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où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

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sofy

où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par sofy » 15 avr. 2009 18:13

voilà, je me présente.
ça fait maintenant 3 ans que je travaille dans une section de grands en crèche collective municipale. je suis la seule eje.
je suis enceinte (accouchement prévu mi septembre). je compte prendre le congès parental de 6 mois après mon congès maternel. je reprendrai donc le travail à la rentrée 2010.

mais où?

je sais que je ne veux pas retourner en crèche. je me vois mal accompagner les jeunes enfants dans leur quotidien tout en faisant garder le mien.
je vous demande donc des idées!
bibliothèque? ludothèque? ferme pédagogique? mais quoi d'autres....?
je suis prête à déménager. de toute façon, il va bien falloir avec le bébé qui grandit! donc c'est l'occasion.

j'attends vos réponses, aussi farfelus soient elles, avec impatience!!!

à très vite

sofy

Edel

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par Edel » 16 avr. 2009 00:14

bonsoir,

après 2 ans à ne pas avoir travailler (congé mater, congé parental, chômage), je ne me voyais pas non plus aller en structure petite enfance lambda. Et je ne me voyais plus être sédentaire, après avoir goûter aux joies des ballades avec BB!

j'ai trouvé un poste à mi-temps dans un service d'intégration pour enfants déficients visuels. C'est un travail d'accompagnement des familles, aussi bien chez eux qu'à l'extèrieur.
voilà, en espérant que tu trouveras ton équilibre professionnel !
Edel

Anne

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par Anne » 16 avr. 2009 13:38

Bonjour,
Et pourquoi pas une "maison des enfants" Montessori ? c'est une tout autre approche, et ton expérience en crèche peut être trés intéressante... j'ai le projet d'ouvrir une école maternelle de ce type à la rentrée 2010 dans le Puy de Dôme (63), si cela t'intéresse ... en attendant, je te souhaite plein de bonheur et un magnifique bébé en pleine forme !

sofy

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par sofy » 16 avr. 2009 18:13

merci edel et anne pour vos idées!
je continue mes recherches....

sofy

Emy

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par Emy » 17 avr. 2009 09:23

A la PMI, tu ne fais pas le quotidien de l'enfant, mais tous les départements n'emploie pas d'EJE dans leurs PMI.

Au RAM, tu cotoie les assistantes maternelles, les parents en recherche. Tu organise des temps de rencontres, des sorties avec les ass mat auxquelles tu participe...


Perso, plus tard moi j'aimerais vraiment travailler en maternité ( même si je vais avoir du mal à trouver je pense... )

Pour accompagner les parents dans la venue de leur enfant (ils ressortent souvent de la maternité avec plein de doutes sur leurs capacités à être parents, et les équipes médicales de maternités, bien que très compétentes, ne peuvent pas parfois prendre le temps de les rassurer et de les écouter comme il faudrait.)

Et toujours en maternité, accompagner la fratrie dans la venue du bébé (pcq c'est pas évident pour les grands freres et soeurs de voir débarquer le nouveau né).


Voilà... si ça peut te donner des idées :)

nanie44

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par nanie44 » 17 avr. 2009 12:28

bonjour,
Si cela t'interressa il ya aussi le domaine de la protection de l'enfance qui est super interressant comme les centres maternels ou les maisons d'enfants à) caractère social ou encore le mileu ouvert.Tu ne fais pas la quotidien et c'est très enrichissant.

sab

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par sab » 17 avr. 2009 19:01

et meme dans certaines creches, tu peux ne pas faire le quotidien ou tres peu... tout depend de la direction..

isdo

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par isdo » 17 avr. 2009 20:10

Bonsoir,
Seb à raison !Travailler en acccompagnant le quotidien de l'enfant n'est pas demandé dans toutes les crèches.
Je travaille dans une crèche collective dans laquelle les E.J.E font leur boulot d'E.J.E et pas celui des auxiliaires de puéricultures.
C'est vraiment chouette de pouvoir travailler ainsi

RE

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par RE » 17 avr. 2009 23:38

Salut Anne !

Je suis en formation EJE dans le puy-de-dôme (sortie Juin 2010)et ça m'intéresserait d'en savoir un peu plus sur ton projet de monter une "maison des enfants" Montessori.
Pourrais-tu nous en faire part ?

D'avance, merci.

Re.

Anne

Re: où travailler sans faire le quotidien de l'enfant?

