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juste une question simple
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diesel
Re: juste une question simple
Salut gaetan..
oui moi aussi j'aimerais savoir si tu as suivit une thérapie ou autre pour pouvoir en parler si facilement...
Pour ma part, la personne faisait partie de la famille et c'est d'autant plus difficle je pense.
Je l'ai denoncé a ma mere quand j'étais petite, mais elle ne m'a pas crue, elle a eu deux enfants avec lui .
Quand je suis estdevenue adulte, j'ai trop bu a une soirée et j'ai ressorti cette histoire a grand mon frere qui finalement a reparlé de ca avec ma mere (mon beau pere avait quitté la maison quand j'ai eu 11 ans)
Donc ma mere a culpabiliser mais j'ai pas pu entendre ca.
En meme temps je l'ai toujours proteger car je pensais qu'elle risquait gros en ne m'ayant pas proteger.
Et puis mon petit frere et ma petite soeur ont cet homme pour pere, et je pense qu'il a ete un bon pere pour eux, et donc difficile d'en parler...Je n'ai jamais eu le cran de détruire leur relation, tout en culpabilisant si il faisait la meme chose a ma petite soeur, mais je pense que non...
Enfin tout ca pour dire, que aujourd'hui, cette histoire est dans mon passé, je me suis contruite avec, j'avance dans la vie, je suis qqun de positive (peut-etre du a cela) et prends toujours le bon coté de la vie. Quand je dis que c'est pas reglé c'est qu'il y aura toujours des non-dits dans ma famille et que je n'ai jamais tenté un procés alors qu'il a commi un crime.
En tous les cas je sais pas si aujoud'hui je serais ou je suis a essayé d'accompagner les autres vers la resillience et un avenir meilleur si cela ne m'etais pas arrivée.
bon courage.
oui moi aussi j'aimerais savoir si tu as suivit une thérapie ou autre pour pouvoir en parler si facilement...
Pour ma part, la personne faisait partie de la famille et c'est d'autant plus difficle je pense.
Je l'ai denoncé a ma mere quand j'étais petite, mais elle ne m'a pas crue, elle a eu deux enfants avec lui .
Quand je suis estdevenue adulte, j'ai trop bu a une soirée et j'ai ressorti cette histoire a grand mon frere qui finalement a reparlé de ca avec ma mere (mon beau pere avait quitté la maison quand j'ai eu 11 ans)
Donc ma mere a culpabiliser mais j'ai pas pu entendre ca.
En meme temps je l'ai toujours proteger car je pensais qu'elle risquait gros en ne m'ayant pas proteger.
Et puis mon petit frere et ma petite soeur ont cet homme pour pere, et je pense qu'il a ete un bon pere pour eux, et donc difficile d'en parler...Je n'ai jamais eu le cran de détruire leur relation, tout en culpabilisant si il faisait la meme chose a ma petite soeur, mais je pense que non...
Enfin tout ca pour dire, que aujourd'hui, cette histoire est dans mon passé, je me suis contruite avec, j'avance dans la vie, je suis qqun de positive (peut-etre du a cela) et prends toujours le bon coté de la vie. Quand je dis que c'est pas reglé c'est qu'il y aura toujours des non-dits dans ma famille et que je n'ai jamais tenté un procés alors qu'il a commi un crime.
En tous les cas je sais pas si aujoud'hui je serais ou je suis a essayé d'accompagner les autres vers la resillience et un avenir meilleur si cela ne m'etais pas arrivée.
bon courage.
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gaetan
Re: juste une question simple
bonjour à tous!
je suis en plein dans la préparation à ma candidature et vos réponses m'aident beaucoup à avancer. un grand merci.
pour répondre à Bel et Nath, je dirais que stressé je ne le serais pas lors de mon entretien oral, si d'aventure j'ai la chance de réussir l'écrit, et que donc, peut être (je me pose toujours la question), parler de cette expérience et montrer que j'ai réussi à la dépasser et à en faire une force, peut jouer en ma faveur. En même temps comme disait Diesel dans son premier message, j'ai peut être pas intérêt à montrer que je serais le super éduc car je suis comme ceux dont je m'occuperais. Commme tu dis Nath, j'ai d'autres qualités à faire valoir, à moi de croire aux capacités du jury à décéler cette force sans que je doive en faire un argument à tout prix, comme si je n'avais pas confiance en moi.
Pas besoin de le dire, ça devrait se voir.....
ben en fait pati ton message me surprend, venant de ta part...
tu devrais être bien placé pour savoir que je n'ai pas à me sentir coupable d'un tel acte. Et que donc en parler ne devrait pas me poser de problème. Me sentir sali? Qu'ai je fait de mal?
