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Enurésie

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Lili

Enurésie

Message non lu par Lili » 15 juil. 2008 19:37

Bonjour. Je voudrais faire part d'une expérience professionnelle que j'ai vécu.
Il s'agit d'une petite fille de 6 ans. Elle est devenu propre vers 2ans1/2-3ans. Néanmoins, c'est la deuxième fois depuis, qu'elle recommence à faire pipi au lit la nuit. Les parents ont du mal à accepter cela, se fachent beaucoup auprès de leur enfant. La petite fille a même fini par cacher un drap mouillé dans sa chambre.
Les parents ont contacté leur médecin traitant qui ont prescrit à leur fille un médicament pour stopper ce pipi au lit.
Cela m'étonne vraiment. J'ai du mal à comprendre le fait de donner un médicament à un enfant pour son énurésie. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait!
Pour moi, le médecin traitant aurait peut être du rediriger la famille vers un professionnel compétent tel qu'un pédiatre ou un pédopsychiatre.
Que pensez vous de cette situation? Que dire aux parents? Car je ne sais vraiment pas comment les accompagner.
Merci de vos témoignages. Je suis perdu dans tout ça!

sami

Re: Enurésie

Message non lu par sami » 16 juil. 2008 11:26

Salut,

Je suis d'accord avec toi, trouver une solution médicamenteuse est selon moi très rapide et pas une solution à moyen et long terme.
Il faudrait savoir si dans la famille il y a un évenement qui pourrait expliquer que du jour au lendemain cette petite fille se mette à faire pipi au lit. Car lorque tu lis les recherches effectuées sur l'énurésie tu apprends que parfois il s'agit d'un "problème psycho", bon attention, je ne suis pas là pour te dire qu'il faut que les parents consultent un psy, mais au moins qu'ils essaient d'échanger avec leur fille sur une raison qui la pousserait inconsciemment à "se vider" pendant la nuit. Ce terme de "se vider" peut peut-être te paraître un bizarre mais c'est ce qui est parfois utiliser pour expliquer cette situation. Parfois il s'agit de pas grand chose, un boulversement dans la famille qui n'aurait pas été expliqué, une situation à l'école qui aurait pu l'angoisser... On dit aussi que l'énurésie peut avoir une part d'hérédité, en l'occurence si le papa ou la maman l'ont été étant enfant...
Ce que je pourras te conseiller c'est d'évoquer avec les parents ce que je viens de t'expliquer peut-être que ça les aideraient à trouver une réponse et à aider leur fille.
Sinon tu peux aller sur des forums évocant l'énurésie, ils sont assez intéressants car se sont des parents qui s'expriment sur les différentes situtions qu'ils vivent.
Tiens moi au courant c'est un sujet qui m'interresse.
Bon courage
A+
sami

Lili

Re: Enurésie

Message non lu par Lili » 16 juil. 2008 14:05

Merci beaucoup Sami pour toutes ses réponses intéréssantes.

Quand tu parles d'une situation dont la petite fille aurait été confronté, sans avoir d'explication, je pense tout de suite à l'école en effet. Durant le troisième trimestre, elle a eu une chute de ses notes à l'école. Peut être y a t il quelque chose à évoquer dans ce sens. Ou peut être est ce, comme l'énurésie, un découlement d'une autre chose.

En effet, quand on lit sur les sites consacrés à ce sujet, le "problème psychologique" reviens souvent. Néanmoins, les solutions le plus souvent proposées au famille c'est le médicament!! Dans tous les témoignages que j'ai lu, les enfants étaient contraints de prendre des médicaments. La réponse au souci psychologique est le médicament!!! Je tombe un peu de haut quand j'entend cela, mais bon.... C'est aussi pour cela que j'ai posté ce message: En tant que professionnel de l'enfance(ou étudiant comme moi!), qu'en pensez vous?

Je pense qu'il est intéressant, comme tu le dis, d'accompagner les parents à échanger avec leur fille sur cette énurésie. En effet, dans la situation de cette petite fille, les parents se fachent, la ridiculise (la mère m'a raconté que quand elle a trouvé un drap mouillé récemment, elle est arrivé dans la pièce commune où il y avait une réunion de famille pour gronder sa fille et montrer le drap). Le problème de l'énurésie de la petite prend une ampleur énorme. La petite a honte. Les parents ne savent pas comment réagir, et donc font des gaffes...
Je pense qu'un apaisement des esprits est nécessaire. Trouver le pourquoi de se "vidage" dont tu parles me semble évident.