Message non lu par Anne » 18 avr. 2009 08:56

Bonjour Re,

Alors voilà :
PROJET D’ECOLE « MONTESSORI » A CLERMONT-FERRAND

Les grandes lignes
 École maternelle 1 classe 3/6 ans
 Laïque
 Bilingue français/anglais
 Ambiance, pédagogie et matériel Montessori
 Effectif réduit : 20 enfants maximum
 Proche de la nature : jardin potager, nourriture « bio », sensibilisation à l’écologie et à un comportement responsable …
 Ouverture sur le monde : ateliers et démonstrations (couture, bricolage, cuisine…), sorties, rencontres avec d’autres écoles
 Gestion associative, sans but lucratif
 Implication des parents, intervention de bénévoles (professionnels de l’environnement, de l’art, des animaux…), liens avec des « papys et mamys » par exemple
 Accessible à tous : barème financier : gratuité pour un % d’enfants

Dans un second temps
 Ouverture d’une seconde classe : primaire 6/12 ans
 Emménagement dans un lieu éco-responsable (comme la ZAC de Trémonteix)
 Voyages de classe à l’étranger


Le projet
La pédagogie Montessori
Cette pédagogie, fondée sur la volonté d’aider l’enfant à se construire et à développer son autonomie, a été élaborée à partir de l’observation des périodes de croissance de l’enfant.
Elle l’aide à s’épanouir sur le plan physique, psychologique et social de manière individuelle en respectant son rythme: les apprentissages doivent se faire au bon moment, toujours en y associant la notion de plaisir.
Elle cultive le désir propre et naturel d’apprendre du jeune enfant.
Celui-ci passe par des périodes sensibles durant lesquelles il est naturellement plus réceptif à l’acquisition d’un caractère donné.
Ces périodes sont mises à profit pour aider l’enfant à découvrir par lui-même des nouvelles conquêtes intellectuelles en utilisant tous ses sens.
Cette pédagogie développe l’autodiscipline, la tolérance, le respect de chacun, du groupe, de l’éducateur, de l’environnement et du travail des autres ainsi que la confiance de l’enfant en lui-même et en l’adulte, elle donne la liberté dans une ambiance préparée.

La philosophie de Maria Montessori
Maria Montessori pensait qu’aucun être humain ne pouvait être éduqué par une autre personne. L’individu doit agir lui-même ou il ne le fera pas. Un individu vraiment éduqué continue d’apprendre longtemps parce qu’il est motivé par une curiosité naturelle et l’amour de la connaissance.
C’est ainsi que Maria Montessori sentit que le but d’une éducation de la prime enfance n’était pas de remplir l’enfant de faits tirés d’études préétablies mais plutôt de cultiver son propre désir d’apprendre. Pour elle, l’enfant est la partie la plus importante de la vie de l’adulte.
Une des caractéristiques fondamentales de l’enfant de la naissance jusqu’à 6 ans est son esprit absorbant qui lui permet d’apprendre tout seul.
Cette absorption est inconsciente les 3 premières années et devient de plus en plus consciente à partir de 3 ans jusqu’à 6-7 ans. Tout ce qui entoure l’enfant, il le fera sien : habitudes, coutumes, langage.
Ensuite apparaît l’esprit de raisonnement. L’enfant veut savoir pourquoi, comment, quand. Avec la croissance du raisonnement, l’enfant commence à voir des rapports et à imaginer ce qui ne peut être vu. Cette phase abstraite inclut la capacité de dépasser le sensoriel pour acquérir la culture.

L’aménagement des classes : l’ambiance
Il est conçu en fonction de la taille de l’enfant et en fonction des diverses activités proposées : étagères soigneusement rangées où le matériel est à la disposition des enfants, tables disposées pour être en petits groupes ou pour s’isoler, espaces au sol volontairement laissés libres comme aires d’activités, coin bibliothèque, coin peinture en permanence à la disposition des enfants. L’espace ainsi conçu permet à l’enfant de ne pas être contraint à l’immobilité.
Comment l’enfant apprend
Dans la classe, l’enfant agit seul, l’important est qu’il choisisse et exécute lui-même ses gestes en toute spontanéité, “Aide-moi à faire par moi-même”.
Les éducatrices doivent préparer le milieu et un environnement spécialement conçus pour l’enfant où il évoluera en absorbant, en s’imprégnant de ce qu’il y trouve.