Tu comprends...
J'ai peut être suivi une psychothérapie sans le faire exprès, en en parlant à une amie notamment, qui m'a beaucoup aidé en faisant des recherches sur le net et en me montrant que je n'avais pas à me sentir mal à cause de ça...
Sans pour autant banaliser la chose, j'ai rencontré pas mal de gens qui ont subit ça, à commencer par ma mère, mon frère (par la même personne) une autre amie, et je pense donc que ça mérite d'être déballé sur la place publique, d'autant plus que garder pour soi ne peut qu'enfermer. La souffrance a besoin d'être exprimée pour sortir. La parole est un moyen comme un autre.
Surtout je pense que le mutisme, ou pire, le déni, sont inconstructifs dans un cas pareil.
Pour ma part et pour tout vous raconter j'ai subi ça à 6 ans, et je m'en suis souvenu à 19ans. Entre temps j'étais violent, insolent, instable, mais j'avais vraiment enfoui cet épisode. Quand je m'en suis souvenu j'ai eu la chance d'en parler avec une amie. Elle m'a aidé comme je vous l'ai dit, et j'ai eu envie de retrouver cet homme, sans savoir ce que j'allais lui faire. J'ai retrouvé sa trace très rapidement.
Auparavant grâce à mon amie j'avais réussi à lui pardonner en pensant que le pauvre se faisait plus de mal à lui même qu'autre chose. Mon innocence moi je pouvais toujours la retrouver en me coupant de mon mental. Lui par contre...
J'ai fait face à un homme dépravé, dont le visage livide était profondément marqué par la souffrance et la tristesse.
J'ai presque été tendre avec lui. Je suis reparti le coeur léger et plein d'amour. Les crimes ne sont pas des crimes, ce sont avant tout des souffrances mal exprimées, faute d'écoute et de compréhension.
Le mal, la souffrance, l'agressivité, ne sont que des manques d'amour. Condammer est un crime bien plus grave.
Je l'ai compris plus tard, ce qui m'a fait agir de la sorte sur le coup c'était l'amour de mon amie qui m'a acceptée malgré ma confession, qui m'a aidé à voir la chose telle qu'elle est.
Diesel...je serais toi je prendrais mon beau père entre quatres yeux, m'étant assuré auparavant de n'éprouver aucune colère pour lui, et je lui parlerais de cette expérience, que finalement t'as réussi à positiver mais qui n'est souhaitable pour personne, car lui même doit souffrir bien plus que toi de ce non dit...
je suis en plein dans la préparation à ma candidature et vos réponses m'aident beaucoup à avancer. un grand merci.
pour répondre à Bel et Nath, je dirais que stressé je ne le serais pas lors de mon entretien oral, si d'aventure j'ai la chance de réussir l'écrit, et que donc, peut être (je me pose toujours la question), parler de cette expérience et montrer que j'ai réussi à la dépasser et à en faire une force, peut jouer en ma faveur. En même temps comme disait Diesel dans son premier message, j'ai peut être pas intérêt à montrer que je serais le super éduc car je suis comme ceux dont je m'occuperais. Commme tu dis Nath, j'ai d'autres qualités à faire valoir, à moi de croire aux capacités du jury à décéler cette force sans que je doive en faire un argument à tout prix, comme si je n'avais pas confiance en moi.
Pas besoin de le dire, ça devrait se voir.....
ben en fait pati ton message me surprend, venant de ta part...
tu devrais être bien placé pour savoir que je n'ai pas à me sentir coupable d'un tel acte. Et que donc en parler ne devrait pas me poser de problème. Me sentir sali? Qu'ai je fait de mal?
Tu comprends...
J'ai peut être suivi une psychothérapie sans le faire exprès, en en parlant à une amie notamment, qui m'a beaucoup aidé en faisant des recherches sur le net et en me montrant que je n'avais pas à me sentir mal à cause de ça...
Sans pour autant banaliser la chose, j'ai rencontré pas mal de gens qui ont subit ça, à commencer par ma mère, mon frère (par la même personne) une autre amie, et je pense donc que ça mérite d'être déballé sur la place publique, d'autant plus que garder pour soi ne peut qu'enfermer. La souffrance a besoin d'être exprimée pour sortir. La parole est un moyen comme un autre.
Surtout je pense que le mutisme, ou pire, le déni, sont inconstructifs dans un cas pareil.
