Salut à tous,
j'aurai souhaité savoir en quoi consiste, le métier d'as en psychiatrie. quels sont ses missions ? le travail d"accompagnement possible ? comment avez-vous abordé le travail avec les personnes "malades" ?
merci
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
as en psychiatrie
-
Rose
Re: as en psychiatrie
1/ Missions des assistants sociaux
Le texte originel de la sectorisation psychiatrique date de 1960. La circulaire prévoit d’assurer les soins psychiatriques par l’organisation de dispositifs publics de secteur, délimités géographiquement, à l’intérieur desquels la même équipe médico-sociale assure la continuité de la prise en charge avec ou sans hospitalisation. Les assistants sociaux sont donc partie prenante de la prise en charge. Mais, historiquement, il convient de souligner, que, dès 1937, la circulaire concernant la prophylaxie mentale et permettant à « l’asile d’aliénés « de devenir hôpital psychiatrique posait « l’institution d’un service social à l’aide d’assistants sociaux spécialisés au niveau des dispensaires d’hygiène mentale ».
De nos jours, l’importance de l’intervention des assistants sociaux dans le cadre du projet thérapeutique n’est certainement plus contestée, tant la notion de prise en charge globale prenant en compte, de manière concordante, les dimensions psychiques, biologiques et sociales est essentielle dans le suivi sur la durée.
Partie prenante de l’équipe sectorielle, les assistants de service social concourent à l’offre de service proposée par le secteur de psychiatrie aux personnes ayant des troubles mentaux. Leurs actions peuvent se définir selon 4 axes principaux :
• Accompagnement individualisé dans le respect du projet thérapeutique
Il s’agit de conseiller, orienter et soutenir les personnes prises en charge et leur famille. L’assistant social favorise l’accès aux soins et aux droits des usagers par l’information sur la législation sociale, l’information sur les dispositifs sociaux, éducatifs et de réinsertion. Il met en œuvre toutes les démarches de liaison et administratives permettant l’amélioration et la stabilisation de la situation socio-économique des personnes suivies.
• Aide à la réinsertion
L’assistant social aide les usagers à appréhender de façon globale leurs difficultés familiales, sociales, économiques, psychologiques et médicales. Par ses connaissances des réseaux et des partenaires, il favorise l’insertion et la réinsertion des personnes en situation précaire.
• Communication
Il participe aux actions de formation et se tient à disposition des équipes pour toutes actions d’informations sur les dispositifs sociaux et la législation médico-sociale.
• Participations institutionnelles
En autres, il participe aux initiatives des secteurs en direction des partenaires tant en matière d’information, de formation et de mise en place de collaborations. Ce type d’action fait partie de la pratique même si nous sommes d’accord sur le fait que c’est à développer, nous y reviendrons plus loin. Il participe à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets du secteur.
L’organisation du travail social dans le secteur est pensée en fonction des besoins et des choix thérapeutiques. Elle est adaptable et évolutive. On repère des organisations différenciées définies selon que le secteur opte pour un suivi social référencé par structures ou bien en privilégiant le suivi continu des patients où qu’ils se trouvent pris en charge, enfin en retenant une répartition des patients selon la commune de référence.
A/ En secteurs adultes
Le mode de prise en charge principal est l’accompagnement individualisé. Cela consiste à recevoir les patients en entretien, assurer toutes les démarches telles que courriers et contacts téléphoniques, les démarches avec déplacement, les accompagnements dans des administrations, des visites de structures et convocations d’admission. La participation à des réunions de synthèse dans et hors de l’institution est également importante dans la conduite des actions.
Selon que le travail d’effectue en unité d’hospitalisation, en hôpital de jour ou en CMP, les assistants sociaux proposent des actions spécifiques et adaptées.
Ainsi, durant les temps d’hospitalisation la priorité est donnée au maintien et à l’accès aux droits favorisant l’accès aux soins et la régulation des éléments de vie sociale. Un travail important visant la préparation de la sortie et la prise en charge de relais est mis en œuvre. La concordance entre le problématique psychique et la prise en compte du réel est un aspect tout à fait majeur dans la particularité du travail social en psychiatrie. A noter que la réduction de la durée moyenne de séjour (DMS) oblige à intervenir au plus tôt et dans des délais courts. Cela occasionne un certain nombre de difficultés liées à un temps administratif long qui vient parfois en décalage avec le projet thérapeutique.