C’est l’enfant qui décide quand il veut utiliser un matériel : il est guidé dans son choix par ses sensibilités intérieures, seul l’envie et le plaisir d’apprendre doivent le motiver.
Chaque enfant progresse à son rythme, encouragé par l’adulte qui met avant tout l’accent sur les réussites plutôt que sur les échecs. Des moments collectifs apprennent aux enfants à savoir travailler en groupe, à s’exprimer en public, à écouter les autres.
Le matériel
ll est conçu pour une préparation indirecte à un futur apprentissage.
Ainsi ce principe de préparation indirecte habitue l’enfant à réussir plus facilement ce qu’il entreprend et la répétition des exercices permet à celui-ci d’acquérir la possibilité de corriger ses erreurs, elle habitue l’enfant à réussir plus facilement ce qu’il entreprend et encourage sa confiance en lui et son esprit d’initiative.


Lorsque l’enfant s’aperçoit de son erreur ou quand il n’en commet plus, il a dépassé l’exercice et ce matériel devient inutile.
L’ordre du matériel permet à l’enfant d’effectuer une tâche du début jusqu’à la fin et l’enfant le remet à sa place exactement comme il l’a trouvé :

“L’enfant aime réaliser un cycle complet d’activités. Ces réalisations lui donnent du pouvoir et de l’indépendance”. Maria Montessori




Le travail de l’éducateur est celui d’un guide et d’une aide.
Une fois le milieu créé, l’éducateur deviendra le lien entre celui-ci et les enfants. Il mettra l’enfant en relation avec le matériel et aussi avec l’ordre qui l’entoure. Chaque objet doit avoir un emplacement déterminé.
Il explique l’usage du matériel, initie les enfants à son utilisation et à son contrôle. L’éducateur doit présenter le matériel au bon moment, quand l’enfant est prêt : c’est par l’observation et l’expérimentation qu’il déterminera la période sensible chez chaque enfant.
Parfois il doit détourner un enfant qui choisit un matériel qui dépasse ses capacités alors que d’autres fois il encourage un enfant hésitant.
Lorsque l’enfant commence à travailler, son intervention se fait de plus en plus discrète.
Il lui faut aussi veiller à ce que l’enfant absorbé dans son travail ne soit dérangé par aucun autre et que le travail soit mené jusqu’au bout (avec une aide éventuelle).
« L’éducateur doit observer l’enfant, non pas avec l’intention de l’éduquer mais d’apprendre de lui comment l’éduquer. » Maria Montessori
bilinguisme
Le langage est une période sensible que traverse l'enfant entre 0 et 3 ans. C'est l'explosion du langage. Il apprend beaucoup de mots et commence peu à peu à faire des phrases construites. A partir de 3 ans il enrichit son vocabulaire, exprime des concepts abstraits, copie les tournures de phrases qu'il entend autour de lui.
C'est aussi à cet âge que l'enfant forme son oreille à des sonorités propres à chaque langue, et qu'il est capable de répéter sans aucun défaut.

Pour ces raisons, l'apprentissage d'une seconde langue est facile et naturelle pour les jeunes enfants. Il convient cependant de faire très attention à la manière dont la seconde langue est enseignée car l'enfant apprendra tout aussi facilement les erreurs de langage. Il peut aussi appréhender les deux langues comme un seul et unique mode de communication, ce qui entraîne des confusions.

L'apprentissage des langues est donc séparé dans l'espace et dans le temps. Chaque enfant a deux classes, l'une où il parle français avec un professeur de langue maternelle française, et l'autre où il parle anglais avec un professeur de langue maternelle anglaise.

Au cours de la journée, l'enfant passe une demi-journée dans une langue et une demi-journée dans une autre langue. Il retrouve d'une classe à l'autre le même matériel et les mêmes activités, la même organisation de la demi-journée de sorte qu'il conserve ses repères même si la langue est différente.

Pour que l'enfant acquière une seconde langue dans les meilleures conditions, les professeurs n'enseignent que dans leur langue maternelle. Ainsi la communication entre enfants et professeurs est naturelle, et l'accent est sans faute.

Corrélativement, l'apprentissage d'une seconde langue apporte aux enfants une ouverture sur le monde et sur les autres cultures qui constituera un acquis indispensable pour son futur.
« LORSQUE NOUS COMPRENDRONS TOUT CE QUE L' ENFANT ACQUIERT PAR LUI- MEME, NOUS SAURONS MIEUX CE QUE PEUT DEVENIR L' HOMME. » M. Montessori

Je suis désolée d'avoir été aussi longue ...
Bien cordialement
Anne

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