Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
-
Annick
Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Salut,
Je voulais savoir quel est votre avis en ce qui concerne le métier d'éducateur effectué par quelqu'un qui a un handicap locomoteur.
Est-ce possible ? Ou illusoire ?
Si vous êtiez un employeur comment réagiriez-vous ?
...
Annick
Je voulais savoir quel est votre avis en ce qui concerne le métier d'éducateur effectué par quelqu'un qui a un handicap locomoteur.
Est-ce possible ? Ou illusoire ?
Si vous êtiez un employeur comment réagiriez-vous ?
...
Annick
-
sarah
Re:
je trouve ta question assez interessante, je pense que le contact entre des jeunes handicapés avec un éduc handicapé peut apporter beaucoup de choses à ces jeunes, notamment une approche plus facile avec leur handicap, une preuve concrète qu'ils peuvent réussir leur vie.
On retrouve ce cas d'ailleurs chez les infirmières, aujourd'hui on voit de plus en plus d'infirmières handicapées ou en chaise roulante.
c'est peut être un projet à envisager...
Quand aux jeunes à problèmes sociologiques ou psychologiques, je ne vois pas en quoi cela dérangerait si leur éduc est handicapé?
On retrouve ce cas d'ailleurs chez les infirmières, aujourd'hui on voit de plus en plus d'infirmières handicapées ou en chaise roulante.
c'est peut être un projet à envisager...
Quand aux jeunes à problèmes sociologiques ou psychologiques, je ne vois pas en quoi cela dérangerait si leur éduc est handicapé?
-
gaelle
Re:
bonjour
je suis en fauteil et je viens de rentrer en ecole.
en effet, certains domaines sont difficiles d'acces (delinquance, psychotiques)mais cela fait 3 ans que je bosse aupres d'enfants handicapés sans aucun soucy. leur relation avec l adulte handi est differente :
d abord, ils ne peuvent pas te retorquer "qu est ce que t en sais? t es pas en fauteil toi!" (rires)
ensuite cela leur renvoit l image quece n est pas parce qu ils sont handi qu ils ne feront rien dans leur vie (phenomene qui peut s observer dans certains etablissements ou les jeunes peuvent manquer de motivation).
voila mon opinion mais apres tout chacun pense ce qu il veut! :tv)
je suis en fauteil et je viens de rentrer en ecole.
en effet, certains domaines sont difficiles d'acces (delinquance, psychotiques)mais cela fait 3 ans que je bosse aupres d'enfants handicapés sans aucun soucy. leur relation avec l adulte handi est differente :
d abord, ils ne peuvent pas te retorquer "qu est ce que t en sais? t es pas en fauteil toi!" (rires)
ensuite cela leur renvoit l image quece n est pas parce qu ils sont handi qu ils ne feront rien dans leur vie (phenomene qui peut s observer dans certains etablissements ou les jeunes peuvent manquer de motivation).
voila mon opinion mais apres tout chacun pense ce qu il veut! :tv)
-
Didier
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Je crois que la profession d'éducateur est si vaste dans ses champs d'action qu'une personne handicapée moteur qui possède les qualités requises et qui n'a rien à regler de trop personnel avec son handicap y trouvera sa place, même si cela peut demander une adaptation au poste et une petite volonté supplémentaire.
Idéalement, on ne devrait pas se refuser ce choix de vie, il y a des murs qui sont fait pour sauter et en lisant Gaelle, on comprend que certains on déjà transformé les "illusions" en réalité !!
Quant à l'employeur, il a evidemment la responsabilité du public (en terme de sécurité par exemple) mais gageons qu'il mette tout en oeuvre pour que le travail soit possible et efficace..
Là, c'est peut être une autre histoire mais soyons positifs hein ?
Je suis malentendant et je rentre également en formation cette année :bounce:
Idéalement, on ne devrait pas se refuser ce choix de vie, il y a des murs qui sont fait pour sauter et en lisant Gaelle, on comprend que certains on déjà transformé les "illusions" en réalité !!
Quant à l'employeur, il a evidemment la responsabilité du public (en terme de sécurité par exemple) mais gageons qu'il mette tout en oeuvre pour que le travail soit possible et efficace..
Là, c'est peut être une autre histoire mais soyons positifs hein ?
Je suis malentendant et je rentre également en formation cette année :bounce:
-
valérie Aubin
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Mon avis en ce qui concerne ta question est le suivant.
Je suis une jeune étudiante en éducation spécialisé, je suis a ma troisième année de cégep et je crois qu'un éducateur qui a un handicap locomoteur peut apporter beaucoup à différentes clientèles. Imagine un éducateur avec un handicap qui travail dans une école pour personne handicapés, je crois que ce serait une bonne image pour les jeunes de voir un modèle dans la même situation qu'eu qui a bien réussis et qui peut répondre a leurs questionnements quotidiens en ce qui concerne leur handicap. Dans d'autre cas, un éducateur ayant un handicap, peu importe le milieu où il travail peut faire ouvrir les yeux au milieu et les sensibiliser à cet problématique.
