Bonjour,
J'ai choisi de réaliser mon mémoire sur les jeunes adultes en psychiatrie. Serait il possible de recueillir l'avis de professionnel travaillant auprès de ce public?
Je suis parti des constats suivants:
Ma surprise face à la présence de ce public en service fermé. 4/ 20
patients.
Le paradoxe entre une reconnaissance du handicap par les médecins et l'équipe " ils rentrent dans la psychose" et une volonté de ne pas "les faires rentrez dans un processus de reconnaissance auprès de la MDPH pour ne pas les enfermer dans la maladie"
je suis donc en train de m'interroger sur qu'est ce l'entrée dans l'age adulte et les 18 25 ans?
Qu'est ce que la maladie mentale?
La notion d'insertion dans la société et bien sur le handicap.
Voila, j'aimerai pouvoir decoller un peu de mes représentation de départs,.. pour prendre de la distance...
Si vous pouviez me donner votre avis!
Merci
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
-
Florence
Re: Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
Salut,
Je suis ASS de formation, DE en 2008. Depuis début 2009, je suis déléguée à la protection des majeurs. Environ 1/3 de "mes" majeurs sont suivis par la psychiatrie, et certains en auraient besoin
Parmi eux, il y a des jeunes ...
J'ai changé de lieu de travail récemment, mais avant, j'avais 2 jeunes majeurs protégés de 23 et 26 ans, qui étaient suivis en psy ++
Sur ta "surprise" de voir tant de jeunes en psy, il faut te dire qu'il y a des services de psychiatrie enfants (pédopsy). Pour ma part, c'est plutôt ça qui me "choquerait" ... mais ce sont en effet des représentations (l'idée qu'on ne peut -devrait- pas être "malade mental" à 12 ou 15 ans, voire moins !!)
mais voilà la réalité : la maladie mentale "n'apparaît pas" pile-poil à 18 ans. Certains sont suivis en psy bien avant leurs 18 ans.
Dans le paradoxe que tu évoquais, je crois qu'il y a 2 idées :
- les médecins ne raisonnent pas en termes de "handicap" mais en termes de "maladie" (mentale)
- et cela entraîne (surtout pour eux, médecins) l'idée qu'on peut en guérir.
- tandis que l'idée de handicap est (paraît) plus définitive. Quelqu'un qui est aveugle, ou qui est en fauteuil roulant, c'est un handicap lourd et bien souvent définitif.
Ceal pourra être intéressant pour toi de réféléchir à ces concepts "maladie" / "handicap"
Donc, de ce point de vue, je comprends ce paradoxe que tu vois chez les médecins. Et pour revenir sur ce que je disais plus haut, ce n'est parce qu'un jeune (encore mineur, ou même "jeune majeur" ) est suivi en psy qu'il le sera forcément toute sa vie. Et heureusement ...
Je suis ASS de formation, DE en 2008. Depuis début 2009, je suis déléguée à la protection des majeurs. Environ 1/3 de "mes" majeurs sont suivis par la psychiatrie, et certains en auraient besoin
Parmi eux, il y a des jeunes ...
J'ai changé de lieu de travail récemment, mais avant, j'avais 2 jeunes majeurs protégés de 23 et 26 ans, qui étaient suivis en psy ++
Sur ta "surprise" de voir tant de jeunes en psy, il faut te dire qu'il y a des services de psychiatrie enfants (pédopsy). Pour ma part, c'est plutôt ça qui me "choquerait" ... mais ce sont en effet des représentations (l'idée qu'on ne peut -devrait- pas être "malade mental" à 12 ou 15 ans, voire moins !!)
mais voilà la réalité : la maladie mentale "n'apparaît pas" pile-poil à 18 ans. Certains sont suivis en psy bien avant leurs 18 ans.
Dans le paradoxe que tu évoquais, je crois qu'il y a 2 idées :
- les médecins ne raisonnent pas en termes de "handicap" mais en termes de "maladie" (mentale)
- et cela entraîne (surtout pour eux, médecins) l'idée qu'on peut en guérir.
- tandis que l'idée de handicap est (paraît) plus définitive. Quelqu'un qui est aveugle, ou qui est en fauteuil roulant, c'est un handicap lourd et bien souvent définitif.
Ceal pourra être intéressant pour toi de réféléchir à ces concepts "maladie" / "handicap"
Donc, de ce point de vue, je comprends ce paradoxe que tu vois chez les médecins. Et pour revenir sur ce que je disais plus haut, ce n'est parce qu'un jeune (encore mineur, ou même "jeune majeur" ) est suivi en psy qu'il le sera forcément toute sa vie. Et heureusement ...
-
leon
Re: Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
Ass en psy (avec unservice fermé) je rencontre effectivement quelques jeunes adultes. Je suis asez d'accord avec ce que dit Florence sur le fait que les médecins font surement une distinction entre handicap et maladie. La plupart essayent d'éviter le recours à la MDPH afin d'éviter que les jeunes en question se repose sur leur allocation et pas sur la recherche d'un emploi.
Enfin, ya surement plein de chose à en dire donc si besoin tu peux poser les questions j'esseyerai d'y répondre.
Enfin, ya surement plein de chose à en dire donc si besoin tu peux poser les questions j'esseyerai d'y répondre.
-
Céline
Re: Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
Merci de votre réponse!
Je comprends ce que vous voulez dire.
