Message non lu
par TheD » 23 avr. 2005 09:49
Il est intéressant de se pencher sur ce mot : "liberté" avant de l'employer pour définir le cheminement de ses pensées. De se pencher un peu plus sur la "condition humaine".
Pour ma part, l'aide sociale, c'est peut-être aussi un moyen de mieux définir sa liberté. S'engager, c'est aussi une liberté.
Cela peut renvoyer à cette question :
Suis-je né pour être libre ?
Dans ce cas, l'humanité est libre d'aller où bon lui semble... (pardonner mes raccourcis philos de comptoir).
J'ai perdu du temps, parce que quelque chose cloche en moi. Je ne sais pas quoi, précisément. Cependant je n'ai pas envie de passer la trentaine dans ces conditions, c'est clair et net. Le fait même de le prononcer, un psy le remarquerait, induit la possibilité de passer la trentaine aussi mal dans la vie. Tout est déjà présent, mon avenir est gravé dans mon état présent. C'est une guerre de territoires en mon esprit.
L'aide social, je le refuse en parti. Cela me renvoie à un passé plutôt désordonné, très funeste. Une histoire se répète sans cesse, je n'arrive pas à m'émanciper de cette histoire. Je n'arrive pas à lâcher prise. A me lancer complètement.
Ces derniers temps, j'ai changé de monde. D'univers, même. Et je ne suis pas encore habitué à cela. Il me faut encore un peu de temps, dans un passage où je n'ai plus le temps. Je ne comprends pas cet auto-flagelation. Le fait de voir un psy, je ne sais pas. Je m'apperçois que les interprétations sont voilées. Il me suffit d'entendre certains mots en retour pour le comprendre. D'un autre point de vue, comme je l'ai noté par ailleurs, mes joutes verbales me font gerber. Mais c'est bon, regarder, je m'en suis pratiquement débarassé là. J'écris "normalement". On progresse, on progresse.
Ma gravité encore se trouve dans l'attraction d'un corps, il m'est difficile de vouloir sortir. Ces derniers temps, je mesure mieux l'urgence. J'aimerais sortir en relation avec mon envie d'insertion (et j'insiste sur insertion et non réinsertion, car je n'ai pas eu le sentiment d'être intégré par le passé). Je voulu, jeune, partir de chez moi, trouver une formation quelque soit le lieu géographique. Il se passa ce qu'il s'est passé.
Aujourd'hui, je ne tiens pas à faire reconnaître ma souffrance. Mon mal de vivre qui traversa les époques. Sa forme est différente. Pourtant, tout ces messages que je laisse m'indiquent le besoin d'en parler. Mais me retrouver derrière un bureau, c'est très dur. Il y a une rigidité dans mon esprit par rapport à cela. Trop de voix résonnent lorsque je me trouve en tel endroit. Donc, Karen, ne m'en veut pas, tu n'es pour rien si je refuse tes propositions.
Merci pour ces échanges.