Message non lu
par TheD » 04 mars 2005 14:58
Perrine, bonjour,
C'est ce que je nomme, dans mon jargon, "l'épine" lorsque l'on sort des sentiers du mal. En effet, le bien est nécessaire mais lorsqu'il devient une quête ça finit dans la boucherie. Si tu cherches à dissocier le bien du mal, cette bipolarité qui symbolise tout ce que nous pensons et croyons vrais, et imposer uniquement l'idée aux autres de la manière dont tu peinds le monde, alors l'épine s'arrachera du coeur, du tiens d'abord. Et sans en revenir à ta véritable intention qui est d'imposer l'idée d'une toute puissance, en venant comme tu le fais par le détachement du lot, et bien tu ne feras que planter l'épine de ton bien dans le coeur d'autrui. Celui ci, comprends le, possède déjà sa propre épine et ne prendra la tienne que dans la douleur.
Ce que je t'écris là, c'est un peu de ma réflexion personnelle parce que cela me concerne. Je voulais aussi trop imposer mon "bien", mais non... cette quête n'est que pure perte, passionnelle, elle otera l'épine du coeur pour partir en croisade contre le monde que tu ne supportes pas. Ensuite pour la greffer en soi, cela prend presqu'une vie entière. Malheureusement, à 28 ans la greffe n'est pas encore réussie. Aussi je pense qu'il ne faut pas refouler ses rejets.
Tu liras toujours du mal, mais c'est inversé ton univers en face de l'idéal bienveillant. Voilà pourquoi nous parlerions de "neutralité", cela entend prendre "le mal en son bien", donc plutôt que de lire uniquement ce que tu penses "mal" dans le mot posé de l'autre, il serait plus judicieux de "composer le bien" qui s'y trouve, toujours. Car tu admettras que ton prochain, aussi maladroit soit-il sur un forum, n'a pas de mauvaises intentions au fond de lui. Il n'est pas en guerre. Tu comprendras alors de mieux en mieux, et avec un éclaircissement presque soudain, la "bonne intention" dans la "confrontation". Cette confrontation qui te parait "mauvaise" cherche à extraire le "soulagement". Il convient alors d'accepter à juste mots ces heurts qui n'ont d'autres buts que de n'être destructeur, si ce n'est de naître une meilleure entente de soi. C'est l'apprentissage, savoir accorder à l'autre l'espace vital pour l'accueillir.
Voilà pourquoi, personnellement, je ne peux refouler l'autre lorsqu'il me note ne pas accorder de sens à mes phrases (par exemple), parce que ce n'est pas si grave, parce que ça signifie déjà qu'un sens commun est présent dans la communication, aussi houleuse soit-elle.