A l’hôpital de jour, le travail social concourt à la stabilisation de la situation médico-sociale. Les projets menés dans le cadre du travail d’équipe s’orientent vers une recherche d’insertion socioprofessionnelle.
Au CMP, les assistants sociaux reçoivent les patients, la plupart du temps sur rendez-vous, dans le cadre des prises en charge en ambulatoire assurées par les équipes médicales et soignantes.
L’objectif est de maintenir la personne dans son tissu social et de veiller à une stabilisation de la situation socio-économique favorisant ainsi le travail thérapeutique. L’accompagnement s’inscrit sur la durée, la psychose nécessitant un étayage au long cours.
Les assistants sociaux interviennent également dans certains CAC en actions brèves dévaluation et d’orientation. L’intervention peut-être poursuivie dans le cadre du passage du relais au CMP.
Ils participent aux prises en charge dans les familles d’accueil thérapeutiques et auprès des patients résidents dans les appartements associatifs.
Quels que soient les lieux d’intervention sur le secteur, les assistants sociaux sont intégrés dans chacune des équipes du secteur. Cela implique que les assistants sociaux participent aux réunions dites institutionnelles et aux réunions cliniques. Ce temps de concertation est essentiel.
Les démarches vers les organismes extérieurs, les administrations, les associations, les structures d’hébergement, les établissements de soins et médico-sociaux occupent un tems majeur dans l’activité des assistants sociaux. En effet, la recherche de la meilleure inscription possible de l’usager dans le tissu social et le droit commun, nécessite d’articuler l’action avec l’ensemble des interlocuteurs du département ainsi qu’avec les relais possibles en terme d’accueil en structures se trouvant sur l’ensemble du territoire, et jusqu’en Belgique pour les lieux de vie.
B/ En secteur enfants
La spécificité du travail des assistants sociaux dans les secteurs enfants est de le placer dans un travail d’interface, d’accompagnement des familles, d’information et d’orientation s’il y a nécessité de placement. Leurs actions sont en concordance avec le travail soignant.
Nous pouvons retenir 4 axes principaux définissant le travail des assistants sociaux en secteur enfants :
- Participation au travail d’équipe
L’assistant de service social contribue, pour ce qui est de son domaine d’intervention, à l’approche globale du jeune et à la conduite du projet thérapeutique. Il propose une approche particulière permettant d’adapter les projets aux modalités de vie sociale de chaque enfant et de sa famille et aux réalités administratives des partenaires.
Il participe aux réunions institutionnelles et aux synthèses, autant de temps de partage d’informations et de réflexion pluridisciplinaire essentiels à la conduite de la prise en charge globale de l’enfant.
- Intervention auprès du jeune et de sa famille
En complément à l’accueil et au suivi thérapeutique réalisé par les médecins et les soignants, l’assistant social peut rencontrer l’enfant et sa famille. Il s’agit d’évaluer les difficultés sociales et économiques, de recueillir les informations qui permettront l’accès aux soins de l’enfant ainsi que la mise en place d’un soutien socio-éducatif en lien avec les partenaires. La disponibilité auprès des parents est essentielle. Il s’agit de favoriser la prise de recul face aux troubles de l’enfant et de soutenir au quotidien rendu difficile. L’assistant de service social est souvent l’interlocuteur privilégié des parents car il permet l’expression de l’inquiétude et de la souffrance, il informe, mobilise, accompagne ce qui a un impact sur le travail thérapeutique mené avec l’enfant
- Travail partenarial
Les intervenants auprès de l’enfant sont multiples. Il est essentiel de veiller la meilleure coordination et complémentarité de chacun. L’assistant du service social se situe à une place tout à fait spécifique à la croisée des différentes approches. Il se doit de favoriser les connexions, les articulations et le partage de réflexion.
