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Différences?

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pascal

Différences?

Message non lu par pascal » 09 avr. 2007 11:51

Bonjour,
Quelqu'un sait-il la différence qu'il y a entre SANCTION et PUNITION?
Merci par avance

Annie

Re: Différences?

Message non lu par Annie » 11 avr. 2007 00:14

Cette info ne sera peut-être pas utile mais on parle de sanction éducative (voir par ex Maria Montessori), je n'ai jamais entendue parler de punition éducative.
Je pense donc que c'est de ce coté que tu dois te pencher.
Pour moi une punition c'est bête et méchant! Alors que la sanction va au delà, enfin il me semble.
Il serait intéressant de consulter la définnition dans le dico, sa d'aiderait sans doute à faire plus la différence.

denis

sanction

Message non lu par denis » 11 avr. 2007 19:21

SANCTION, subst. fém.
A. 1. DR. HIST. [Dans un État constitutionnel] Acte par lequel le souverain, le chef de l'État, exerçant une partie de l'autorité législative, donne à une loi l'approbation qui la rend exécutoire. Sanction royale. Il demandait que le roi gardât la sanction des lois (FRANCE, Génie lat., 1909, p. 236). Pragmatique* sanction.
P. ext. Acte par lequel une autorité officielle donne à une disposition légale l'approbation qui lui confère une validité. Sanction du parlement. Dans tous les pays où les principes constitutionnels sont établis, les rois ont une liste civile, et l'on regarderait comme funeste à la liberté qu'ils pussent posséder des revenus indépendants de la sanction nationale (STAËL, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 282).
2. P. anal. Approbation donnée à quelque chose et qui consacre son exactitude, sa validité et son caractère durable. Synon. consécration, ratification. Sanction de l'expérience, de l'usage; sanction populaire; diplôme sanction des études. Locke s'efforce de montrer que la légitimité d'un gouvernement repose sur la sanction du peuple (COUSIN, Hist. philos. XVIIIe s., t. 1, 1829, p. 83). La haute raison de M. de Boisguilbault le réconciliait avec lui-même, et il se sentait fier d'avoir la sanction d'un vieillard aussi éclairé et aussi rigide dans ses déductions (SAND, Péché de M. Antoine, t. 1, 1845, p. 238).
B. 1. a) DR. Peine ou récompense prévue pour assurer l'observation d'une loi, l'exécution d'une mesure réglementaire, d'un contrat. Sanction pénale, rémunératoire. Une sanction n'est utile que lorsqu'il s'agit de faire exécuter matériellement une loi: car ici, ce qui importe, ce n'est pas le motif, c'est l'effet (Paul JANET, Tr. él. de philos., 5eéd., p. 688 ds FOULQ.-ST-JEAN 1962).
b) Peine ou récompense en relation avec une interdiction ou une injonction, liée à un mérite ou un défaut. Morale sans obligation ni sanction. La sanction, en littérature, est moins effrayante [qu'en architecture] (...) mais le temps (...) se charge assez vite de répondre par l'oubli d'une œuvre à l'oubli des règles les plus simples de la psychologie appliquée (VALÉRY, Variété , 1924, p. 118). Selon Rousseau la seule sanction qui ait un sens pédagogique est le résultat nécessaire d'un acte, elle en est comme la suite naturelle (Éduc. 1979).
P. ext. ,,Toute peine ou tout avantage, soit établi par les hommes ou par Dieu, soit résultant du cours naturel des choses et qui sont provoqués par une certaine manière d'agir`` (LAL. 1968). En principe, la justice, comme la vérité, n'a et ne peut avoir d'autre sanction qu'elle-même: c'est le bien qui résulte de son accomplissement, le mal qui suit sa violation (PROUDHON, Guerre et paix, 1861, p. 291). Ce ne sont pas sans doute les idées politiques de M. Herriot et de ses collègues radicaux qui nous ont perdus. Mais la morale sans obligation ni sanction qui était la leur (CAMUS, Actuelles I, 1945, p. 76).
2. a) Peine édictée par une loi pour réprimer certains actes. Synon. condamnation, punition. Mériter, recevoir une sanction; exercer, prendre des sanctions; sanction légale. Les autorités d'occupation gardent encore maintenant le plus grand silence sur toute l'affaire. Fait inexplicable, aucune sanction n'a été prise, aucune expédition punitive organisée (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p. 178):

... l'art. 214 du code civil ordonne à la femme d'habiter avec son mari: on en déduit que le mari peut la forcer à réintégrer le domicile conjugal, mais cette sanction n'est, nulle part, formellement indiquée. Le droit pénal, tout au contraire, n'édicte que des sanctions...
DURKHEIM, Divis. trav., 1893, p. 40.