Pour ma part et pour tout vous raconter j'ai subi ça à 6 ans, et je m'en suis souvenu à 19ans. Entre temps j'étais violent, insolent, instable, mais j'avais vraiment enfoui cet épisode. Quand je m'en suis souvenu j'ai eu la chance d'en parler avec une amie. Elle m'a aidé comme je vous l'ai dit, et j'ai eu envie de retrouver cet homme, sans savoir ce que j'allais lui faire. J'ai retrouvé sa trace très rapidement.
Auparavant grâce à mon amie j'avais réussi à lui pardonner en pensant que le pauvre se faisait plus de mal à lui même qu'autre chose. Mon innocence moi je pouvais toujours la retrouver en me coupant de mon mental. Lui par contre...
J'ai fait face à un homme dépravé, dont le visage livide était profondément marqué par la souffrance et la tristesse.
J'ai presque été tendre avec lui. Je suis reparti le coeur léger et plein d'amour. Les crimes ne sont pas des crimes, ce sont avant tout des souffrances mal exprimées, faute d'écoute et de compréhension.
Le mal, la souffrance, l'agressivité, ne sont que des manques d'amour. Condammer est un crime bien plus grave.
Je l'ai compris plus tard, ce qui m'a fait agir de la sorte sur le coup c'était l'amour de mon amie qui m'a acceptée malgré ma confession, qui m'a aidé à voir la chose telle qu'elle est.
Diesel...je serais toi je prendrais mon beau père entre quatres yeux, m'étant assuré auparavant de n'éprouver aucune colère pour lui, et je lui parlerais de cette expérience, que finalement t'as réussi à positiver mais qui n'est souhaitable pour personne, car lui même doit souffrir bien plus que toi de ce non dit...
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pati
Re: juste une question simple
Gaetan,
Je t'admire pour ce que tu dis, tu as pu pardonner, je ne peux pas me mettre à ta place, donc ne sais pas ce que tu ressens (quoique chacun aie ses blessures), je peux entendre, je peux comprendre, mais avoir de la pitié, c cho
Je ne sais même pas quoi te répondre, je ne sais même pas si tout ce pardon, toute cette compréhension ne cache pas tout simplement toute ta souffrance. Je suis d'accord qu'il ne faut pas cacher car c'est ce qui fait l'impuninité de ces criminels (surtout un éduc), mais ce n'est pas une raison pour en parler tout le temps, ça fait parti de ton intimité et c'est pour ça que je trouvais étrange que tu en parle aussi librement.
De plus, j'ai l'impression que ça peut fausser les comportements que les gens ont envers toi en te considérant comme une victime, comme celui qui...Ca peut mettre mal à l'aise aussi.
Peut être que je me trompe, mais je pensais que sauf si on est militant et qu'il y a un but derrière ça, il y a certaine blessure qu'il faut soigner et essayer d'oublier. Oublier c pas facle tu m diras, mais pourquoi remuer le couteau dans la plaie
Tu dis que les abuseurs sont malheureux, je ne sais pas, ils le montrent quand ils se font attraper mais sinon.... Dans les histoires d'Outreau je crois, ya un abuseur qui était un ancien abusé, il a dit, mais moi quand on me l'a fait, pourquoi personne ne m'a dit que c'était mal. OK je suis d'accord, je veux bien avoir de la pitié pour lui, je veux bien le comprendre, mais ce type là, il avait pas la télé ??
Je t'admire pour ce que tu dis, tu as pu pardonner, je ne peux pas me mettre à ta place, donc ne sais pas ce que tu ressens (quoique chacun aie ses blessures), je peux entendre, je peux comprendre, mais avoir de la pitié, c cho
Je ne sais même pas quoi te répondre, je ne sais même pas si tout ce pardon, toute cette compréhension ne cache pas tout simplement toute ta souffrance. Je suis d'accord qu'il ne faut pas cacher car c'est ce qui fait l'impuninité de ces criminels (surtout un éduc), mais ce n'est pas une raison pour en parler tout le temps, ça fait parti de ton intimité et c'est pour ça que je trouvais étrange que tu en parle aussi librement.
De plus, j'ai l'impression que ça peut fausser les comportements que les gens ont envers toi en te considérant comme une victime, comme celui qui...Ca peut mettre mal à l'aise aussi.
Peut être que je me trompe, mais je pensais que sauf si on est militant et qu'il y a un but derrière ça, il y a certaine blessure qu'il faut soigner et essayer d'oublier. Oublier c pas facle tu m diras, mais pourquoi remuer le couteau dans la plaie
Tu dis que les abuseurs sont malheureux, je ne sais pas, ils le montrent quand ils se font attraper mais sinon.... Dans les histoires d'Outreau je crois, ya un abuseur qui était un ancien abusé, il a dit, mais moi quand on me l'a fait, pourquoi personne ne m'a dit que c'était mal. OK je suis d'accord, je veux bien avoir de la pitié pour lui, je veux bien le comprendre, mais ce type là, il avait pas la télé ??
