Message non lu
par Charles » 12 déc. 2012 23:40
@Rere
Je vais filer la métaphore religieuse et faire le petit c**, mais tu ne penses pas que ça vient d' une religion du veau d'or le burn-out?
Par veau d'or, je parle d'un principe que l'on érige artificiellement et dont on oublie l'artificialité. Quand Stéphane Hessel défend la sécurité sociale car elle est issue de l'apres-guerre, de l'envie de tout reconstruire, je le comprends. Mais quand j'entends qu'on ne doit pas réformer ce mic-Mac où les régimes se multiplient au nom de la dette de sang payée par certaines professions, je ne comprends plus. Va t-on nous traiter de libéraux quand on demandera des programmes de saisies d'aides sociales à peu prêt intuitifs car cela demanderait plus de sous ? J'aime l'informatique, parce que, ça me permet de consacrer mon temps a autre chose que recopier des notes, classer des docs etc... Quand une fonctionnaire a sorti un brûlot contre les collectivités territoriales, que lui a t-on dit : " c'est pas bien, cette jeune fonction publique territoriale est pleine de motivation etc..." (véridique). Le bien ne fait pas débat, et quand le progrès est bon, comment le remettre en question ? Comment aujourd'hui admettre que dire "personne en situation de handicap" n'arrange rien, est-ce bien de penser que l'intervenant extérieur en risques psycho-sociaux est parfois la bonne conscience d'institutions qui ne veulent pas remettre en question leur fonctionnement qui crée de la violence, de la déprime ?
Les croyants pensent que l'homme est entaché par le pêche originel, les marxistes hégéliens pensent le temps comme dialectique, qu'il faut de la négativité, une thèse et une antithèse pour qu'il y ait progrès. Je crains que justement, en refusant la négativité, on n'avance pas.
Je me serais peut être joint à ceux qui ont rigolé de Mélanie, qui parle ci-haut. Mais ça se trouve, ils portent en eux une espèce de simplicité, un amour du prochain, une conscience de l'irréductibilité du mal dans le monde, qui les sauvent du burn-out? Va savoir...
Quand j'ai été en difficulté dans mon travail et malgré toutes les réserves que j'ai pour la psychanalyse, j'ai ouvert mon bottin et cherché quelqu'un qui n'allait pas "reformuler mes demandes dans une posture d'écoute active", une clinicienne d'obédience Freudienne en l'occurrence.