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relations sexuelles en institution spécialisée
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Laurence
relations sexuelles en institution spécialisée
Je tarvaille actuellement dans un restaurant d'application avec MECS depuis le mois de juillet. Quand je suis arrivée deux jeunes filles avaient déjà subi une IVG et tout ça en deux ans. Quand j'ai dit à mon directeur la possibilité d'avoir à disposition des perservatifs, il m'a rétorquée que ce serait inciter les relations sexuelles... Je lui ai répondu qu'il valait mieux prévenir que guerrir, mais j'ai dû faire face à un discours de sourd.
Aujourd'hui j'accompagne une jeune de 15 ans pour une IVG ! Je suis à la fois très en colère contre le directeur qui n'a pas prit en compte mon avis et perdue car malgré toute la prévention que j'ai pu mettre en place avec cette jeune et son copain c'est arrivé. Je ne sais quoi penser. Aujourd'hui je fais appel à vous pour me donner vos avis : comment "gérer" les relations sexuelles en institution ? Les garçons ont interdiction d'aller dans les chambres des filles et vis et versa, mais on sait très bien qu'ils arrivent à se trouver sur l'extérieur de l'établissement. Je cherche des arguments face à mon directeur et quelques livres qui pourraient m'aider à y voir plus clair.
Merci de vos témoignages et de votre aide.
Laurence
Aujourd'hui j'accompagne une jeune de 15 ans pour une IVG ! Je suis à la fois très en colère contre le directeur qui n'a pas prit en compte mon avis et perdue car malgré toute la prévention que j'ai pu mettre en place avec cette jeune et son copain c'est arrivé. Je ne sais quoi penser. Aujourd'hui je fais appel à vous pour me donner vos avis : comment "gérer" les relations sexuelles en institution ? Les garçons ont interdiction d'aller dans les chambres des filles et vis et versa, mais on sait très bien qu'ils arrivent à se trouver sur l'extérieur de l'établissement. Je cherche des arguments face à mon directeur et quelques livres qui pourraient m'aider à y voir plus clair.
Merci de vos témoignages et de votre aide.
Laurence
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titi
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
j'ai pas de livre à te conseiller mais peut être un argument pour ton dirlo, ces jeunes vont devenir adultes et que la prévention des risques s'impose, car une ivg n'est pas un moyen de contraception je pense que ce n'est pas les insiter à avoir des rapports au sein de l'institution mais simplement à les préparer à une vie d'adullte renseigne toi auprés des gynécos et du planning familiale, ils peuvent t'aider je pense. Aussi, j'ai eu quand j'avais 14 ans une personne venu faire de la prévention au collège ton directeur n'irait pas dire que c'était pour nous insister à avoir des rapports au sein du collège non?! je crois bien que c'est obligatoire d'ailleurs.... aller bon courage
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rachelle
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
prend contact avec le MIMS à montparnasse ils t'aideront beaucoup sur cette question
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cho
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
pour t'aider, il existe un bon livre de réjean tremblay, guide d'éducation sexuelle à l'usage des professionnels, le tome 1 est consacré aux ados.
je me sers du tome 2 pour un projet concernant le handicap, vaste foutaise hypocrite des institutions...une honte.
le planning peut également intervenir...mais quand est il du travail avec les familles dans cette institution ? comment perçoivent-elles ces problèmes et les ivg des gamines ?
je me sers du tome 2 pour un projet concernant le handicap, vaste foutaise hypocrite des institutions...une honte.
le planning peut également intervenir...mais quand est il du travail avec les familles dans cette institution ? comment perçoivent-elles ces problèmes et les ivg des gamines ?
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Laurence
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
Que signifie les sigles ? Je n'est pas trouvé les coordonnés, les as-tu ? Merci
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Laurence
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
Bonjour Cho,
J'ai bien noter les coordonnés du livre et je t'en remercie. Pour ensuite répondre à la question je ne peut te parler de ce que je connais donc de la jeune que j'ai en référence. Cette expérience à été, dans ce cas là d'éclaircir des points de l'histoire familiale (la mère a subit deux ivg pour des relations extra conjugale). Je me suis rendue compte que cette jeune a pu peut-être à un moment donné reproduit inconsciemment ce que lui cachait sa mère depuis des années. Le directeur a demandé à avoir une autorisation écrite de la mère pour pratiquer l'ivg en précisant bien de ne pas mettre "sous la responsabilité de l'établissement". Elle a contacté le directeur en expliquant que comme ça c'est produit dans son établissement et que sa fille lui était confié, c'était bien de sa responsabilité. Il lui a répondu que c'était une hospitalisation particulière et dans ce cas, ça levait sa responsabilité. Le travail avec les familles se limite à des appels téléphonique pour l'organisation du week-end. Il faut dire que je suis dans une équipe où le travail administratif est quelque peu mis de côté. Sur 6 éducateurs, seuls deux sont diplomés de l'éducation spécialisée (ES). Les autres ont un BE, BAFA ou diplome de l'armée. Je ne renie pas leur formation, mais ont sent bien que tout ce qui gravite autour du jeune est moins important, voire inexistant. Les écrits sont d'ailleurs le cadet de leur soucis (cahier de liaison, de réunion, etc). Voila, voila, pas très facile de mettre en pratique ce que l'on apprend en école ou en stage...
