en situation de handicap mentale ?
Les femmes accueillies sont toutes sous contraception, mais voilà je pense que le risque de grossesse est toujours présent. Les contraception sont fiables à 99,99 %
Le foyer où se travaille ne prévoit pas dans son projet d'établissement l’accompagnement des femmes enceintes et de leur enfants ?
Je voudrai savoir s'il existe des structures qui prennent le relais dans cette situation.
A partir de combien de mois de grossesse peut-elle être accueillie ?
Quel accompagnement peut-être mis en place :
- capacité à comprendre la situation ou pas
- capacité à prendre des décisions
- acceptation grossesse
- déni de grossesse
- choix à faire concernant l'avenir de l'enfant
- la naissance de l'enfant
Existe - t-il des établissements qui permette l'accueil de la mère en situation de handicap avec son nouveau né/ enfant ?
Si oui quels sont-ils ?
Comment se passe l'accompagnement ?
Merci de votre attention
Cerise
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ln
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonjour, Cerise je suis en troisième année. A ma connaissance il existe des centres maternelles cependant ces établissements n'accueillent pas uniquement des personnes en situation de handicap. Je ne vois pas d'autres structures.La maternité chez les personnes en situation de handicap restent un "tabou" pour ces établissements ainsi que dans notre société en générale de même concernant la sexualité.
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L'inspectrice ASE
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Accueil mère enfant spécialisé.
Sur décision d'un inspecteur ASE (ou équivalent selon les départements).
Financement ASE.
Après tout dépend du "handicap" dont vous parlez... Si le handicap ne permet pas la prise en charge du BB ... Il y a des fortes chances qu'il y ait placement.
Tous les parents en situation de handicap sur mon secteur ont leurs enfants placés, l'etayage d'un accueil mère enfant étant insuffisant.
S'il s'agit de troubles psychiatriques, jai travaillé il y a qq temps avec un accueil mère enfant dans le 74 qui accueille des mamans dans cette situation (j'ai oublié le nom).
Il peut aussi y avoir des lieux de vie offrant cette prestation (habilité ASE et financement ASE)
Je souligne que si le parent est sous tutelle, cela a un impact sur l'autorité parentale...
Bien à vous,
L'inspectrice ASE
Sur décision d'un inspecteur ASE (ou équivalent selon les départements).
Financement ASE.
Après tout dépend du "handicap" dont vous parlez... Si le handicap ne permet pas la prise en charge du BB ... Il y a des fortes chances qu'il y ait placement.
Tous les parents en situation de handicap sur mon secteur ont leurs enfants placés, l'etayage d'un accueil mère enfant étant insuffisant.
S'il s'agit de troubles psychiatriques, jai travaillé il y a qq temps avec un accueil mère enfant dans le 74 qui accueille des mamans dans cette situation (j'ai oublié le nom).
Il peut aussi y avoir des lieux de vie offrant cette prestation (habilité ASE et financement ASE)
Je souligne que si le parent est sous tutelle, cela a un impact sur l'autorité parentale...
Bien à vous,
L'inspectrice ASE
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Cerise
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonjour Mesdames
Merci pour vos réponses.
Je parle de femmes hébergées dans un foyer d'hébergement et en situation de travail en ESAT; Ces femmes ont besoin d'un accompagnement au quotidien. Vivre en autonomie ne leur ai pas possible. Certaines après avoir démontrées par divers apprentissages variés et exprimées leur projet peuvent être amener à vivre dans un foyer éclaté dans un premier temps, puis occuper une location si les capacités requises sont présentes.Ensuite un service de suite prends le relais.
Toutes personnes accueillies sont sous mesures de protection.
Ces femmes sont atteintes de troubles mentaux et/ou psy stabilisés, dûs à l'alcoolisme, la drogue pendant la grossesse de leur mère ; des difficultés sociales,des agressions sexuelles, des maladies .... PB génétique, difficultés à la naissance.
Ou peut-on trouver les coordonnées de ces établissements, au niveau du conseil général si j'ai bien compris ? En définitif, ici il s'agit plus précisément du service de la protection de l'enfance ?
La femme enceinte est hébergée jusqu'à l'accouchement dans une structure "accueil mère enfant spécialisé" ?
Comment se passe le placement de cet enfant qui vient de naître ? Il est placé dans un foyer de l'enfance ou autres ???
L'ASE permet-elle à la femme en situation de handicap de mettre en place/maintenir le lien d'attachement ? Comment se passe -t-il ?