Ainsi, le travail dans la communauté implique un temps important consacré aux contacts, rencontres, prises de relais, réunions dont les CLE (Concertation Locale à l’Enfance). L’assistant du service social s’inscrit comme un maillon entre l’équipe du secteur et les partenaires tout autant qu’entre les intervenants eux-mêmes agissant à toutes les étapes de la vie quotidienne de l’enfant. Pour n’en citer que les plus marquants retenons, la PMI, les crèches, les haltes garderies, les assistantes maternelles, les circonscriptions, l’ASE, les CCAS, les services de la protection de l’enfance, la protection judicaire, l’institution scolaire avec les enseignants, la médecine scolaire et le service social scolaire.
- Orientations et accès aux structures
L’assistant social intervient dans toutes les recherches de structures de relais et d’établissements spécialisés. C’est un travail qui réclame beaucoup de persévérance car les places sont limitées, l’attente d’autant plus importantes que la MDPH rend ses décisions dans des délais particulièrement longs.
La vie quotidienne de l’enfant nécessite également un travail favorisant l’accès aux dispositifs communaux tels que le centre aéré, la bibliothèque, les associations sportives. L’aide à la réalisation des projets de vacances implique de rechercher des lieux d’accueil ordinaires proposés par la commune ou bien spécialisés proposés par des organismes.
En conclusion, on peut dire que l’assistant social en santé mentale se situe, de fait, à l’interface entre le sanitaire et le social. En d’autres termes, cela implique que son intervention s’inscrive, en permanence, dans une articulation subtile entre la prise en compte de la pathologie et ses effets de terme de handicaps et d’inadaptations diverses et la réalité sociale, économique et administrative toujours plus exigeante. Le fait d’être partie prenante du projet de soin élaboré par l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire du secteur permet, à la fois, d’apporter l’éclairage de la donne sociale à la réflexion collective et d’accompagner le processus thérapeutique dans toutes ses étapes.
L’assistant social en santé mentale est dit spécialisé car, au-delà des connaissances et des compétences généralistes, il doit savoir combiner des logiques différentes et trouver l’articulation entre le soin et le social, entre le dedans et le dehors, entre les effets de la pathologie mentale et les contraintes de la vie courante, entre le patient et son environnement familial et amical. La position de tiers est une approche tout à fait essentielle dans ce milieu professionnel. Créer du lien, coordonner autour du sujet central qu’est le patient, voilà ce qui le spécifie.
Le texte originel de la sectorisation psychiatrique date de 1960. La circulaire prévoit d’assurer les soins psychiatriques par l’organisation de dispositifs publics de secteur, délimités géographiquement, à l’intérieur desquels la même équipe médico-sociale assure la continuité de la prise en charge avec ou sans hospitalisation. Les assistants sociaux sont donc partie prenante de la prise en charge. Mais, historiquement, il convient de souligner, que, dès 1937, la circulaire concernant la prophylaxie mentale et permettant à « l’asile d’aliénés « de devenir hôpital psychiatrique posait « l’institution d’un service social à l’aide d’assistants sociaux spécialisés au niveau des dispensaires d’hygiène mentale ».
De nos jours, l’importance de l’intervention des assistants sociaux dans le cadre du projet thérapeutique n’est certainement plus contestée, tant la notion de prise en charge globale prenant en compte, de manière concordante, les dimensions psychiques, biologiques et sociales est essentielle dans le suivi sur la durée.
Partie prenante de l’équipe sectorielle, les assistants de service social concourent à l’offre de service proposée par le secteur de psychiatrie aux personnes ayant des troubles mentaux. Leurs actions peuvent se définir selon 4 axes principaux :
• Accompagnement individualisé dans le respect du projet thérapeutique
Il s’agit de conseiller, orienter et soutenir les personnes prises en charge et leur famille. L’assistant social favorise l’accès aux soins et aux droits des usagers par l’information sur la législation sociale, l’information sur les dispositifs sociaux, éducatifs et de réinsertion. Il met en œuvre toutes les démarches de liaison et administratives permettant l’amélioration et la stabilisation de la situation socio-économique des personnes suivies.
• Aide à la réinsertion
L’assistant social aide les usagers à appréhender de façon globale leurs difficultés familiales, sociales, économiques, psychologiques et médicales. Par ses connaissances des réseaux et des partenaires, il favorise l’insertion et la réinsertion des personnes en situation précaire.
