Je milite au quotidien, mais je t'avoue que si demain, je devais travailler dans un CG, je ne me considérerai pas comme une militante-salariée, mais plus comme une salariée-militante (tu me suis ?
De plus, il m'arrive régulièrement, d'en plus de mon travail de salariée, de faire du temps bénévole dans mon asso. On ne m'y oblige pas, mais cela me semble important pour le développement de la structure, pour les bénévoles que je rencontre, pour le public aussi.
Après, je comprends très bien la position du professionnel que tu as rencontré.
Concernant la neutralité, je ne pense pas qu'elle soit possible. Nous avons tous-toutes eu une éducation différente, des parcours de vie différente, des opinions politiques différente qui ont des effets sur notre pratique professionnelle.
Par rapport à l'engagement, je ne pense pas que chaque AS soit engagé-e. Certes il y a des degrés d'engagement différent, mais certain-es n'y on jamais réfléchi... j'ai pu le constater déjà dans ma promo lorsque j'étais étudiante.
Des copines me disaient "moi je veux faire AS car c'est un boulot pépère, avec des horaires fixes et si je peux bosser dans un bureau, sans voir les gens ce serait encore mieux" (sans commentaire...).
Personnellement, je ne suis pas allée dans le travail social par hasard. Mon engagement, mon militantisme a été pensé avant d'entrer en formation d'AS.