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Les substituts au sel de table : un risque pour la santé ?

En pharmacie comme en supermarché, des substituts au « sel de table » sont proposés à la vente pour accompagner les personnes soumises à un « régime sans sel » pour raisons de santé, ou qui souhaitent diminuer leur apport en sodium conformément aux recommandations des instances nationales et à celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’OMS estime que, dans le monde, environ 1,9 million de décès par an sont liés à une consommation de sodium trop élevée. En effet, il est clairement établi qu’il existe un lien entre un apport excessif de sel sodé et l’hypertension artérielle, cause d’une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

La désinformation sur l’alimentation, un problème de santé publique

Le ministre de la santé Yannick Neuder a annoncé en avril 2025 sa volonté de faire de la lutte contre la désinformation médicale une priorité de son ministère. On ne peut que se féliciter de cette décision qui vise à rétablir la rationalité scientifique face à la prolifération de fausses informations qui circulent aujourd’hui, notamment par l’intermédiaire des réseaux sociaux et des grandes plateformes numériques de partage de contenu.

Remise en cause de l’intérêt des vaccins, de certains traitements médicaux, discréditation des recommandations et des mesures scientifiquement étayées qui visent à lutter contre les comportements défavorables à la santé… La diffusion d’allégations remettant en cause les connaissances basées sur les recherches scientifiques peut avoir des conséquences en matière de prévention et de prise en charge des maladies au niveau individuel et collectif, comme le soulignent notamment des rapports de l’Organisation mondiale de la santé et du Parlement européen.

De ce point de vue, la nutrition est un terrain particulièrement propice pour la désinformation, en raison des dimensions affectives, émotionnelles, culturelles et sociales qu’elle comporte, lesquelles sont autant de portes d’entrée pour faciliter la pénétration des fausses informations.

Comment encourager la « désistance », ou processus de sortie de la délinquance ?

La « loi pour sortir la France du piège du narcotrafic » est essentiellement constituée de mesures répressives inspirées de la lutte contre le terrorisme : création d’un service de police « chef de file » contre la criminalité organisée ; d’un parquet national anticriminalité ; augmentation de la surveillance et des saisie pour les biens acquis illégalement ; secret sur les techniques d’enquête… En revanche, les mesures pour favoriser la sortie de la criminalité ne sont envisagées qu’à la marge. Or, les études sur le processus de « désistance » (processus d’abandon du mode de vie criminel) s’inscrivent à rebours de la stratégie politique choisie par le gouvernement. Ces travaux soulignent qu’il est nécessaire de trouver des passerelles pour compenser la perte financière, le statut, mais aussi la « marque pénale » associées à l’activité criminelle en vue d’une réinsertion durable.

Dans le cadre de ma recherche en région parisienne, de 2014 à 2018, j’ai enquêté auprès de 33 personnes ayant abandonné la criminalité. Ces personnes, anciennement impliquées dans la délinquance de rue (vol, violence, consommation et vente de substances addictives illégales…) m’ont permis d’étudier les changements de mode de vie dans leurs parcours.

Assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) : les incohérences de la loi actuelle

Depuis la loi Bioéthique du 2 août 2021, les cas dans lesquels le recours à une assistance médicale à la procréation (AMP, également appelée PMA pour procréation médicalement assistée) est possible se sont multipliés : longtemps réservée aux couples composés d’un homme et d’une femme, l’AMP est aujourd’hui ouverte aussi aux couples de femmes et aux femmes non mariées dans le cadre d’une démarche individuelle.

Dans certains cas, l’AMP ne pourra être mise en œuvre qu’avec le recours au don de gamètes (ovocytes et/ou spermatozoïdes) d’un tiers. Celui-ci a toujours été anonyme. Mais, comme inscrit dans la loi de bioéthique de 2021, l’enfant devenu majeur pourra, s’il le souhaite, accéder à ses origines. En effet, il a désormais le droit d’obtenir des informations non identifiantes (situation familiale et professionnelle, motivations du don, etc.) et même l’identité du donneur. Le consentement du donneur à cette transmission est devenu une condition du don.

Optimiser ses révisions : quatre conseils issus de la recherche en psychologie

Que vous soyez élève ou parent, à l’école ou à l’université, enfant ou adulte, vous avez probablement déjà vécu cette situation frustrante : des heures de révision intense suivies d’un inexplicable trou noir le jour de l’examen. Cette expérience (décourageante) n’est pas une fatalité. Votre cerveau n’est pas défaillant, c’est peut-être juste que vous n’avez pas eu la bonne méthode de révisions.

Comment utiliser au mieux ses ressources sans passer plus de temps le nez dans ses cahiers ? En s’appuyant sur les recherches en psychologie, anciennes ou plus récentes, regard sur quelques stratégies d’apprentissage efficaces… et gratuites !

Euthanasie, suicide assisté : dix points de vigilance éthique à considérer

Au cours de son audition le 2 avril 2025 par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, le président du Conseil national de l’ordre des médecins s’est dit favorable à ce que la fonction du médecin puisse en certaines circonstances justifier qu’il pratique une euthanasie.

Pour respecter la personne dans ses droits et la prémunir de toute souffrance, le Code de déontologie médicale qui avait évolué, notamment en tenant compte des deux dernières lois relatives aux droits des malades en fin de vie (2005, 2016), préconisait déjà les conditions de recours à la sédation, y compris « profonde et continue maintenue jusqu’au décès ».

Il évoluera désormais du point de vue de ses principes. Le médecin n’aura pas l’autorité de contester la demande de la personne qui solliciterait son assistance pour abréger sa vie, au risque d’être poursuivi pour « délit d’entrave » s’il était amené à y faire obstacle.

La clause de conscience lui sera cependant accordée, alors que le Code de santé publique intégrera l’euthanasie et le suicide médicalement assisté aux devoirs et aux bonnes pratiques du professionnel de santé comme s’agissant d’un traitement indifférencié (qui fera l’objet d’enseignements universitaires). Toutefois, une question se pose : qu’en est-il d’une clause de conscience dès lors que la loi, avec sa transposition dans la déontologie, érige de nouvelles normes ?

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.

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