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Mon passé est un frein pour le jury ?
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déborah
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Bonjour kellya,
La question que tu te pose je me l'a suis souvent posée depuis que je me suis inscrite aux concours. J'avais peur de devoir parler de mon enfance -violente- aux jury de peur qu'ils pensent que je veuille faire ce métier pour me réparer et qu'en plus ils se servent de ça pour me destabiliser.
Si ça peut te rassurer j'ai passer l'oral il y a quelque semaines. En aucun cas nous n'avons abordé le sujet sauf à un moment où j'ai du évoqué un séjour à l'hopital pour pas qu'il n'y ait d'incohérence dans mon discours. Mais il ne se sont pas arrêté la-dessus. Je crois que c'est vraiment à toi d'amener la discussion là où tu veux l'amener. Et puis le jury -surtout un jury d'éducs- est conscient que pour personne c'est tout beau tout rose.
Mon oral c'est très bien passé et j'ai eu 16/20.
Comme toi j'ai eu une enfance difficile.
Ayant été suivi par des éducs, je me suis interrogée sur ma crédibilité à faire ce choix de métier.
Un éducs m'a alors dit: "Les professeurs d'aujourd'hui ont été élèves hier, et même cancres parfois. Sont-ils pour autant, incapables d'enseigner?"
Personellement, mon envie de faire cette profession m'est venu le jour où mon éducatrice m'a parlé de son métier. Pendant des heures nous avons eu un dialogue plus que passionnant. Je pense donc que ce n'est pas pour réparer mes propres blessures que je veux faire ce métier mais plutot parce que voir ma souffrances et les souffrances des autres m'a rendu altruiste, tolérante, militante... et que j'ai trouvé en le taf d'éduc des missions, une fonction qui correspond à mes valeurs.
Néanmoins, j'ai une crainte, c'est d'être boulversée dans certaines situations des usagers qui pourraient me renvoyer à ma propre histoire.
Rien qu'en prépa, lorsque nous avons aborder le chapitre sur la maltraitance des enfants et les violences faite aux femmes, je n'étais pa forcément à l'aise. D'une part parce que ça me replongeait dans certains douloureux souvenirs,d'autre part parce que j'ai culpabilisé que de parler de ce thème en cours me donne de clés pour comprendre ma propre histoire.
Depuis quelques mois je fais un gros travail d'investigations: je perce les abscès avec mes parents, je suis suivi par un psychologue régulièrement... Cela parce que je veux me comprendre car il me semble important d'être en phase avec soi-même pour aider les autres de façon efficace.
Je pense vraiment -peut-être naïvement- que le fait d'avoir un passé difficile n'est pas incompatible avec le métier d'éduc du moment qu'aujourd'hui tu te sens forte et au clair avec tes démons.
Encore un petit truc pour te rassurer: a l'IRTS de Rennes, une enquête avait été faite par une élèves auprès des autres élèves. Je ne sais plus si la question posée était : "qu'est-ce qui vous a motivé à être éduc?", ou "avez-vous eu une enfance difficile?" mais en tout cas, il en est ressorti que une bonne partie d'entre eux avait eu une enfance difficile ou avait été placés.
Perso je connais une éduc qui m'a avoué avoir eu une enfance difficile.
Voila. J'espère que tout cela nourrira ta refléxion, à toi ou à d'autre. Si tu veux parler de tout ça plus amplement, envoie moi un e-mail debbie-j@hotmail.fr.
Je te souhaite bon courage pour tes concours.
La question que tu te pose je me l'a suis souvent posée depuis que je me suis inscrite aux concours. J'avais peur de devoir parler de mon enfance -violente- aux jury de peur qu'ils pensent que je veuille faire ce métier pour me réparer et qu'en plus ils se servent de ça pour me destabiliser.
Si ça peut te rassurer j'ai passer l'oral il y a quelque semaines. En aucun cas nous n'avons abordé le sujet sauf à un moment où j'ai du évoqué un séjour à l'hopital pour pas qu'il n'y ait d'incohérence dans mon discours. Mais il ne se sont pas arrêté la-dessus. Je crois que c'est vraiment à toi d'amener la discussion là où tu veux l'amener. Et puis le jury -surtout un jury d'éducs- est conscient que pour personne c'est tout beau tout rose.
Mon oral c'est très bien passé et j'ai eu 16/20.
Comme toi j'ai eu une enfance difficile.
Ayant été suivi par des éducs, je me suis interrogée sur ma crédibilité à faire ce choix de métier.
Un éducs m'a alors dit: "Les professeurs d'aujourd'hui ont été élèves hier, et même cancres parfois. Sont-ils pour autant, incapables d'enseigner?"
Personellement, mon envie de faire cette profession m'est venu le jour où mon éducatrice m'a parlé de son métier. Pendant des heures nous avons eu un dialogue plus que passionnant. Je pense donc que ce n'est pas pour réparer mes propres blessures que je veux faire ce métier mais plutot parce que voir ma souffrances et les souffrances des autres m'a rendu altruiste, tolérante, militante... et que j'ai trouvé en le taf d'éduc des missions, une fonction qui correspond à mes valeurs.