C'était mon point de vue.
-
Isabelle
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Je crois que c'est tout a fait possible et que ça pourrait même être un avantage car tu connais très bien la clientèle! Pour l'employeur il est possible que certain soit rétissent mais je crois qu'il faut bien choisir l'endroit ou tu veux travailler et de convaincre l'employeur que ton handicap ne nuira pas a ton travail.
Isabelle Vézina
Isabelle Vézina
-
cassandre
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
D'après moi je trouve que c'est une très bonne idée d'avoir quelqu'un d'handicapé comme éducateur.Premièrement, parce que l'enfant, va selon moi pouvoir se définir à travers cette personne et réaliser que malgré un handicap qu'il ne faut pas laissé aucune limite nous empecher d 'avancer. Pour l'éducateur ça sera un moyen de démontrer ces capacités.Je trouve d'après moi qu'il y a beaucoup trop de préjugés envers les handicapés et qu'il faudrait leurs laisser plus de place
-
catherine lalancette
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
auteure:catherine lalancette
08/09/05
Je crois qu'une personne qui veut devenir éducatrice et qui a un handicap physique,par exemple une personne malentendante et bien je crois qu'elle peut-être une aussi bonne educatrice que les autres tout dépendera de son attitude et de sa qualité d'intervention auprès de la clientèle et aussi de sa passion pour son métier.Je crois aussi qu'elle aura quelques ajustements à faire au niveau de son travail et la clientèle devra s'ajuster à elle.Enfin je crois qu'avec de la volonté et bien elle peut réussir.
08/09/05
Je crois qu'une personne qui veut devenir éducatrice et qui a un handicap physique,par exemple une personne malentendante et bien je crois qu'elle peut-être une aussi bonne educatrice que les autres tout dépendera de son attitude et de sa qualité d'intervention auprès de la clientèle et aussi de sa passion pour son métier.Je crois aussi qu'elle aura quelques ajustements à faire au niveau de son travail et la clientèle devra s'ajuster à elle.Enfin je crois qu'avec de la volonté et bien elle peut réussir.
-
xavier
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Désolé, p'tite remarque qui n'a rien avoir avec le sujet... C'est la première fois que je vois parler de "clientèle" et en plus plusieurs fois. C'est un terme nouvellement utilisé ? D'autres personnes sont elles surprises où suis-je sur une autre planète ??
A part ça, je pense que le handicap peut se renverser en quelque sorte en atout dans le travail éducatif, du moins constituer un point d'appui intéressant comme il l'a été dit. Pour moi c'est une richesse.
A part ça, je pense que le handicap peut se renverser en quelque sorte en atout dans le travail éducatif, du moins constituer un point d'appui intéressant comme il l'a été dit. Pour moi c'est une richesse.
-
Annick
Re: Etre éducateur A1 en étant handicapé, qu'en pensez-vous ?
Salut,
J’ai écrit ce message car je voulais avoir l’avis de personnes qui sont susceptibles de travailler dans le milieu de l’éducation spécialisée. Il y a beaucoup de jugements mal fondés sur les capacités de travail des personnes handicapées. C’est dommage !! Lisez la suite.
Je m’appelle Annick, j’ai 23 ans et j’ai un handicap locomoteur (j’ai commencé à marcher vers 15 ans après un tas d’opérations, de kiné,…)
Je suis éducatrice spécialisée (A1). Diplômée depuis peu, je me suis battue et j'ai accompli un travail de qualité.
J'ai suivi les cours de sport comme tout le monde. J'ai obtenu mon brevet de sauvetage (avec le fameux mannequin. J’ai également mes brevets de natation jusque 1500 inclus) comme tout le monde, sans facilité, j'ai mis en place et organisé une journée sportive pour des personnes handicapées mentales avec ma classe, j'ai suivi les stages sportifs comme tout le monde,...
Côté stage, j'ai travaillé dans l'intergénérationnel, le handicap et au sein d'une cité comme éducatrice de rue.
Pour le premier stage, c'était plus un travail d'animatrice que d'éducatrice. Pour le second, je m’occupais de l’intégration de 2 enfants handicapés (1 syndrome d’Asperger et 1 pseudohypoparathiroïdie) dans l’enseignement ordinaire avec un suivi parental. Les parents d’une des familles qui ne souhaitait pas la présence d’une éducatrice spécialisée pour s’occuper de son enfant a fini par me réclamer à la fin de mon stage et aurait souhaité que je revienne faire mon stage de fin d’année auprès de son enfant (hélas, ce n’était pas possible). L’autre famille m’a félicité de la progression de l’enfant. Quant à mon maître de stage, il m’a admiré dans mon travail et mon dévouement. Et ce dès le début.