Sanction administrative. ,,Punition infligée par l'administration à une personne lors d'un manquement à un règlement hors de toute condamnation`` (BARR. 1974). Les comptables peuvent refuser d'obéir à un ordre lorsque leur responsabilité pécuniaire risque d'être mise en cause: aucune sanction administrative ne peut être prise contre eux (Encyclop. éduc., 1960, p. 350).
Sanction disciplinaire. Mesure répressive prise à l'encontre d'un fonctionnaire, en application du régime statutaire. Le statut général des fonctionnaires donne en son article 61 l'échelle des sanctions disciplinaires auxquelles les fonctionnaires sont soumis (Encyclop. éduc., 1960, p. 322).
DR. INTERNAT. Mesure de contrainte que peut prendre l'ONU vis-à-vis d'un État quand cet État enfreint les règles internationales (d'apr. BARR. 1974). Sanctions économiques, militaires (Pt ROB. 1980).
b) Toute punition infligée pour réprimer une faute, un manquement, une transgression. Sanction rigoureuse; sanction prise contre les élèves. Surtout veille à ce que les coups ne tombent pas au hasard d'un caprice, mais qu'ils soient toujours la juste sanction d'un manquement à la discipline (AYMÉ, Vogue, 1944, p. 151). Dans l'hôtel où je descends d'habitude, j'ai dit une fois pour toutes à la caissière que si elle ne me donnait pas une chambre, je coucherais avec elle. Sanctions! (TRIOLET, Prem. accroc, 1945, p. 37).
Prononc. et Orth.: []. V. sanctifier mais contrairement à ce mot FÉR. 1768 recommande ici: ,,Prononcez sankcion``. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. XIVe s. « précepte » (Grand. cron. de France, IV, 22, P. Paris ds GDF.); 2. 1762 « approbation donnée à quelque chose » (Ac.); 3. 1788 « acte par lequel une disposition légale devient exécutoire » (FÉR.). B. 1. 1765 « peine ou plus rarement récompense » (Encyclop.); 2. 1875 sanction naturelle (Lar. 19e); 1893 sanction de la conscience (DG); 3. 1893 « peine édictée par une loi pour réprimer un acte » (DURKHEIM, loc. cit.). Empr. au lat. sanctio « action de sanctionner, peine, punition », le sens 1 est empr. au b. lat. eccl. sanctio « édit qui sanctionne, rescrit (en parlant de l'édit de Constantin) », plur. « décisions doctrinales des papes » (v. BLAISE Lat. chrét.). Fréq. abs. littér.: 450. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 598, b) 277; XXe s.: a) 643, b) 867.

denis

punition

Message non lu par denis » 11 avr. 2007 19:22

PUNITION, subst. fém.
A. Action de punir, d'infliger une privation, de faire subir une peine pour une faute commise; acte par lequel on punit. Synon. châtiment, répression. Punition des coupables, des traîtres; punition d'un acte, des délits, des infractions; droit de punition; mériter punition; en punition de; sous peine de punition. La vue des exécutions augmente la férocité des peuples et (...) ainsi la punition des crimes en fait commettre de nouveaux (MICHELET, Journal, 1820, p. 78). La punition ordinaire des grands crimes était l'exil (FUSTEL DE COUL., Cité antique, 1864, p. 253):

1. ... il est tombé à mes pieds, se tordant dans les convulsions de la mort. Car j'ai sauvé ce pays avec mon épée, et, revenant sur le maître incapable, je l'ai mis à mort comme il était juste, et la punition n'est pas au delà de sa faute.
CLAUDEL, Tête d'Or, 1901, 2e part., p. 254.