Je te remercie beaucoup pour m'avoir éclairer. Je vais faire des approches délicates envers les parents.
Je te donne la suite des évenements...

Si d'autres personnes ont des témoignages, des explications, ou ont envie de réagir, je suis très intéréssée.

Noé

Re: Enurésie

Message non lu par Noé » 17 juil. 2008 14:11

Je suis eje dans une crèche dans le 76. Je pense au contraire que le médicament peut accompagner l'enfant dans sa guérison. Pourquoi ne pas utiliser les solutions existantes???...

loly

Re: Enurésie

Message non lu par loly » 17 juil. 2008 17:19

Bonjour,

Noé, tu te demande pourquoi ne pas utiliser de médicament ? Je me dis que donner un médicament dans ce cas là à un enfant c'est lui faire croire qu'il ne peut pas régler ce problème, qu'il ne peut pas se contrôler sans ça, que son entourage ne peut pas l'aider.

Car on n'est pas énurétique par hasard.

Si l'origine est plutôt psychologique, il faut prendre le temps de décoder, de trouver la source du problème et rassurer l'enfant, lui donner confiance.

Les parents peuvent se rassurer aussi, leur enfant n'est vraiment pas le seul, il y en a bien plus qu'on ne le croit. Ils peuvent se dire aussi que c'est un problème qui se règle quasi systématiquement, doucement, on a rarement vu quelqu'un rester énurétique jusqu'à ses 18 ans... Ils peuvent s'armer de patience, accepter que leur enfant ait "un petit moment de faiblesse" et attendre qu'il soit prêt. Comprendre et l'aider; ce qu'un médicament ne peut pas faire.

Et puis ça peut être physiologique aussi. Des enfants peuvent avoir un sommeil si lourd qu'il ne se réveille pas la nuit; ça peut être héréditaire également. Il faut évidemment faire boire l'enfant en journée et l'éviter en soirée. Pas de honte à avoir, ni besoin de s'énerver, ça changera rien. Il existe des couches spéciales pour ça, le temps que le problème se règle.

Lili, c'est sûr, il faut calmer le jeu et apaiser les esprits. Est-ce que tu as pu en parler avec les parents ?

sami

Re: Enurésie

Message non lu par sami » 17 juil. 2008 20:47

salut loly

ton post est très intéressant et je te suis sur toute la ligne.
La solution médicamenteuse n'est vraiment pas une solution et d'ailleurs les médecins le reconnaissent. Il faut vraiment accompagner les parents et l'enfant, les déculpabiliser et expliquer aux parents que le ridiculiser est loin très loin de résoudre le problème ça risque même d'envenimer les choses.
Juste un truc loly il a déjà été vu des énurétiques adultes, je l'ai découvert il y a pas longtemps sur des forums abordant ce sujet, j'en ai été étonné mais ça existe c'est semble-t-il très dur à vivre, et cela peut se comprendre.
Lili, j'espère que tu as réussi à aborder le sujet avec les parents de cette enfant et que ça s'est bien passé. Mais au fait dans quelle structure bosses-tu pour accueillir des enfants de 6 ans
A+
sami

kikou

Re: Enurésie

Message non lu par kikou » 17 juil. 2008 22:38

bonjour lili,

je soutiens tout à fait les mistes d'accompagnement évoquées.
cela dit, peut-on parler d'énurésie si vite ? car l'énurésie est aussi diurne, ça n'arrive pas que la nuit.
est-ce que cette petite fille fait pipi seulement la nuit dans son sommeil ?
donc piste à étudier...
bonne continuation

Lili

Re: Enurésie

Message non lu par Lili » 18 juil. 2008 14:33

Bonjour et merci de vos interventions sur le sujet.
Je suis étudiante eje, mais cet été je travaille dans un village vacances. Je suis au club enfants. C'est pourquoi j'accueille des enfants de cet âge (6ans).
La famille concernée reste un mois (de mi juillet à mi aout). Les parents me parlent souvent de ce problème d'énurésie. Suite à vos réponses, j'ai tenté de leur dire qu'il fallait dédramatiser cette situation, afin d'accompagner leur fille à ne plus faire pipi au lit.
En effet, kikou, la petite fille fait pipi au lit seulement la nuit.
Les parents entendent bien ce que je leur dit, mais en pratique c'est différent. Ils m'expliquent leur action auprès de leur enfant, et ce n'est pas (il me semble) très adapté. J'ai beaucoup de mal à leur dire que leurs interventions sont beaucoup trop brusques, trop dévalorisantes pour leur enfant. Je leur explique qu'il est important de mettre des mots sur la situation, d'accompagner leur enfant. Ils entendent bien cela, ils sont toujours d'accord avec ce que je leur dis, mais ça ne suit en ce qui concerne leurs actions. Je sais pas si je suis très claire!!!!Ils savent mais ne font pas...