Pour le 3ème stage, j’ai effectué un travail d’éducatrice de rue où je côtoyais des enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, personnes dépressives, suicidaires, anorexiques, en décrochage scolaire,… et tout s’est passé à merveille. On m’a dit avoir fait un stage en or. J’ai mis en place et géré seule 4 projets. On m’a laissé carte blanche. Alors les projets étaient : mise en place d’un spectacle avec les jeunes de la cité, visites à domicile 1 journée par semaine (je le faisais le vendredi qui était le jour de congé, j’étais donc la seule à me présenter au boulot), rôle de responsabilisation parentale sur la scolarité de l’enfant, création d’un site Internet, d’un blog et d’un forum. Tout cela en 4 mois et avec de très bons résultats. Je suis fière de mon travail et de ce que je suis. Bien sûr, en ville, s’il faut se déplacer trop longtemps, je dois me déplacer en chaise roulante, mais j’ai, là aussi, une indépendance totale ! En effet, les bordures des trottoirs, les pavés, les montées et les descentes des rues,… n’ont plus de secret pour moi. J’ai même emmené à plusieurs reprises des personnes que j’avais à charge en ville,…
Les professeurs disent de moi que je donne une leçon de vie aux autres qui n’ont aucune difficulté. En tous les cas, je suis sûre d’une chose, mon handicap ne m’empêche aucunement de m’intégrer dans le monde dit ordinaire, même si j’ai mes limites.
Alors, cessons les stéréotypes qui servent à placer les « catégories » de personnes dans le même sac !
Qui sait, nous sommes peut-être futurs collègues !
A bientôt.
J’ai écrit ce message car je voulais avoir l’avis de personnes qui sont susceptibles de travailler dans le milieu de l’éducation spécialisée. Il y a beaucoup de jugements mal fondés sur les capacités de travail des personnes handicapées. C’est dommage !! Lisez la suite.
Je m’appelle Annick, j’ai 23 ans et j’ai un handicap locomoteur (j’ai commencé à marcher vers 15 ans après un tas d’opérations, de kiné,…)
Je suis éducatrice spécialisée (A1). Diplômée depuis peu, je me suis battue et j'ai accompli un travail de qualité.
J'ai suivi les cours de sport comme tout le monde. J'ai obtenu mon brevet de sauvetage (avec le fameux mannequin. J’ai également mes brevets de natation jusque 1500 inclus) comme tout le monde, sans facilité, j'ai mis en place et organisé une journée sportive pour des personnes handicapées mentales avec ma classe, j'ai suivi les stages sportifs comme tout le monde,...
Côté stage, j'ai travaillé dans l'intergénérationnel, le handicap et au sein d'une cité comme éducatrice de rue.
Pour le premier stage, c'était plus un travail d'animatrice que d'éducatrice. Pour le second, je m’occupais de l’intégration de 2 enfants handicapés (1 syndrome d’Asperger et 1 pseudohypoparathiroïdie) dans l’enseignement ordinaire avec un suivi parental. Les parents d’une des familles qui ne souhaitait pas la présence d’une éducatrice spécialisée pour s’occuper de son enfant a fini par me réclamer à la fin de mon stage et aurait souhaité que je revienne faire mon stage de fin d’année auprès de son enfant (hélas, ce n’était pas possible). L’autre famille m’a félicité de la progression de l’enfant. Quant à mon maître de stage, il m’a admiré dans mon travail et mon dévouement. Et ce dès le début.
Pour le 3ème stage, j’ai effectué un travail d’éducatrice de rue où je côtoyais des enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, personnes dépressives, suicidaires, anorexiques, en décrochage scolaire,… et tout s’est passé à merveille. On m’a dit avoir fait un stage en or. J’ai mis en place et géré seule 4 projets. On m’a laissé carte blanche. Alors les projets étaient : mise en place d’un spectacle avec les jeunes de la cité, visites à domicile 1 journée par semaine (je le faisais le vendredi qui était le jour de congé, j’étais donc la seule à me présenter au boulot), rôle de responsabilisation parentale sur la scolarité de l’enfant, création d’un site Internet, d’un blog et d’un forum. Tout cela en 4 mois et avec de très bons résultats. Je suis fière de mon travail et de ce que je suis. Bien sûr, en ville, s’il faut se déplacer trop longtemps, je dois me déplacer en chaise roulante, mais j’ai, là aussi, une indépendance totale ! En effet, les bordures des trottoirs, les pavés, les montées et les descentes des rues,… n’ont plus de secret pour moi. J’ai même emmené à plusieurs reprises des personnes que j’avais à charge en ville,…
Les professeurs disent de moi que je donne une leçon de vie aux autres qui n’ont aucune difficulté. En tous les cas, je suis sûre d’une chose, mon handicap ne m’empêche aucunement de m’intégrer dans le monde dit ordinaire, même si j’ai mes limites.
Alors, cessons les stéréotypes qui servent à placer les « catégories » de personnes dans le même sac !
Qui sait, nous sommes peut-être futurs collègues !
A bientôt.