Punition exemplaire, capitale. La plus haute punition que l'on puisse infliger. Je crois qu'il y a lieu de recourir à la punition exemplaire (...) je crois que l'exemple peut être plus saisissant encore tel qu'il est obtenu en Angleterre, où la punition capitale à la muette derrière les hauts murs me semble plus terrifiante encore que cette manière d'apothéose infâme que nous dressons sur les places publiques (BARRÈS, Cahiers, t. 7, 1908, p. 27).
B. Peine infligée à quelqu'un pour une faute dont il est jugé responsable, dans le but de l'aider à s'amender, à améliorer sa conduite à venir. Synon. châtiment, peine, sanction.
1. [À propos d'une punition concrète exercée par une autorité parentale, éducative ou autre, vis-à-vis d'un enfant, d'un élève, d'un étudiant, etc.] Punition collective; punitions scolaires. Le système des punitions et des récompenses (...) ne répond pas à ce qu'on va trouver dans la vie où nos actions portent en elles leurs conséquences bonnes ou mauvaises (A. FRANCE, Vie fleur, 1922, p. 429). La punition était terrible. C'était l'interruption de toutes ses études, l'impossibilité de les recommencer dans une autre université (MAUROIS, Ariel, 1923, p. 43):

2. Tout cela est très grave et mérite une punition exemplaire. Ferdinand sera fouetté. De plus, il restera enfermé dans sa chambre pendant un mois. Il sera, bien entendu, privé de dessert durant toute cette période et ne sortira que pour aller à la messe.
H. BAZIN, Vipère, 1948, p. 166.

Auto-punition*.
En punition. En guise de punition. Dans le coin, et le nez au mur, en punition, la sœur longuement pleurnichait à sa place (ADAM, Enf. Aust., 1902, p. 9).
Punition corporelle. Synon. de correction, fessée. La misère matérielle et morale des pupilles, mal nourris, mal logés, soumis aux punitions corporelles (MARTIN DU G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 679).
En partic.
Devoir supplémentaire infligé à un élève. Synon. pensum. Faire sa punition; comme punition, vous (m') écrirez dix fois votre leçon. Le pensum, punition dont le genre varie selon les coutumes de chaque collége, consistait à Vendôme en un certain nombre de lignes copiées pendant les heures de récréation (BALZAC, L. Lambert, 1832, p. 53). Il doit passer sa journée à distribuer des punitions à des garçons de l'âge de vos fils (BUTOR, Modif., 1957, p. 75).
SPORTS (en partic., boxe). Sévère défaite infligée à un adversaire. J. administre à B. une formidable « punition » (L'Auto, 28 déc. 1908 ds PETIOT 1982). Le gardien de but encaissa une sévère « punition » (L'Ami des Sports, 22 déc. 1931 ds PETIOT 1982).
2. [À propos d'un malheur considéré comme envoyé du Ciel, ou du destin, ou relevant d'une morale distributive] Punition de Dieu; punition divine; punition des méchants; porter la punition d'une faute, d'un péché; en punition de ses fautes, de son orgueil; pour punition de. Il (...) alla jusqu'à dire que la maladie du roi et l'assassinat du duc d'Orléans avaient été des punitions du Ciel pour le désordre de leur conduite (BARANTE, Hist. ducs Bourg., t. 3, 1821-24, p. 336). Les catastrophes les plus affreuses seront la juste conséquence, la juste punition infligée à ceux qui n'ont pas obéi (BRASILLACH, Corneille, 1938, p. 40):

3. Que le soldat allemand qui se bat à Verdun connaisse par surcroît l'insécurité matérielle de ceux qu'il a laissés en arrière, c'est une trop juste punition de l'abominable fléau déchaîné par une nation, toute entière enivrée de sa force, qui ricanait quand Paris avait faim en 1870 et qui a voulu organiser la guerre de terreur...
BORDEAUX, Fort de Vaux, 1916, p. 130.

C. Sanction disciplinaire infligée à un militaire, à un fonctionnaire, à un prisonnier, etc. par ses chefs hiérarchiques, en conformité avec le règlement de discipline générale. Punition disciplinaire. Vous m'obligez à vous infliger une punition: vous garderez les arrêts huit jours, monsieur (SUE, Atar-Gull, 1831, p. 20). Les journaux (...) nous ont annoncé qu'une punition de soixante jours d'arrêts de forteresse allait être infligée au colonel Picquart (CLEMENCEAU, Iniquité, 1899, p. 62).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1250 [ms. ca 1425] punission « action de punir » (doc. ap. G. ESPINAS, La Vie urbaine de Douai au moyen âge, t. 3, 1913, p. 103); ca 1330 punicion (GUILLAUME DE DIGULLEVILLE, Pèlerinage vie hum., 629 ds T.-L.); 2. ca 1355 « peine infligée pour une faute » (P. BERSUIRE, f o 17 ds LITTRÉ); 3. a) ca 1485 pugnicion divine (Myst. du V. Test., éd. J. de Rothschild, 1805); b) 1643 « conséquence pénible (d'une faute, d'un défaut dont on semble puni) » (CORNEILLE, Polyeucte, II, 6 ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 3, p. 520); 4. 1908 boxe (L'Auto, loc. cit.). Empr. au lat. class. punitio « action de punir ». Fréq. abs. littér.: 749. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 1 325, b) 1 016; XXe s.: a) 1 208, b) 782.