Quelle place donne t-on au père, s'il est connu ?
La femme retourne vivre au sein du foyer d'hébergement;
Doit-on informer la femme en situation de handicap, et le père s'il est identifié des risques du grossesse, des responsabilités, et également l'envers du décors : l'avortement.
Les capacités mentales de la femme dans cette situation ne lui permet pas forcément de comprendre ce qui lui arrive, n'est pas en capacités de comprendre les conséquences d'un choix ou d'un autre.
Qui décide du choix à faire ?
Si le/les parents sont sous tutelle, quel est réellement l'impact : l'autorité est remise à une protection juridique ? Les parents déchus de leur droits : en totalité/partiellement ?
C'est beaucoup de questions, mais j'ai envie percer ma curiosité face à cette problématique.
Merci pour attention
Merci pour vos réponses.
Je parle de femmes hébergées dans un foyer d'hébergement et en situation de travail en ESAT; Ces femmes ont besoin d'un accompagnement au quotidien. Vivre en autonomie ne leur ai pas possible. Certaines après avoir démontrées par divers apprentissages variés et exprimées leur projet peuvent être amener à vivre dans un foyer éclaté dans un premier temps, puis occuper une location si les capacités requises sont présentes.Ensuite un service de suite prends le relais.
Toutes personnes accueillies sont sous mesures de protection.
Ces femmes sont atteintes de troubles mentaux et/ou psy stabilisés, dûs à l'alcoolisme, la drogue pendant la grossesse de leur mère ; des difficultés sociales,des agressions sexuelles, des maladies .... PB génétique, difficultés à la naissance.
Ou peut-on trouver les coordonnées de ces établissements, au niveau du conseil général si j'ai bien compris ? En définitif, ici il s'agit plus précisément du service de la protection de l'enfance ?
La femme enceinte est hébergée jusqu'à l'accouchement dans une structure "accueil mère enfant spécialisé" ?
Comment se passe le placement de cet enfant qui vient de naître ? Il est placé dans un foyer de l'enfance ou autres ???
L'ASE permet-elle à la femme en situation de handicap de mettre en place/maintenir le lien d'attachement ? Comment se passe -t-il ?
Quelle place donne t-on au père, s'il est connu ?
La femme retourne vivre au sein du foyer d'hébergement;
Doit-on informer la femme en situation de handicap, et le père s'il est identifié des risques du grossesse, des responsabilités, et également l'envers du décors : l'avortement.
Les capacités mentales de la femme dans cette situation ne lui permet pas forcément de comprendre ce qui lui arrive, n'est pas en capacités de comprendre les conséquences d'un choix ou d'un autre.
Qui décide du choix à faire ?
Si le/les parents sont sous tutelle, quel est réellement l'impact : l'autorité est remise à une protection juridique ? Les parents déchus de leur droits : en totalité/partiellement ?
C'est beaucoup de questions, mais j'ai envie percer ma curiosité face à cette problématique.
Merci pour attention
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Lu
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Je sais qu'il existe certains lieu de vie qui accueille des mères déficientes et leurs enfants. s'il s'agit,d'un projet de couple, il est aussi possible qu'un suivi savs et pead soit mis en place. Cela dépend vraiment des capacités à élever l'enfant et de lui apporter l'epanouissement et la sécurité nécessaire au quotidien. Quand je bossais à l'Asie, j'ai suivi une famille (couple avec mère sans emploi (aah) et père travailleur handicapé ( entreprise adapté) ) qui avait deux enfants. Ils étaient suivi par c'est, travailleuse familial, assistante sociale et éducatrice de prevention et les enfants étaient en famille d'accueill la moitié des vacances scolaires. Un internat de semaine ( éducation national) était déjà envisagé pour le plus grand pour sa rentrée au collège (il était alors en sixième, internant envisagé pour la rentrée en quatrième).
J'ai aussi le souvenir d'une adulte travailleuse ESAT "vacancière" d'un séjour adapté ou je travaillais. Son enfant avait était placé très petit ( elle avait vécu la grossesse chez ses parents et les premiers mois de l'enfant). Elle recevait son fils chez ses parents pour des droit de visites avec hébergement lors des vacances et tous les quinze jours à l'après midi dans son foyer d'hebergement ou dans la famille d'accueil du petit.
J'ai aussi le souvenir d'une autre adulte qui avait eu un enfant qui était finalement elevé par ses grands parents.
