Et quel(s) outil(s) ou quel(s) moyen(s) vous avez réellement pour vous décentrer de vous-même ?
Je comprends votre démarche et le rôle du TS de se "décentrer" mais qu'est-ce que vous entendez par ce terme ?
Surtout par rapport à votre pratique quotidienne et non par rapport à un discours idéal sur nos pratiques...
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En quoi le travailleur social influence la relation d'aide ?
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Soo
Re: En quoi le travailleur social influence la relation d'aide ?
Bonjour,
Je travaille actuellement sur ce sujet dans le cadre d'une licence professionnelle.
Peut-on prendre contact pour échanger sur ce thème ?
Avez-vous des références bibliographiques à me conseiller ?
Je travaille actuellement sur ce sujet dans le cadre d'une licence professionnelle.
Peut-on prendre contact pour échanger sur ce thème ?
Avez-vous des références bibliographiques à me conseiller ?
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nadege
Re: En quoi le travailleur social influence la relation d'aide ?
si on cherche à minimiser son influence sur la relation d'aide je pense à la formation continue (savoir comment globalement les personnes vivent une difficulté, savoir l'écart entre notre ressenti et la norme), je pense aussi à la concertation entre professionnels (à plusieurs, c'est plus facile de prendre du recul) Enfin, je pense à l'échange avec la personne accompagnée sur le sentiment que lui procure la difficulté qu'il rencontre. Effectivement, pressé de faire bien, on a tendance à faire trop avec ce que nous sommes, au risque d'être à côté par rapport aux besoins et aux préoccupations des usagers.
Cela dit, tout ça est pour faire aux mieux (quand on a le temps de réfléchir sur sa pratique pro) mais n'empeche qu'on ne peut pas éviter de donner un peu de soi dans la relation, le positif, comme le négatif...
Cela dit, tout ça est pour faire aux mieux (quand on a le temps de réfléchir sur sa pratique pro) mais n'empeche qu'on ne peut pas éviter de donner un peu de soi dans la relation, le positif, comme le négatif...
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assco
Re: En quoi le travailleur social influence la relation d'aide ?
Pour moi, ce n'est pas possible pour une assistante sociale de "gommer" ce qu'elle est face à un usager. Par contre, elle se doit de prendre la distance nécessaire pour ne pas emmener la personne là ou elle serait allée dans la meme situation mais là ou l'usager veut aller.
Comment faire ?
Pour ma part, l'entretien d'aide de type psycho-social sert à cela. L'écoute active, l'empathie, la reformulation, l'observation ...sont des techniques qui permettent un recueil le plus proche possible de la réalité de la personne.
Notre savoir, législatif, psy, socio... nous le mettons alors au service de cette personne pour lui renvoyer une analyse des choses et lui proposer des pistes. Nous l'aidons alors dans les démarches à effectuer parce que nous avons cette connaissance du système que peut-etre elle n'a pas.
Voilà pour moi la relation d'aide, je me réfère par mal à Roggers (pas tout jeune, mais pas démodé)
Mais je suis parfaitement consciente de travailler avec ce que je suis. Je tente de le mettre le plus a distance possible pour ne pas que cela interfère dans l'accompagnement de cette personne.
Si j'étais capable de gommer tout cela, on m'appellerait psychanalyste.
Je regrette vivement que, dans le travail d'as aujourd'hui, le "remplissage" de demande d'aide prenne le devant sur l'entretien d'aide.
Comment faire ?
Pour ma part, l'entretien d'aide de type psycho-social sert à cela. L'écoute active, l'empathie, la reformulation, l'observation ...sont des techniques qui permettent un recueil le plus proche possible de la réalité de la personne.
Notre savoir, législatif, psy, socio... nous le mettons alors au service de cette personne pour lui renvoyer une analyse des choses et lui proposer des pistes. Nous l'aidons alors dans les démarches à effectuer parce que nous avons cette connaissance du système que peut-etre elle n'a pas.
Voilà pour moi la relation d'aide, je me réfère par mal à Roggers (pas tout jeune, mais pas démodé)
Mais je suis parfaitement consciente de travailler avec ce que je suis. Je tente de le mettre le plus a distance possible pour ne pas que cela interfère dans l'accompagnement de cette personne.
Si j'étais capable de gommer tout cela, on m'appellerait psychanalyste.
Je regrette vivement que, dans le travail d'as aujourd'hui, le "remplissage" de demande d'aide prenne le devant sur l'entretien d'aide.