Merci
Laurence
J'ai bien noter les coordonnés du livre et je t'en remercie. Pour ensuite répondre à la question je ne peut te parler de ce que je connais donc de la jeune que j'ai en référence. Cette expérience à été, dans ce cas là d'éclaircir des points de l'histoire familiale (la mère a subit deux ivg pour des relations extra conjugale). Je me suis rendue compte que cette jeune a pu peut-être à un moment donné reproduit inconsciemment ce que lui cachait sa mère depuis des années. Le directeur a demandé à avoir une autorisation écrite de la mère pour pratiquer l'ivg en précisant bien de ne pas mettre "sous la responsabilité de l'établissement". Elle a contacté le directeur en expliquant que comme ça c'est produit dans son établissement et que sa fille lui était confié, c'était bien de sa responsabilité. Il lui a répondu que c'était une hospitalisation particulière et dans ce cas, ça levait sa responsabilité. Le travail avec les familles se limite à des appels téléphonique pour l'organisation du week-end. Il faut dire que je suis dans une équipe où le travail administratif est quelque peu mis de côté. Sur 6 éducateurs, seuls deux sont diplomés de l'éducation spécialisée (ES). Les autres ont un BE, BAFA ou diplome de l'armée. Je ne renie pas leur formation, mais ont sent bien que tout ce qui gravite autour du jeune est moins important, voire inexistant. Les écrits sont d'ailleurs le cadet de leur soucis (cahier de liaison, de réunion, etc). Voila, voila, pas très facile de mettre en pratique ce que l'on apprend en école ou en stage...
Merci
Laurence
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T
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
SAlut Laurence!
D'abord, je te souhaite bon courage dans tes démarches...
Ce qui m'interpelle quand même dans ce que tu dis (en même temps tu n'as pas précisé quelles préventions tu as mis en place avec cette JF), c'est que s'il n'y a pas de possibilité de mettre à dispo des préservatifs, tu pouvais imaginer que cela allait se produire; alors pourquoi ne pas avoir proposé un autre contraceptif, type la pillule à cette jeune, cela lui aurait peut-être éviter la grossesse?
Cependant, il est clair que ce moyen de contraception ne protège pas des mst ou du sida, et qu'à mon sens la prévention doit se faire dans les 2 sens : le risque de maternité et de maladies. Une intervention du planning familiale peut effectivement être bénéfique pour les ados, mais en retireront-ils réellement quelque chose? Lors d'un stage avec des adultes en difficultés , j'ai été confrontée à la question de la prévention du SIDA, de ce fait j'ai mis en place un atelier de prévention. Certains s'en sont saisis, d'autres pas, cela a donc requestionné les limites de l'accompagnement éducatif : quelle que soit ce que tu proposes ou met en place, si un usager n'est pas prêt a s'en saisir, tu ne peut pas le faire pour lui.
D'abord, je te souhaite bon courage dans tes démarches...
Ce qui m'interpelle quand même dans ce que tu dis (en même temps tu n'as pas précisé quelles préventions tu as mis en place avec cette JF), c'est que s'il n'y a pas de possibilité de mettre à dispo des préservatifs, tu pouvais imaginer que cela allait se produire; alors pourquoi ne pas avoir proposé un autre contraceptif, type la pillule à cette jeune, cela lui aurait peut-être éviter la grossesse?
Cependant, il est clair que ce moyen de contraception ne protège pas des mst ou du sida, et qu'à mon sens la prévention doit se faire dans les 2 sens : le risque de maternité et de maladies. Une intervention du planning familiale peut effectivement être bénéfique pour les ados, mais en retireront-ils réellement quelque chose? Lors d'un stage avec des adultes en difficultés , j'ai été confrontée à la question de la prévention du SIDA, de ce fait j'ai mis en place un atelier de prévention. Certains s'en sont saisis, d'autres pas, cela a donc requestionné les limites de l'accompagnement éducatif : quelle que soit ce que tu proposes ou met en place, si un usager n'est pas prêt a s'en saisir, tu ne peut pas le faire pour lui.
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silvia
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
Bijour tout le monde nouvelle arrivante et ravi de ce site.