De plus, je suis intervenue concernant cette prescription de médicaments. La petite fille a mal au ventre depuis qu'elle prend ces médicaments. Elle a même vomi me disaient ils. Je leur ai conseillé de stopper le médicament et d'aller voir, non pas leur médecin traitant, mais un pédiatre qui serait peut etre plus à meme de les accompagner vers une solution adaptée à l'enfant. Le médicament a pour effet de bloquer la vessie. Sauf que la douleur de l'enfant est bien réelle, et ça je me suis permise de leur dire, car laisser un enfant avoir mal à cause d'un traitement pour le pipi au lit, ça je ne peux pas!!!

Par contre, je ne me sens pas capable d'aborder avec eux le fait qu'un problème psychologique peut etre la cause de l'énurésie de leur fille. Surtout si là ce n'est pas le cas!!! J'ai préféré les orienter vers un pédiatre qui est je pense plus compétent. Qu'en pensez vous?

Merci.

Julie

Re: Enurésie

Message non lu par Julie » 18 juil. 2008 14:39

Bonjour. Je suis intéréssée par ce sujet. Néanmoins pouvez vous me dire exactement ce que veut dire "énurésie"!
Pipi en dormant? pipi réveillé? Le message de kikou me fait douter...

Merci

kikou

Re: Enurésie

Message non lu par kikou » 03 août 2008 11:10

bonjour lili, et julie,

je suis tomber par hasard sur un article dans un journal de santé concernant l'énurésie, et apparemment ça n'arrive que dans le sommeil (nuit et sieste de jour)
donc mes excuses, j'ai confondu avec l'encoprésie (qui concerne les selles).

et sinon où en es-tu ?

voici quelques infos concernant l'énurésie, et notamment sur la relation enfant/parent :

Description médicale
haut Synonyme de « pipi au lit », l'énurésie est le terme médical pour désigner le fait d'uriner inconsciemment et involontairement durant le sommeil - que ce soit la nuit ou le jour au cours d'une sieste. Dans la très grande majorité des cas, cette forme d'incontinence n'affecte que les jeunes enfants, mais elle peut persister jusqu'à l'adolescence chez certains.

Types d'énurésie
Énurésie primaire. L'énurésie est qualifiée de primaire lorsque l'enfant n'a jamais réussi à maîtriser complètement sa vessie. Plus courante chez les garçons, cette forme d'énurésie se rencontre chez 10 % à 15 % des enfants de cinq ans et chez 6 % à 8 % de ceux de huit ans. Sa fréquence baisse autour de 1 % à 2 % chez les jeunes de 15 ans.

Énurésie secondaire. Il s'agit d'une énurésie qui apparaît après une période de propreté d'au moins trois à six mois selon la plupart des sources, mais qui peut aller jusqu'à un an selon certains experts.1

Causes possibles
Plusieurs causes peuvent expliquer l'énurésie. Selon le cas, elles sont isolées ou associées. Le facteur psychologique intervient surtout dans le cas des énurésies secondaires.

Immaturité de la vessie. Généralement, l'énurésie primaire résulte de ce qu'on appelle « l'immaturité vésicale », c'est-à-dire d'un retard physiologique des réflexes neuromusculaires contrôlant la vessie.

Hérédité. Lorsqu'un des parents a lui-même souffert d'énurésie, l'enfant est énurétique dans 44 % des cas. Le risque grimpe à 77 % lorsque les deux parents ont eu le même problème.1,2 Récemment, des chercheurs danois ont établi qu'une forme d'énurésie serait liée à une modification génétique sur le chromosome 13.

Trouble hormonal. Certains cas d'énurésie résultent d'une faible sécrétion nocturne d'hormone antidiurétique, qui gère la production d'urine. Normalement, le corps doit augmenter la sécrétion de cette hormone durant la nuit pour ralentir la production d'urine et donc le remplissage de la vessie. Dans le cas contraire, la vessie finit par déborder.