La question reste souvent tabou puisque le droit à être parent reste toujours associé au droit pour l'enfant de naître et d'evoluer dans un contexte favorable, et il est parfois difficile d'imaginer comment un adulte qui a besoin d'être accompagner au quotidien pourrait offrir l'épanouissement suffisant à un nourrisson, puis un enfant, un adolescent.
Dans la situation dont je parlais en premier. Le gros risque était la parentification la petite dernière (8 ou 9 ans), qui faisait le ménage, rangeait la maison, remplissait le frigo... Sur les périodes ou sa mère était plus fragile pour dissimuler les carences. Mais la situation étant connu depuis longtemps, une relation de confinante avec les travailleurs sociaux s'était mise en place et ces "arrangements" étaient souvent parlés rapidement, ce qui permettait parfois de rétablir les choses ( relais en famille d'accueil, hospitalisation de la mère, relais avec la famille élargie...)
J'ai aussi le souvenir d'une adulte travailleuse ESAT "vacancière" d'un séjour adapté ou je travaillais. Son enfant avait était placé très petit ( elle avait vécu la grossesse chez ses parents et les premiers mois de l'enfant). Elle recevait son fils chez ses parents pour des droit de visites avec hébergement lors des vacances et tous les quinze jours à l'après midi dans son foyer d'hebergement ou dans la famille d'accueil du petit.
J'ai aussi le souvenir d'une autre adulte qui avait eu un enfant qui était finalement elevé par ses grands parents.
La question reste souvent tabou puisque le droit à être parent reste toujours associé au droit pour l'enfant de naître et d'evoluer dans un contexte favorable, et il est parfois difficile d'imaginer comment un adulte qui a besoin d'être accompagner au quotidien pourrait offrir l'épanouissement suffisant à un nourrisson, puis un enfant, un adolescent.
Dans la situation dont je parlais en premier. Le gros risque était la parentification la petite dernière (8 ou 9 ans), qui faisait le ménage, rangeait la maison, remplissait le frigo... Sur les périodes ou sa mère était plus fragile pour dissimuler les carences. Mais la situation étant connu depuis longtemps, une relation de confinante avec les travailleurs sociaux s'était mise en place et ces "arrangements" étaient souvent parlés rapidement, ce qui permettait parfois de rétablir les choses ( relais en famille d'accueil, hospitalisation de la mère, relais avec la famille élargie...)
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L'inspectrice
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonsoir:
-Ou peut-on trouver les coordonnées de ces établissements, au niveau du conseil général si j'ai bien compris ? En définitif, ici il s'agit plus précisément du service de la protection de l'enfance:
-> oui ce sont les CG qui habilitent. Il n'y en a pas forcément dans tous les département
- pendant la grossesse: la structure dans laquelle est accueillie la maman va decidee ou non de la garder qd elle sera enceinte, en fonction des habilitations, projet de l'établissement etc...Si pas possible de la garder un accueil mère enfant spécialisé devra être trouvé.
- à la naissance: soit la maman peut prendre en charge un minimum son enfant et la parentalité sera etayée ++, et le plus longtemps possible... soit ce n'est pas possible au vu du handicap et c'est le placement soit tout de suite à la naissance, soit Dans les jours qui suivent, parfois l'hôpital prolonge l'hospitalisation pour évaluer avec puer et psy.
=> Alors évidemment la pathologie de la maman va impacter la qualité de la prise en charge et déterminera la décision de placement ou non.
=> le placement sera dans un 1er temps obligatoirement judiciaire, puis évoluera peut être en tutelle pour l'enfant ou délégation d'autorité parentale déférée au CG mais si les parents (ou la maman) sont "conscients de la problematique": ils peuvent eux mêmes demander le placement, via le tuteur par exemple. en général, on part pour des placement qui vont durer jusque 18 ans et + si CJM
- il sera évalué ce qui est mieux pour l'enfant: pouponnière, famille d'accueil, famille d'accueil spécialisée si l'enfant souffre lui même d'un handicap "visible" à la naissance.
=> évidemment si un papa (qui a reconnu l'enfant) est en capacité d'elever leur enfant, il peut lui être confié car celui ci détient l'autorité parentale. Mais si ce papa est lui aussi en fragilité psy, il ne pourra être un soutien.