Néanmoins, j'ai une crainte, c'est d'être boulversée dans certaines situations des usagers qui pourraient me renvoyer à ma propre histoire.
Rien qu'en prépa, lorsque nous avons aborder le chapitre sur la maltraitance des enfants et les violences faite aux femmes, je n'étais pa forcément à l'aise. D'une part parce que ça me replongeait dans certains douloureux souvenirs,d'autre part parce que j'ai culpabilisé que de parler de ce thème en cours me donne de clés pour comprendre ma propre histoire.
Depuis quelques mois je fais un gros travail d'investigations: je perce les abscès avec mes parents, je suis suivi par un psychologue régulièrement... Cela parce que je veux me comprendre car il me semble important d'être en phase avec soi-même pour aider les autres de façon efficace.
Je pense vraiment -peut-être naïvement- que le fait d'avoir un passé difficile n'est pas incompatible avec le métier d'éduc du moment qu'aujourd'hui tu te sens forte et au clair avec tes démons.
Encore un petit truc pour te rassurer: a l'IRTS de Rennes, une enquête avait été faite par une élèves auprès des autres élèves. Je ne sais plus si la question posée était : "qu'est-ce qui vous a motivé à être éduc?", ou "avez-vous eu une enfance difficile?" mais en tout cas, il en est ressorti que une bonne partie d'entre eux avait eu une enfance difficile ou avait été placés.
Perso je connais une éduc qui m'a avoué avoir eu une enfance difficile.
Voila. J'espère que tout cela nourrira ta refléxion, à toi ou à d'autre. Si tu veux parler de tout ça plus amplement, envoie moi un e-mail debbie-j@hotmail.fr.
Je te souhaite bon courage pour tes concours.
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kelia
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Bonjour à tous,
alors pour vous donner de mes nouvelles, je vais passer mes exams le 7 mai, donc voilà, j'ai fini la formation qui m'a fait murir et bientôt, j'espère devenir une professionnelle.
Ce message est avant tout pour vous remercier à vous tous qui m'avez conseillé y'a deux ans.
Merci
alors pour vous donner de mes nouvelles, je vais passer mes exams le 7 mai, donc voilà, j'ai fini la formation qui m'a fait murir et bientôt, j'espère devenir une professionnelle.
Ce message est avant tout pour vous remercier à vous tous qui m'avez conseillé y'a deux ans.
Merci
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verodjibout
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
C'est aujourd'hui que tu passes tes exams, une pensée pour toi. Je te dis M...E et je te souhaite une belle vie !
Véro
Véro
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Romain
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Si tu as fait le deuil de ton passé ,aucun problème.Ne pas aborder ce sujet à l'oral est preferable.On essayerait par tous les moyens de te destabiliser et il te faudrait une grande force de persuasion.Pas forcement evident donc occulte le.
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lilie
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Bravo pour ton parcours en espérant que tes exams se sont bien passés!!!!
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Pat
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
On ne devient pas éducateur par hasard ! Ton passé t'appartient et personne ne peut te juger. A savoir s'il faut le dire ou pas, je ne pense pas qu'il ait une réponse à ta question. C'est du cas par cas. Ce qui importe, c'est d'être au clair avec ce qu'on a vécu. Les événements douloureux, tragiques, peuvent certainement être un atout pour accompagner des jeunes en difficulté. Tu es peut-être mieux placé que d'autres pour comprendre et écouter des jeunes en souffrance. A condition, de faire la part des choses... Par ailleurs, tu n'es certainement pas le seul à te poser une telle question. Je pense qu'un candidat doit être avant tout authentique avec le jury sans pour autant s'étaler sur son passé. Il faut contrôler ses émotions. Sache qu'une motivation est pas définition inconsciente. Tu auras tout le temps devant toi pour réfléchir à ce qui t'incite réellement à exercer ce métier. Si tu te sens capable moralement de faire face à la misère humaine, alors fonce! Et bonne continuation.
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patrice
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
On ne devient pas éducateur par hasard ! Ton passé t'appartient et personne ne peut te juger. A savoir s'il faut le dire ou pas, je ne pense pas qu'il ait une réponse à ta question. C'est du cas par cas. Ce qui importe, c'est d'être au clair avec ce qu'on a vécu. Les événements douloureux, tragiques, peuvent certainement être un atout pour accompagner des jeunes en difficulté. Tu es peut-être mieux placé que d'autres pour comprendre et écouter des jeunes en souffrance. A condition, de faire la part des choses... Par ailleurs, tu n'es certainement pas le seul à te poser une telle question. Je pense qu'un candidat doit être avant tout authentique avec le jury sans pour autant s'étaler sur son passé. Il faut contrôler ses émotions. Sache qu'une motivation est pas définition inconsciente. Tu auras tout le temps devant toi pour réfléchir à ce qui t'incite réellement à exercer ce métier. Si tu te sens capable moralement de faire face à la misère humaine, alors fonce! Et bonne continuation.