Difficulté à se réveiller. Le facteur sommeil peut aussi jouer un rôle. Comme tels, les enfants énurétiques n'ont pas un sommeil plus profond que les autres, mais ils se réveillent plus lentement quand ils sentent que leur vessie est pleine et qu'il faut aller la vider. Parfois, ils rêvent même qu'ils vont aux toilettes.

Trouble affectif. Il peut s'agir d'un retard affectif ou d'un « refus de grandir ». Tout changement ou stress important est susceptible de déclencher une énurésie chez un enfant propre : naissance d'un autre enfant, difficultés familiales ou scolaires, divorce des parents, changement d'école, violence sexuelle, intimidation grave par d'autres enfants, etc. Les troubles affectifs expliquent surtout les énurésies secondaires. Par ailleurs, ils peuvent aussi apparaître avec la persistance d'une énurésie primaire, ce qui aggrave parfois la maladie.

Trouble organique ou maladie. Dans 1 % à 2 % des cas, l'un des problèmes suivants peut être mis en cause :
- malformation de l'appareil urinaire d'origine génétique;
- infection urinaire;
- diabète;
- spina bifida;
- constipation ou encoprésie.

Symptômes
haut Ceux liés à l'énurésie proprement dite : draps et vêtements mouillés, avec ou sans difficulté psychologique importante.
Ceux liés à une infection urinaire : fréquence anormale des mictions durant le jour, urine trouble ou très odorante, sensation d'inconfort ou de brûlure en urinant, fièvre, etc.
Ceux liés au diabète : élimination excessive d'urine, soif accrue, perte de poids, fatigue, faiblesse.
Personnes à risque
haut Enfants dont l'un des parents ou les deux parents ont déjà souffert d'énurésie.
Enfants ayant l'une des maladies ou conditions suivantes : malformation de l'appareil urinaire, diabète, spina bifida.
Facteurs de risque
haut Stress émotionnel : naissance d'un autre enfant, difficultés familiales ou scolaires, divorce des parents, changement d'école, etc.
Constipation (souvent associée à l'énurésie).
Encoprésie : assez rare dans la population, elle accompagne fréquemment l'énurésie.
Parents trop contraignants ou trop passifs par rapport à l'apprentissage de la propreté.
Famille nombreuse.
Troubles du comportement et du langage.
Troubles du sommeil.
Hospitalisation à la naissance.
Troubles psychomoteurs (débilité, infantilisme moteur).
Prévention
haut Comme tel, il est impossible de prévenir l'apparition de l'énurésie primaire. Il est tout de même possible de « limiter les dégâts » par différents moyens, décrits dans « Mesures de base ».
Pour ce qui est de l'énurésie secondaire, la consultation d'un psychologue ou d'un pédopsychiatre pourrait éventuellement aider à contrôler les facteurs psychologiques susceptibles de la déclencher ou de la faire réapparaître.

Traitements médicaux
haut Thérapies comportementales
Dispositif d'alarme adapté. Ce type d'alarme réagit à quelques gouttes d'urine et permet ainsi de réveiller l'enfant dès qu'il commence à mouiller son lit. Il fonctionne au moyen de piles miniatures et est inséré dans un tampon spécial, qui se porte sur le corps. Selon le Comité de la pédiatrie communautaire de la Société canadienne de pédiatrie, cette approche devrait représenter le traitement de première ligne en cas d'énurésie primaire.3 Opter pour ce dispositif demande de la motivation de la part de l'enfant et des parents. Du moins le temps que l'enfant s'habitue et se réveille par lui-même au son de l'alarme.
Facile d'utilisation, les dispositifs d'alarme ont un taux de succès de 70 % à long terme et s'utilisent durant trois ou quatre mois. Cela peut prendre d'un à deux mois avant que le contrôle de la vessie ne s'améliore. Ce traitement fonctionne mieux avec les enfants âgés d'au moins sept ou huit ans.

Thérapie par la motivation. Il s'agit d'une thérapie basée sur la récompense mieux adaptée pour les enfants de plus de six ans. Sur un calendrier, l'enfant note ses progrès en indiquant quelles nuits ont été « sèches » ou « mouillées ». Pour chaque nuit où il ne mouille pas son lit, il peut coller ou dessiner un symbole (étoile dorée, soleil/pluie). Lorsqu'il a complété un tableau, il peut se choisir une petite récompense en fonction de ses progrès.