=> lien mère/enfant ou parents/enfant si l'enfant est placé: maintenu autant que faire se peut: les droits sont déterminés par le juge des enfants ou encore avec l'inspecteur qd on est dans un placement administratif. Mais il s'agit de avant tout de préserver les droits des parents tout en protégeant l'enfant de la pathologie de la maman: des visite accompagnées voire médiatisées peuvent se mettre en place. Si le lien est pathologique... On suspendra par décision judiciaire.
-> Info sur les risques: oui, souvent il est préférable de s'assurer du moyen de contraception le plus fiable, alors logiquement avec un accord de la personne, mais...
Peut être que des médecins pourraient répondre à la question...
-> cette question de la prise de décision est délicate, entre capacité de comprendre les enjeux, et le respect du corps de chacun.
Une mineure enceinte, même mineure et très jeune, reste décisionnaire pour ce qui est de son corps et d'un potentiel avortement. Nous sommes dans un cas similaire à mon sens. L'incapacité juridique ne permet pas d'atteindre au corps de la maman. Mais un avortement pourrait être médicalement conseillé...difficile question n'est ce pas?
-> autorité parentale et tutelle: un parent sous tutelle ne peut évidement pas être capable de décider pour son enfant étant lui même incapable pour lui. Alors, en pratique les choses varient: j'ai des parents sous tutelle qui ont signé via leur tuteur, une accueil provisoire pour leur enfant à la naissance. Nous fonctionnons en toute confiance de part et d'autre. Mais la jurisprudence admet qu'un parent sous tutelle (juge des tutelles majeur) peut voir son enfant aussi mis sous tutelle (mineur cette fois, compétence juge aux affaires familiales en matière de tutelle mineur).
J'ai d'autres parents en difficulté psy et leurs enfants en OPP. L'exercice de l'autorité parentale se faisant de façon très irresponsable de la part des parents (qui prennent toujours les décisions en fonction de ce qui ennuierai le service ... Et non dans l'intérêt de leurs enfants...mais qui restent malgré tout présents pour eux) j'ai sollicité une délégation d'autorité parentale partagée. Si ils disent non alors qu'il s'agit d' un projet cohérent et dans l'intérêt de leurs enfants, je prends le relais....
Voilà... En gros...
La question est importante, et les réponses à apportées aussi.
Bien à vous,
L'inspectrice
-Ou peut-on trouver les coordonnées de ces établissements, au niveau du conseil général si j'ai bien compris ? En définitif, ici il s'agit plus précisément du service de la protection de l'enfance:
-> oui ce sont les CG qui habilitent. Il n'y en a pas forcément dans tous les département
- pendant la grossesse: la structure dans laquelle est accueillie la maman va decidee ou non de la garder qd elle sera enceinte, en fonction des habilitations, projet de l'établissement etc...Si pas possible de la garder un accueil mère enfant spécialisé devra être trouvé.
- à la naissance: soit la maman peut prendre en charge un minimum son enfant et la parentalité sera etayée ++, et le plus longtemps possible... soit ce n'est pas possible au vu du handicap et c'est le placement soit tout de suite à la naissance, soit Dans les jours qui suivent, parfois l'hôpital prolonge l'hospitalisation pour évaluer avec puer et psy.
=> Alors évidemment la pathologie de la maman va impacter la qualité de la prise en charge et déterminera la décision de placement ou non.
=> le placement sera dans un 1er temps obligatoirement judiciaire, puis évoluera peut être en tutelle pour l'enfant ou délégation d'autorité parentale déférée au CG mais si les parents (ou la maman) sont "conscients de la problematique": ils peuvent eux mêmes demander le placement, via le tuteur par exemple. en général, on part pour des placement qui vont durer jusque 18 ans et + si CJM
- il sera évalué ce qui est mieux pour l'enfant: pouponnière, famille d'accueil, famille d'accueil spécialisée si l'enfant souffre lui même d'un handicap "visible" à la naissance.
=> évidemment si un papa (qui a reconnu l'enfant) est en capacité d'elever leur enfant, il peut lui être confié car celui ci détient l'autorité parentale. Mais si ce papa est lui aussi en fragilité psy, il ne pourra être un soutien.
=> lien mère/enfant ou parents/enfant si l'enfant est placé: maintenu autant que faire se peut: les droits sont déterminés par le juge des enfants ou encore avec l'inspecteur qd on est dans un placement administratif. Mais il s'agit de avant tout de préserver les droits des parents tout en protégeant l'enfant de la pathologie de la maman: des visite accompagnées voire médiatisées peuvent se mettre en place. Si le lien est pathologique... On suspendra par décision judiciaire.
