Bonjour,
J'effectue mon stage de 3e année dans un SAVS qui accompagne des personnes handicapées mentales et psychiques, personnes qui ont un appartement en milieu ordinaire.
après 6 semaines de stage ma réflexion autour de mon mémoire avance. je vais m'intéresser à la solitude, l'isolement relationnelle. mon souci aujourd'hui est de cibler le public sur les conseils de ma directrice de mémoire. Le SAVS dans lequel je suis en stage est particulier car en 10 ans de service les accompagnements glissent vers les personnes handicapés psychiques dus à plusieurs évolutions. elles sont une majorité. ma directrice de mémoire me conseille de cibler le handicap mental cad la déficience mental. le problème c'est qu'elles sont peu en nombre et pas toutes en capacité de répondre à un entretien selon ma formatrice. effectivement ce sont les personnes qui souffrent elles même de solitude qui seront le plus à même d'en parler. Je ne sais pas quoi faire. Si certains d'entre vous ont traité ce sujet je suis preneuse de conseils!
merci
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Mémoire DEASS solitude et handicap mental
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Sushis
Re: Mémoire DEASS solitude et handicap mental
Coucou
Alors il faudrait peut être que tu cibles les personnes déficientes en capacité de te répondre ...
Déficience légère à moyenne non ?
Ou alors que tu cible le public que tu as "sous la main" ... l'isolement dans la maladie mentale.
Ce qui est totalement différent !
Ce qui me surprends c'est que ces personnes vivent dans un logement autonome et ne seraient pas en capacité de répondre à tes questions ? Pourquoi ? est ce que tu as creusé un peu plus la réponse de ta référente ?
Perso je suis en E.S.A.T auprès de personnes en situation de handicap mental.
Du fait de leur statut de travailleurs et de leurs relations avec leurs collègues et les encadrants, l'équipe de travailleurs sociaux etc leur isolement est réduit, néanmoins cela se ressent quand même.
Au niveau de leur vie sociale aussi, on se rends vite compte que pour ceux qui n'ont pas ou peu de famille, leur vie se résume aux personnes du foyer d'hébergement et qu'elle est rythmée par le peu d'activités proposées ...
Ca me fait toujours un peu bizarre quand je demande à untel ou untel ce qu'il à fait de son week end, et souvent la réponse est brève : la télé !
Je ne sais pas vraiment comment cela se passe dans les foyers d'hébérgement et quelles sont leurs moyens, mais ça m'inquiète quand même.
Malgré le fait d'être en structure elles paraissent quand même seule.
Ici il y à tout types de personnes, des adultes avec qui il est difficile de tenir une conversation mais la plupart ont un niveau de compréhension plutôt bon.
Ensuite la difficulté sera de les faire parler de cette solitude, cela peut parfois être difficile, comme pour toute personne j'imagine.
Quand elle est subie et vécue comme une souffrance et non comme un choix.
Parce que certains sont très solitaire et l'assume totalement.
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Justine.S
Re: Mémoire DEASS solitude et handicap mental
Tout à fait selon le public que j'interrogerai cela sera totalement différent ! (causes conséquences
solitude subie, forcée et solitude choisie.
les personnes seraient en capacité de me répondre ma formatrice se demandait est ce que leurs réponses seraient suffisamment étayées pour analyser et exploiter ensuite l'entretien, d'où comme tu le dis justement la difficulté de les faire parler de leur solitude.
tu es AS en ESAT? une majorité des personnes que l'on accompagne travaille en ESAT elles ont donc ce réseau là mais elles expriment tout de même (certaines) de la solitude le soir ou le week end comme tu dis c'est télé. mais pour certains professionnels avoir un travail c'est déjà de la vie sociale certes; mais ca ne fait pas tout.
de plus lorsque des essais dans des clubs par exemple danse sont faits dans le milieu ordinaire ca ne convient pas, mis en échec, regard des autres ? ou dans les relations familiales ou amicales souvent conflictuelles, ca ne dure pas.
Beaucoup de choses... pas évident lorsqu'on essaye d'y voir plus clair
solitude subie, forcée et solitude choisie.
les personnes seraient en capacité de me répondre ma formatrice se demandait est ce que leurs réponses seraient suffisamment étayées pour analyser et exploiter ensuite l'entretien, d'où comme tu le dis justement la difficulté de les faire parler de leur solitude.
tu es AS en ESAT? une majorité des personnes que l'on accompagne travaille en ESAT elles ont donc ce réseau là mais elles expriment tout de même (certaines) de la solitude le soir ou le week end comme tu dis c'est télé. mais pour certains professionnels avoir un travail c'est déjà de la vie sociale certes; mais ca ne fait pas tout.
de plus lorsque des essais dans des clubs par exemple danse sont faits dans le milieu ordinaire ca ne convient pas, mis en échec, regard des autres ? ou dans les relations familiales ou amicales souvent conflictuelles, ca ne dure pas.