• Communication
Il participe aux actions de formation et se tient à disposition des équipes pour toutes actions d’informations sur les dispositifs sociaux et la législation médico-sociale.
• Participations institutionnelles
En autres, il participe aux initiatives des secteurs en direction des partenaires tant en matière d’information, de formation et de mise en place de collaborations. Ce type d’action fait partie de la pratique même si nous sommes d’accord sur le fait que c’est à développer, nous y reviendrons plus loin. Il participe à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets du secteur.
L’organisation du travail social dans le secteur est pensée en fonction des besoins et des choix thérapeutiques. Elle est adaptable et évolutive. On repère des organisations différenciées définies selon que le secteur opte pour un suivi social référencé par structures ou bien en privilégiant le suivi continu des patients où qu’ils se trouvent pris en charge, enfin en retenant une répartition des patients selon la commune de référence.
A/ En secteurs adultes
Le mode de prise en charge principal est l’accompagnement individualisé. Cela consiste à recevoir les patients en entretien, assurer toutes les démarches telles que courriers et contacts téléphoniques, les démarches avec déplacement, les accompagnements dans des administrations, des visites de structures et convocations d’admission. La participation à des réunions de synthèse dans et hors de l’institution est également importante dans la conduite des actions.
Selon que le travail d’effectue en unité d’hospitalisation, en hôpital de jour ou en CMP, les assistants sociaux proposent des actions spécifiques et adaptées.
Ainsi, durant les temps d’hospitalisation la priorité est donnée au maintien et à l’accès aux droits favorisant l’accès aux soins et la régulation des éléments de vie sociale. Un travail important visant la préparation de la sortie et la prise en charge de relais est mis en œuvre. La concordance entre le problématique psychique et la prise en compte du réel est un aspect tout à fait majeur dans la particularité du travail social en psychiatrie. A noter que la réduction de la durée moyenne de séjour (DMS) oblige à intervenir au plus tôt et dans des délais courts. Cela occasionne un certain nombre de difficultés liées à un temps administratif long qui vient parfois en décalage avec le projet thérapeutique.
A l’hôpital de jour, le travail social concourt à la stabilisation de la situation médico-sociale. Les projets menés dans le cadre du travail d’équipe s’orientent vers une recherche d’insertion socioprofessionnelle.
Au CMP, les assistants sociaux reçoivent les patients, la plupart du temps sur rendez-vous, dans le cadre des prises en charge en ambulatoire assurées par les équipes médicales et soignantes.
L’objectif est de maintenir la personne dans son tissu social et de veiller à une stabilisation de la situation socio-économique favorisant ainsi le travail thérapeutique. L’accompagnement s’inscrit sur la durée, la psychose nécessitant un étayage au long cours.
Les assistants sociaux interviennent également dans certains CAC en actions brèves dévaluation et d’orientation. L’intervention peut-être poursuivie dans le cadre du passage du relais au CMP.
Ils participent aux prises en charge dans les familles d’accueil thérapeutiques et auprès des patients résidents dans les appartements associatifs.
Quels que soient les lieux d’intervention sur le secteur, les assistants sociaux sont intégrés dans chacune des équipes du secteur. Cela implique que les assistants sociaux participent aux réunions dites institutionnelles et aux réunions cliniques. Ce temps de concertation est essentiel.
Les démarches vers les organismes extérieurs, les administrations, les associations, les structures d’hébergement, les établissements de soins et médico-sociaux occupent un tems majeur dans l’activité des assistants sociaux. En effet, la recherche de la meilleure inscription possible de l’usager dans le tissu social et le droit commun, nécessite d’articuler l’action avec l’ensemble des interlocuteurs du département ainsi qu’avec les relais possibles en terme d’accueil en structures se trouvant sur l’ensemble du territoire, et jusqu’en Belgique pour les lieux de vie.
B/ En secteur enfants
La spécificité du travail des assistants sociaux dans les secteurs enfants est de le placer dans un travail d’interface, d’accompagnement des familles, d’information et d’orientation s’il y a nécessité de placement. Leurs actions sont en concordance avec le travail soignant.