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shemms
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
Je viens de terminer ma formation de ME et j'ai donc travaillé en MECS où hélas un grand nombre d'enfants sont placé suite à des incestes.Je n'ai pas personnellement vécu cela, mais c'est arrivé à un membre très proche de ma famille, et pr être honnête ça a été très très dur.J'ai eu la "chance" de ne pas avoir à travailler directement avec les agresseurs car par "chance" ds la plupart d cas le juge avait suspendu les droits de visite(j'insiste sur le mot"chance"car je me demande encore à ce jour si j'aurais pu faire l'impasse sur mes ressentis).Il fo savoir que mes débuts en mecs ont été très douloureux face o vécu des enfants, mon manque de recul été flagrant et c pr cette rezon ke je me permet de te mettre en garde sur le fait qu'il fo absolument ke tu te poz la kestion de savr ou tu en est ds ton parcours personnel vis à vis du fait que si tu te trouve ds l'obligation de travailler avec d parents suspectés d'incestes, comment va tu réagir et si tu as sufisament de recul pr le faire?c'est fondamental que tu sois honnête avec toi mm car sur le terrain il n'est pas question de ns mais en priorité du public et il peut être très dangereux pr ceux que l'on croit aidé, de ne pas être au clair avc soi mm!l'effet escompté peut aller ds le sens inverse, le transfert n'est pas une notion à négliger! et puis il fo penser o fait que si tu n'a pa sufisament fait le deuil de ton histoire tu risk de bousiller ta thérapie et de te torturer plus qotre choz!alors refmechi bien a tes motivations profondes et surtout ou est ske tu en est ds ta tête?Car malgré ske lon pourra te dire ds tes experiences de stages, on ne s'habitue jamais à l'inceste ou au viol!je te dis ça car après 2 ans, lorsque j'ai échanger avc mes collègues sur le fait que mes ressentis était tjr ossi vif sur le sujet à la sortie d'une réunion sur un jeune victime de viol, on m'a rétorqué "qu'avec le temps, c triste, mais je m'y ferait!".Je peux tassurer qu'on ne s'y fait jamais et c tant mieux car le jour où je ne serais plus touché par la souffrance des otre alors c kil fodra arreter ce métier!
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Muse
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
coucou Kellya,
on à tous nos raisons pour lesquelles on veut faire ce metier et notre desir et notre volonté de vouloir aider l'autre est aussi un desir egoiste qui nous satisfait.
on est pas dans ce metier par hasard.
les souffrances de ton passé te sont personnelles et intimes et surtout les maltraitances dont tu as souffert le sont .
notre passé fait ce que nous sommes dans notre present, le jury veut voir en toi le futur professionnel, le futur moniteur educateur.
on voit en un adulte l'enfant qu'il a pu etre ou on sent l'enfance qu'il a pu vivre. je pense pas que tu dois t'ouvrir aussi intimement par contre ce sont les epreuves qu'on a pu traverser qui font aussi que nous pouvons aider les autres à les traverser.
notre ouverture d'esprit et notre capacité à pouvoir comprendre l'autre, à pouvoir avoir de l'empathie resultent de notre histoire.
bref, peu importe ton passé, du moment que tu sais pourquoi tu es là, et que surtout tes problemes soient resolus et que tu ne sois as là pour faire une therapie.
tant que nous ne sommes pas bien avec nous même nous ne pourrons pas l'être avec l'autre et cela deservirait l'usager.
courage
Muse
on à tous nos raisons pour lesquelles on veut faire ce metier et notre desir et notre volonté de vouloir aider l'autre est aussi un desir egoiste qui nous satisfait.
on est pas dans ce metier par hasard.
les souffrances de ton passé te sont personnelles et intimes et surtout les maltraitances dont tu as souffert le sont .
notre passé fait ce que nous sommes dans notre present, le jury veut voir en toi le futur professionnel, le futur moniteur educateur.
on voit en un adulte l'enfant qu'il a pu etre ou on sent l'enfance qu'il a pu vivre. je pense pas que tu dois t'ouvrir aussi intimement par contre ce sont les epreuves qu'on a pu traverser qui font aussi que nous pouvons aider les autres à les traverser.
notre ouverture d'esprit et notre capacité à pouvoir comprendre l'autre, à pouvoir avoir de l'empathie resultent de notre histoire.
bref, peu importe ton passé, du moment que tu sais pourquoi tu es là, et que surtout tes problemes soient resolus et que tu ne sois as là pour faire une therapie.
tant que nous ne sommes pas bien avec nous même nous ne pourrons pas l'être avec l'autre et cela deservirait l'usager.
courage
Muse
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salam
Re: Mon passé est un frein pour le jury ?
slt,je travail depuis 5 ans dans le social et je suis en formation de me et la je suis en train de passer les exam.pour repondre a ta question et pour pouvoir te donner conseil par rapport a mon experience je pense sincerement que tu ne dois pas parler de ce qui s'est passé durant ton enfance.car ils vont te juger et cela n'est guere professionnel de leur part.l faut leur dire ce qu'ils veulent entendre, ce que je veut dire c'est d'etre hypocrite...bon courage