Beaucoup de choses... pas évident lorsqu'on essaye d'y voir plus clair
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ketrine
Re: Mémoire DEASS solitude et handicap mental
bonjour,
je travaille dans un foyer où ont hébergées des personnes ayant un handicap psychique et travaillant en ESAT.
L'isolement social se joue à plusieurs niveaux: familles amis, ouverture vers l'extérieur, accès aux activités culturelles et sportives.
J'ai fais le constat que sur 100 résidents ils sont environ 10 à être totalement seuls, sans famille et donc encore plus isolées que les autres.
L'isolement vient aussi de la pathologie ( de plus en plus psy, on a par exemple que 4 personnes atteintes de trisomie 21, la quasi totalité ont des problèmes psy). Les médicaments sont aussi facteurs d'isolement, entrainant une grande fatigue: généralement après le boulot c'est direct dodo.
Sur la ville il existe bien sur des activités sportives et culturelles, mais le constat c'est qu'avec le handicap, les résidents n'y ont pas accès car leur présence requière un personnel formé ( angoisses, phobies, réactions inattendues, parfois violentes, changement soudain d'humeur).
Il y a aussi le regard des autres qui lui est un réel facteur d'isolement.
On fait tout pour les amener vers l'extérieur, mais on se retrouve souvent à faire des activités adaptées et d'ouvrir beaucoup plus vers d'autres foyers,et d'autres Esat.
je travaille dans un foyer où ont hébergées des personnes ayant un handicap psychique et travaillant en ESAT.
L'isolement social se joue à plusieurs niveaux: familles amis, ouverture vers l'extérieur, accès aux activités culturelles et sportives.
J'ai fais le constat que sur 100 résidents ils sont environ 10 à être totalement seuls, sans famille et donc encore plus isolées que les autres.
L'isolement vient aussi de la pathologie ( de plus en plus psy, on a par exemple que 4 personnes atteintes de trisomie 21, la quasi totalité ont des problèmes psy). Les médicaments sont aussi facteurs d'isolement, entrainant une grande fatigue: généralement après le boulot c'est direct dodo.
Sur la ville il existe bien sur des activités sportives et culturelles, mais le constat c'est qu'avec le handicap, les résidents n'y ont pas accès car leur présence requière un personnel formé ( angoisses, phobies, réactions inattendues, parfois violentes, changement soudain d'humeur).
Il y a aussi le regard des autres qui lui est un réel facteur d'isolement.
On fait tout pour les amener vers l'extérieur, mais on se retrouve souvent à faire des activités adaptées et d'ouvrir beaucoup plus vers d'autres foyers,et d'autres Esat.
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Sushis
Re: Mémoire DEASS solitude et handicap mental
Non je suis étudiante
Oui c'est sur que certains auront peut être un discours un peu light ...
Mais c'est je pense la difficulté avec certaines personnes en situation de handicap mentale ou de maladie mentale, selon leur niveau de compréhension et d'expression verbale ...
Je remarque sur mon terrain de stage que quand je suis en entretien j'essaye de toujours relancer la discussion pour que la personne me fournisse un maximum d'éléments.
Avec certains ça n'est pas évident, mais plus tu pratiques plus tu te rends compte que ça fonctionne, même avec des personnes peu locaces ou avec qui la compréhension est difficile.
Il faudrait que tu élabores ton guide d'entretien en tenant bien compte de cela, poser des questions très ouvertes et très large et rebondir de façon plus précise, en questions plus ciblées, quand tu sens que la personne se ferme ou perd le fil de l'entretien ...
Et puis les professionnels qui connaissent bien les usagers que tu vas inttérroger t'orienteront surement sur leur profil, pourront sans doute te conseiller
C'est sur que c'est loin d'être un public évident en ce qui concerne le relationnel et que ça peut être compliqué concernant la phase exploratoire de ton mémoire.
Mais si déjà tu arrives à avoir quelques échanges intéréssants avec des personnes en situation de handicap, plus les professionnels qui te renverront surement beaucoup d'éléments ça devrait le faire j'imagine.
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Al-Pa
Re: M�moire DEASS solitude et handicap mental
j'ai réalisé mon mémoire sur la solitude des personnes âgées à domicile. Sache qu'il y a une différence entre la solitude et l'isolement relationnel. Tu devrais peut être creuser un peu de se côté là aussi. Bon courage !
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Justine.S
Re: Mémoire DEASS solitude et handicap mental
Merci pour vos réponses qui m'aident dans ma réflexion !