denis

Re: Différences?

Message non lu par denis » 11 avr. 2007 19:29

en gros après avoir lu les deux définitions je ne comprend pas trop la différence mais si certains trouvent la subtilité d'après les définitions faites signe

linda

Re: Différences?

Message non lu par linda » 11 avr. 2007 21:15

Bonjour Pascal,
Après avoir réfléchie sur ce sujet pendant ma formation, la différence que j'en fait c'est que la sanction vise l'acte de la personne alors que la punition vise la personne.

s

Re: Différences?

Message non lu par s » 11 avr. 2007 21:31

Sanction il y a l'aspect positi et négatif : être sanctionné par un diplôme

punition il y a que l'aspect négatif

Mina

Re: Différences?

Message non lu par Mina » 25 juin 2007 22:23

Tiré du site unispourunautremonde.org, Article "POUR UNE REFORME COMPLETE DE NOTRE JUSITCE" ; lien / http://www.unisavecbove.org/spip.php?pa ... n+sanction


PUNITION : La punition est considérée, par certains comme pouvant être assimilée à de la torture, de la maltraitance morale ou physique. En tous les cas la punition n’a pas forcément vocation à être en lien avec la faute, et, peut être disproportionnée, inégalitaire entre les justiciables d’où elle est souvent totalement incomprise donc, vecteur d’un sentiment de flagrante injustice…d’autant qu’il n’y a pas nécessité pour la personne l’infligeant d’expliquer pourquoi… c’est donc un acte de simple répression, qui ne suppose pas forcément l’idée que la personne punie puisse évoluer. Et fait appel plus à l’acceptation de l’autorité par la crainte que par la raison… d’où l’acte punitif peut vite déraper vers la tyrannie, voir le sadisme…

SANCTION : La sanction a pour vocation d’être pour la personne sanctionnée un rappel à la règle commune, connue, et comprise mais non respectée volontairement ou non… la punition doit être réfléchie, graduée, personnifiée, égalitaire entre tous, mais surtout pour être efficace avoir un lien avec la faute commise, afin de permettre une évolution comportementale de la personne, ce qui implique que et la faute et la sanction soit comprises par le sanctionné donc expliquées si besoin. La personne qui pose acte de sanction quelque soit son statut (attention tout de même aux dérives anarchisantes) à pour fondement de sa légitimité, la règle commune énoncée et non appliquée d’où le sentiment de justice et d’équité voir de normalité fait son chemin dans la tête du sanctionné. Toutefois pour être juste et équitable, l’autorité qui sanctionne à le devoir de déterminer le degré de compréhension du coupable vis-à-vis de sa faute, connaissance préalable, et acte délibéré ou non voir de prendre en compte la causalité. C’est donc avant tout un outil éducatif et de régulation de la vie sociale d’un groupe au regard des règles qui définissent ou non la vie de ce groupe. En aucun cas la sanction ne pourra porter atteinte à la dignité physique ou morale de la personne.

REPARATION : la réparation, si elle est possible est due ou en sa totalité ou au moins, en participation, toutefois elle ne sera pas définie comme une sanction mais comme une chose normale
;) ;) ;) ;)

Mélie

Re: Différences?

Message non lu par Mélie » 26 juin 2007 10:00

Pas trop le temps ce matin de lire tout ce qui a été écrit sur ce post. Juste pour info il y a une discussion "la punition" sur le forum des animateurs si ça te dit d'y faire un tour.

Stéphanie

Re: Différences?

Message non lu par Stéphanie » 19 nov. 2007 17:55

bonsoir moi je réfléchi sur qu'elles sont les sanctions, punitions a donner aux enfants plutot difficile a gèrer si quelqu'un peu m'aider

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