Entraînement de la vessie. Durant la journée, on demande à l'enfant de boire beaucoup d'eau pour ensuite se retenir d'uriner pendant des périodes de plus en plus longues.

Exercices de Kegel. C'est une pratique standard qui permet aux adultes incontinents (femmes et hommes) de mieux contrôler leur vessie. Si l'enfant a la maturité voulue pour en comprendre l'utilité et pour appliquer les instructions données, cela vaut certainement la peine d'en faire l'essai. Cette technique vise à renforcer les muscles du plancher pelvien, c'est-à-dire ce groupe de muscles impliqués dans le contrôle de la miction. À noter que lors d'un récent essai clinique auquel participaient des enfants de cinq à dix ans, des chercheurs ont observé une amélioration significative du contrôle urinaire en combinant les exercices de Kegel avec la technique du biofeedback assisté par jeu informatique.4

Comment pratiquer les exercices de Kegel

Dans leur forme lente :
- Contracter dix à vingt fois les muscles de la région pelvienne et maintenir la contraction pendant dix secondes. Ne pas contracter les muscles de l'abdomen, des fesses et des cuisses.
- Respirer calmement.
- Relâcher la contraction pendant dix secondes puis recommencer.
- À pratiquer trois à cinq fois par jour.

Dans leur forme rapide : contracter et relaxer les muscles du plancher pelvien le plus vite possible.


Médication
Les produits suivants s'emploient généralement pour des circonstances ponctuelles (passer la nuit chez un ami, en camp de vacances, etc.) ou lorsque les techniques non médicamenteuses ne donnent pas de résultats.

Desmopressine. Ce médicament assez coûteux est un analogue de l'hormone antidiurétique qui sert à combattre les cas d'énurésie liés à une sécrétion insuffisante de cette hormone. Selon des études récentes, 50 % des enfants demeurent « secs » plus d'un an après avoir cessé de l'utiliser.3

Médicaments pour traiter les causes sous-jacentes :
- Si l'enfant souffre d'une infection urinaire, on lui prescrira un antibiotique ;
- Si l'enfant est atteint de diabète, il devra suivre un traitement qui inclut notamment des injections d'insuline.

Imipramine ou clomipramine. Ces antidépresseurs tricycliques permettent d'arrêter les pertes d'urine en allégeant le sommeil durant la deuxième partie de la nuit. Ils servent donc à traiter les énurésies survenant chez les enfants qui ont de la difficulté à se réveiller. Cependant, comme ils provoquent souvent d'importants effets secondaires, on limite leur usage aux cas rebelles chez les enfants de plus six ans.

Psychothérapie
Lorsque le problème est clairement lié à un trouble affectif, le médecin recommandera une psychothérapie.

Mesures de base
Préserver l'estime de soi chez l'enfant énurétique :
- Ne pas punir, culpabiliser ou ridiculiser l'enfant. Créer de l'anxiété chez l'enfant ne peut qu'empirer le problème. Il faut plutôt lui expliquer en termes simples ce qui se passe pour qu'il puisse éventuellement suivre les recommandations qu'on lui fera;
- Ne pas forcer l'enfant à porter des couches en raison de leur connotation infantilisante. À la rigueur, on peut lui faire porter des sous-vêtements superabsorbants.

Impliquer l'enfant dans le traitement :
- Rappeler à l'enfant de ne pas boire dans les deux à trois heures précédant le coucher;
- Lui recommander de bien se vider la vessie avant d'aller au lit (et pour ce faire, deux fois plutôt qu'une!);
- Lui expliquer et lui rappeler l'importance de se lever durant la nuit dès qu'il ressent le besoin d'uriner;
- Faire participer l'enfant au lavage des draps ou vêtements mouillés dès son lever. Il devrait aussi remplacer lui-même sa literie.

Faciliter la vie de l'enfant et des parents :
- Installer une chaise d'aisance ou un petit pot et laisser une veilleuse allumée près du lit de l'enfant pour l'inciter à se lever en cas de besoin (ce qui sera d'ailleurs particulièrement indiqué si l'enfant a peur du noir et qu'il craint d'aller seul aux toilettes);
- Protéger le matelas avec une housse faite de vinyle;
- Réduire la consommation de produits à base de caféine : boissons gazeuses de type cola, chocolats chauds et barres de chocolat.


bonne continuation

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