Ma surprise vis à vis de ce public était lié à mes représentations propres et également a une certaine proximité d'age entre eux et moi lors de mon stage.
selon mes propres constats, il y aurait deux types de jeunes patients "ceux qui ont été diagnostiquer dans leur enfance" et ceux qui on connu la décompensation une fois majeur.. Est ce le cas? Il est difficile de d'écrire un public si multiple..
J'irai en effet chercher du coté du paradoxe entre "maladie" et handicap". Cependant la maladie mentale est bien reconnu comme un handicap psychique surtout depuis la reforme de la loi sur le handicap. non?
Favoriser l'insertion et l'accès a un emploi, oblige le jeune à rentrer dans une norme auquels il peut sembler lui être difficile d'être confronté? La reconnaissance d'un handicap n'était elle pas un droit?
En fait sur le terrain, je comprenai les décisions qui étaient prise pas l'équipe médical. Mais avec le recul, je me rends compte que cette éloignement de la MDPH "pour leur bien" favorise la précarisation de leur situation (financiere, logement, familial..).
Dans le même temps, il est possible que ces jeunes ne face qu'une ou deux BDA.. Et qu'il n'y a pas de diagnostique posé pour ne pas les enfermer dans la maladie.
Le facteur psychologique de la notion de handicap me parrait aussi important... Certains le revendique et le demande tandis que d'autre le refuse ( ils peuvent ne pas être conscient de leur handicap ou ne pas vouloir être identifier comme tel dans la société)
Il faut encore que je mature tout ça!
je suis en train de rédiger la partie théorique!
Merci encore pour votre aide!
Céline
Je comprends ce que vous voulez dire.
Ma surprise vis à vis de ce public était lié à mes représentations propres et également a une certaine proximité d'age entre eux et moi lors de mon stage.
selon mes propres constats, il y aurait deux types de jeunes patients "ceux qui ont été diagnostiquer dans leur enfance" et ceux qui on connu la décompensation une fois majeur.. Est ce le cas? Il est difficile de d'écrire un public si multiple..
J'irai en effet chercher du coté du paradoxe entre "maladie" et handicap". Cependant la maladie mentale est bien reconnu comme un handicap psychique surtout depuis la reforme de la loi sur le handicap. non?
Favoriser l'insertion et l'accès a un emploi, oblige le jeune à rentrer dans une norme auquels il peut sembler lui être difficile d'être confronté? La reconnaissance d'un handicap n'était elle pas un droit?
En fait sur le terrain, je comprenai les décisions qui étaient prise pas l'équipe médical. Mais avec le recul, je me rends compte que cette éloignement de la MDPH "pour leur bien" favorise la précarisation de leur situation (financiere, logement, familial..).
Dans le même temps, il est possible que ces jeunes ne face qu'une ou deux BDA.. Et qu'il n'y a pas de diagnostique posé pour ne pas les enfermer dans la maladie.
Le facteur psychologique de la notion de handicap me parrait aussi important... Certains le revendique et le demande tandis que d'autre le refuse ( ils peuvent ne pas être conscient de leur handicap ou ne pas vouloir être identifier comme tel dans la société)
Il faut encore que je mature tout ça!
je suis en train de rédiger la partie théorique!
Merci encore pour votre aide!
Céline
-
leon
Re: Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
Il y a effectivement les jeunes adultes qui sont suivis depuis longtemps et pour qui le diagnostic est déjà établi et ceux qui décompensent arrivés à l'age adultes pour qui le diagnostic est posé petit à petit.
En général, lors de la première hospit suite à la décompensation, le médecin ne pose pas un diagnostic directement mais au fil du temps et des hospitalisations, il peut préciser un peu son idée de diagnostic. Et c'est à ce moment là que se pose la question de la reconnaissance du handicap, qui est un droit. Mais les jeunes à qui ont annonce la maladie ont du mal à l'accepter dans la plupart des cas et refusent les demandes auprès de la MDPH.
Pour ce qui ets de l'insertion du jeune dans l'emploi, les médecins ont tendance à leur laisser tenter leur chance en milieu "normal" avant de les orienter en milieu adapé. Les jeunes eux même ne sont pas forcément demandeurs vu qu'ils ne reconnaissent pas toujours leur maladie...bref c'est compliqué de jongler avec tout ça !
En général, lors de la première hospit suite à la décompensation, le médecin ne pose pas un diagnostic directement mais au fil du temps et des hospitalisations, il peut préciser un peu son idée de diagnostic. Et c'est à ce moment là que se pose la question de la reconnaissance du handicap, qui est un droit. Mais les jeunes à qui ont annonce la maladie ont du mal à l'accepter dans la plupart des cas et refusent les demandes auprès de la MDPH.
Pour ce qui ets de l'insertion du jeune dans l'emploi, les médecins ont tendance à leur laisser tenter leur chance en milieu "normal" avant de les orienter en milieu adapé. Les jeunes eux même ne sont pas forcément demandeurs vu qu'ils ne reconnaissent pas toujours leur maladie...bref c'est compliqué de jongler avec tout ça !
-
céline
Re: Mémoire jeunes adultes en psychiatrie
Oui en effet, il y a beaucoup de point qui entre en ligne de compte... Je vais allez creuser du coté de la réticence des professionnels à les "reconnaitre" comme personne handicapé et l'acceptation de la maladie qui varie selon chacun, et depends également de la maladie. Comment une demande auprès de la MDPH influt elle sur les patients?
Merci encore!!!
Cette année le mémoire, j'espere que sa va allez... En tout cas, j'espere mettre tte les chances de mon coté!