J'ai recontré une stuation semblable à celle de laurence.En effet, je trouve moi aussi que les relations sexuelles sont trés mal perçues en institutions et camouflées malheureusement. Je travaille dans un foyer occupationnel et un résidant a au un rapport sexuel avec une résidante. Celle ci dit le lendemain matin avoir pris du paisir à faire l'amour alors que le soir elle dit avoir été violé. Le résidant a failli être exclu du foyer et a été traité comme un coupable par une partie de l'équipe alors que la loi française stipule bien que la présomption d'innocence existe. Du coup je me suis battue et j'ai défendu le réidant. Cela a permis à toute l'équipe de réfléchir à la sexualité. Je pense qu'il est important de se battre pour ses idées
J'ai recontré une stuation semblable à celle de laurence.En effet, je trouve moi aussi que les relations sexuelles sont trés mal perçues en institutions et camouflées malheureusement. Je travaille dans un foyer occupationnel et un résidant a au un rapport sexuel avec une résidante. Celle ci dit le lendemain matin avoir pris du paisir à faire l'amour alors que le soir elle dit avoir été violé. Le résidant a failli être exclu du foyer et a été traité comme un coupable par une partie de l'équipe alors que la loi française stipule bien que la présomption d'innocence existe. Du coup je me suis battue et j'ai défendu le réidant. Cela a permis à toute l'équipe de réfléchir à la sexualité. Je pense qu'il est important de se battre pour ses idées
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Laurence
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
Salut T
Quand j'ai parlé de prévention, je parle des rdv qu'on a pris au planning
familial pour trouver un moyen de contraception adapté. J'ai fait venir sa
mère, la jeune fille a décidé de prendre la pillule avant de pouvoir
envisager un implant. Depuis septembre elle a prit à peine une plaquette. Je
lui ai souvent fait penser à prendre sa pillule, j'ai parlé de l'importance
de prendre le préservatif avec elle mais aussi avec son copain, on l'a déjà
accompagné à la pharmacie pour lui donner la pillule du lendemain, je lui ai
proposé de lui acheter des préservatifs, etc. C'est pour cela que je me sent
aussi mal, car malgré tout ce que j'ai pu mettre en place, c'est arrivé.
Mais j'apprécié ta phrase :"quelle que soit ce que tu proposes ou met en
place, si un usager n'est pas prêt a s'en saisir, tu ne peut pas le faire
pour lui." Ca m'interroge aussi sur les limites d'un tel accompagnement, car
si elle avait décidé de ne pas se protéger, il m'était difficile de le
fairecontre sa volonté. Mais je pense qu'en ayant ça en tête, ça me
permettra peut-être d'intervenir différemment. Alors merci de m'avoir permis
de voir les choses d'un autre angle. A bientôt.
Laurence
Quand j'ai parlé de prévention, je parle des rdv qu'on a pris au planning
familial pour trouver un moyen de contraception adapté. J'ai fait venir sa
mère, la jeune fille a décidé de prendre la pillule avant de pouvoir
envisager un implant. Depuis septembre elle a prit à peine une plaquette. Je
lui ai souvent fait penser à prendre sa pillule, j'ai parlé de l'importance
de prendre le préservatif avec elle mais aussi avec son copain, on l'a déjà
accompagné à la pharmacie pour lui donner la pillule du lendemain, je lui ai
proposé de lui acheter des préservatifs, etc. C'est pour cela que je me sent
aussi mal, car malgré tout ce que j'ai pu mettre en place, c'est arrivé.
Mais j'apprécié ta phrase :"quelle que soit ce que tu proposes ou met en
place, si un usager n'est pas prêt a s'en saisir, tu ne peut pas le faire
pour lui." Ca m'interroge aussi sur les limites d'un tel accompagnement, car
si elle avait décidé de ne pas se protéger, il m'était difficile de le
fairecontre sa volonté. Mais je pense qu'en ayant ça en tête, ça me
permettra peut-être d'intervenir différemment. Alors merci de m'avoir permis
de voir les choses d'un autre angle. A bientôt.
Laurence
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T
Re: relations sexuelles en institution spécialisée
Salut Laurence!
C'est avec plaisir que je t'ai donné mon avis, et suis ravie qu'il t'ai interrogée!
Effectivement, vu tout ce que t'as mis en place au niveau préventif, tu ne pouvais pas faire grand chose d'autre...
Son comportement a peut être été inconscient comme tu l'as déjà écrit, mais faut pas te sentir mal, car tu as été présente. Après l'important, est d'en parler avec elle pour qu'elle prenne conscience de ce qu'est l'ivg, et l'impact émotionnel qu'il peut engendrer. Elle réalisera peut-être que la contraception a ses limites et que de reproduire l'histoire de sa mère n'est pas une solution pour elle!
En tout cas, ce sera un travail de longue haleine, même si elle est à l'écoute... courage!
bye
C'est avec plaisir que je t'ai donné mon avis, et suis ravie qu'il t'ai interrogée!
Effectivement, vu tout ce que t'as mis en place au niveau préventif, tu ne pouvais pas faire grand chose d'autre...
Son comportement a peut être été inconscient comme tu l'as déjà écrit, mais faut pas te sentir mal, car tu as été présente. Après l'important, est d'en parler avec elle pour qu'elle prenne conscience de ce qu'est l'ivg, et l'impact émotionnel qu'il peut engendrer. Elle réalisera peut-être que la contraception a ses limites et que de reproduire l'histoire de sa mère n'est pas une solution pour elle!
En tout cas, ce sera un travail de longue haleine, même si elle est à l'écoute... courage!
bye