Nous pouvons retenir 4 axes principaux définissant le travail des assistants sociaux en secteur enfants :
- Participation au travail d’équipe
L’assistant de service social contribue, pour ce qui est de son domaine d’intervention, à l’approche globale du jeune et à la conduite du projet thérapeutique. Il propose une approche particulière permettant d’adapter les projets aux modalités de vie sociale de chaque enfant et de sa famille et aux réalités administratives des partenaires.
Il participe aux réunions institutionnelles et aux synthèses, autant de temps de partage d’informations et de réflexion pluridisciplinaire essentiels à la conduite de la prise en charge globale de l’enfant.
- Intervention auprès du jeune et de sa famille
En complément à l’accueil et au suivi thérapeutique réalisé par les médecins et les soignants, l’assistant social peut rencontrer l’enfant et sa famille. Il s’agit d’évaluer les difficultés sociales et économiques, de recueillir les informations qui permettront l’accès aux soins de l’enfant ainsi que la mise en place d’un soutien socio-éducatif en lien avec les partenaires. La disponibilité auprès des parents est essentielle. Il s’agit de favoriser la prise de recul face aux troubles de l’enfant et de soutenir au quotidien rendu difficile. L’assistant de service social est souvent l’interlocuteur privilégié des parents car il permet l’expression de l’inquiétude et de la souffrance, il informe, mobilise, accompagne ce qui a un impact sur le travail thérapeutique mené avec l’enfant
- Travail partenarial
Les intervenants auprès de l’enfant sont multiples. Il est essentiel de veiller la meilleure coordination et complémentarité de chacun. L’assistant du service social se situe à une place tout à fait spécifique à la croisée des différentes approches. Il se doit de favoriser les connexions, les articulations et le partage de réflexion.
Ainsi, le travail dans la communauté implique un temps important consacré aux contacts, rencontres, prises de relais, réunions dont les CLE (Concertation Locale à l’Enfance). L’assistant du service social s’inscrit comme un maillon entre l’équipe du secteur et les partenaires tout autant qu’entre les intervenants eux-mêmes agissant à toutes les étapes de la vie quotidienne de l’enfant. Pour n’en citer que les plus marquants retenons, la PMI, les crèches, les haltes garderies, les assistantes maternelles, les circonscriptions, l’ASE, les CCAS, les services de la protection de l’enfance, la protection judicaire, l’institution scolaire avec les enseignants, la médecine scolaire et le service social scolaire.
- Orientations et accès aux structures
L’assistant social intervient dans toutes les recherches de structures de relais et d’établissements spécialisés. C’est un travail qui réclame beaucoup de persévérance car les places sont limitées, l’attente d’autant plus importantes que la MDPH rend ses décisions dans des délais particulièrement longs.
La vie quotidienne de l’enfant nécessite également un travail favorisant l’accès aux dispositifs communaux tels que le centre aéré, la bibliothèque, les associations sportives. L’aide à la réalisation des projets de vacances implique de rechercher des lieux d’accueil ordinaires proposés par la commune ou bien spécialisés proposés par des organismes.
En conclusion, on peut dire que l’assistant social en santé mentale se situe, de fait, à l’interface entre le sanitaire et le social. En d’autres termes, cela implique que son intervention s’inscrive, en permanence, dans une articulation subtile entre la prise en compte de la pathologie et ses effets de terme de handicaps et d’inadaptations diverses et la réalité sociale, économique et administrative toujours plus exigeante. Le fait d’être partie prenante du projet de soin élaboré par l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire du secteur permet, à la fois, d’apporter l’éclairage de la donne sociale à la réflexion collective et d’accompagner le processus thérapeutique dans toutes ses étapes.
L’assistant social en santé mentale est dit spécialisé car, au-delà des connaissances et des compétences généralistes, il doit savoir combiner des logiques différentes et trouver l’articulation entre le soin et le social, entre le dedans et le dehors, entre les effets de la pathologie mentale et les contraintes de la vie courante, entre le patient et son environnement familial et amical. La position de tiers est une approche tout à fait essentielle dans ce milieu professionnel. Créer du lien, coordonner autour du sujet central qu’est le patient, voilà ce qui le spécifie.