-> Info sur les risques: oui, souvent il est préférable de s'assurer du moyen de contraception le plus fiable, alors logiquement avec un accord de la personne, mais...
Peut être que des médecins pourraient répondre à la question...
-> cette question de la prise de décision est délicate, entre capacité de comprendre les enjeux, et le respect du corps de chacun.
Une mineure enceinte, même mineure et très jeune, reste décisionnaire pour ce qui est de son corps et d'un potentiel avortement. Nous sommes dans un cas similaire à mon sens. L'incapacité juridique ne permet pas d'atteindre au corps de la maman. Mais un avortement pourrait être médicalement conseillé...difficile question n'est ce pas?
-> autorité parentale et tutelle: un parent sous tutelle ne peut évidement pas être capable de décider pour son enfant étant lui même incapable pour lui. Alors, en pratique les choses varient: j'ai des parents sous tutelle qui ont signé via leur tuteur, une accueil provisoire pour leur enfant à la naissance. Nous fonctionnons en toute confiance de part et d'autre. Mais la jurisprudence admet qu'un parent sous tutelle (juge des tutelles majeur) peut voir son enfant aussi mis sous tutelle (mineur cette fois, compétence juge aux affaires familiales en matière de tutelle mineur).
J'ai d'autres parents en difficulté psy et leurs enfants en OPP. L'exercice de l'autorité parentale se faisant de façon très irresponsable de la part des parents (qui prennent toujours les décisions en fonction de ce qui ennuierai le service ... Et non dans l'intérêt de leurs enfants...mais qui restent malgré tout présents pour eux) j'ai sollicité une délégation d'autorité parentale partagée. Si ils disent non alors qu'il s'agit d' un projet cohérent et dans l'intérêt de leurs enfants, je prends le relais....
Voilà... En gros...
La question est importante, et les réponses à apportées aussi.
Bien à vous,
L'inspectrice
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Cerise
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonjour Mesdames
C'est un sujet très complexe.
Je vous remercie d'avoir contribué à mon enrichissement personnel/professionnel.
Cerise
C'est un sujet très complexe.
Je vous remercie d'avoir contribué à mon enrichissement personnel/professionnel.
Cerise
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Cerise
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Re bonjour
Suite à vos commentaires, je me suis mis en lien avec un centre maternel afin de bien comprendre son fonctionnement. Cela a complété vos info.
Par contre pouvez-vous me définir certains sigles :
CJM
OPP
Merci encore pour vos complément d'informations.
Cerise
Suite à vos commentaires, je me suis mis en lien avec un centre maternel afin de bien comprendre son fonctionnement. Cela a complété vos info.
Par contre pouvez-vous me définir certains sigles :
CJM
OPP
Merci encore pour vos complément d'informations.
Cerise
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Clochette
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
Bonjour 
J'en apprends des choses grâce à vous! Merci pour ces questions, et ces réponses
Cerise:
CJM: Contrat Jeune Majeur (cela permet à un jeune d'être accompagné et pris en charge par l'ASE au-delà de sa majorité, ce contrat peut concerner différents aspects de la vie du jeune: logement, emploi/formation...),
OPP: Ordonnance de Placement Provisoire, c'est lorsqu'un Juge décide de confier les enfants à l'ASE (ce n'est donc pas un placement administratif, avec un accord entre les parents et l'ase sans jugement).
J'en apprends des choses grâce à vous! Merci pour ces questions, et ces réponses
Cerise:
CJM: Contrat Jeune Majeur (cela permet à un jeune d'être accompagné et pris en charge par l'ASE au-delà de sa majorité, ce contrat peut concerner différents aspects de la vie du jeune: logement, emploi/formation...),
OPP: Ordonnance de Placement Provisoire, c'est lorsqu'un Juge décide de confier les enfants à l'ASE (ce n'est donc pas un placement administratif, avec un accord entre les parents et l'ase sans jugement).
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CHARLINE
Re: maternité chez la femme en situation handicap mental
bonjour, ce sujet m'intéresse au plus au point. ayant été confronté à la problématique durant mes années au sein d'un ESAT. je me suis penchée sur la question et envisage dans le cadre de ma formation de niveau 1, de mettre en place un projet portant sur l'ouverture d'une structure : accueil mère-enfant en situation de handicap.
c'est effectivement un sujet ambitieux mais qui mérite une attention particulière.
c'est effectivement un sujet ambitieux mais qui mérite une attention particulière.