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pati
Re: juste une question simple
ya une pétition au nom d'une enfance violée à signer, c'est pour qu'il n'y est plus prescription pour les crimes contre les enfants
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nath
Re: juste une question simple
bonsoir
pourquoi remuer le couteau dans la plaie cest exacte Si gaetan a trouver une solution pour pardonner a son abuseur en leprenant en pitié il a reussit a depasser cette histoire moi je trouve que d'aller voir un psy ou une aide alors qu il a deja reussie à faire comme vous dites de la resilience (je ne connaissais pas ce terme)peut se reveler pire .Encore devoir en passer par cette histoire alors qu' il semble avoir trouver une certaine stabilité enfin c est ce qu il me semble d apres ses ecrits.Moi pour reparler des ecrits peut etre devrais tu ne pas dire que c 'est arriver a toi mais a une personne de ton entourage et que tu as su, pu le soutenir c'est un mensonge peut etre mais ca t 'eviterais d'en passer par ton histoire perso et de prendre des risques au niveau de l 'oral ce n est qu un avis bien a toi
pourquoi remuer le couteau dans la plaie cest exacte Si gaetan a trouver une solution pour pardonner a son abuseur en leprenant en pitié il a reussit a depasser cette histoire moi je trouve que d'aller voir un psy ou une aide alors qu il a deja reussie à faire comme vous dites de la resilience (je ne connaissais pas ce terme)peut se reveler pire .Encore devoir en passer par cette histoire alors qu' il semble avoir trouver une certaine stabilité enfin c est ce qu il me semble d apres ses ecrits.Moi pour reparler des ecrits peut etre devrais tu ne pas dire que c 'est arriver a toi mais a une personne de ton entourage et que tu as su, pu le soutenir c'est un mensonge peut etre mais ca t 'eviterais d'en passer par ton histoire perso et de prendre des risques au niveau de l 'oral ce n est qu un avis bien a toi
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magali
Re: juste une question simple
La résilience est bien transmise chez Boris Syrulnick.auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Parler de ce vécu dans une motivation même en saupoudrage me paraît risqué pour échanger avec le jury... si tu es dans la résilience va lire Boris et glisse le dans ton oral cela voudra dire que tu es aussi aller puisé ailleurs en tout cas bon courage pour l'oral car selon les jury certains son tenaces parole d'éduc
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diesel
Re: juste une question simple
Gaetan,
je t'admire encore une fois d'avoir pu parler avec cet homme.
Pour ma part, j'en eprouve aucunement le désir et peut-etre ce serait plus facile si il n'était pas le père de mon frere et de ma soeur car finalement j'entend son nom souvent, et il m'est arrivé de le croiser.
Je crois savoir qu'il a été trés malheureux à un moment et s'en ai voulu mais je ne sais pas si c'est pour ce qu'il m'a fait, ou seulement qu'il ce soit séparé de ma mère.
Pour ma part, cette histoire et dans mon passé et je voudrais seulement qu'il le reste...cependant mon frère et ma soeur ayant cet homme pour père, il m'est diffcile de faire une croix rien que pour ca.
Je suis aussi dans le doute qu'il n'ai finalement jamais été jugé pour ça, je ne sais pas si ce fut une bonne solution de le taire ou non (en partant du principe qu'il l'a peut-etre fait à d'autre???) et finalement si je n'ai rien dit c'etait pour proteger ma mere et pour proteger l'image que mon frere et ma soeur ont de leur pere...Difficile de dire qu'elle est la meilleur option...j'ai choisit de me taire...
Je pense pas un jour pouvoir lui parler entre quatre yeux comme tu dis et je pense que meme si je ressends pas de haine, je ressends du dégout pour lui...
Enfin cela n'empeche pas d'avancer, c'est un poid que je porterais toute ma vie, mais qui finalement me porte aussi dans ce que je suis devenue...
je t'admire encore une fois d'avoir pu parler avec cet homme.
Pour ma part, j'en eprouve aucunement le désir et peut-etre ce serait plus facile si il n'était pas le père de mon frere et de ma soeur car finalement j'entend son nom souvent, et il m'est arrivé de le croiser.
Je crois savoir qu'il a été trés malheureux à un moment et s'en ai voulu mais je ne sais pas si c'est pour ce qu'il m'a fait, ou seulement qu'il ce soit séparé de ma mère.
Pour ma part, cette histoire et dans mon passé et je voudrais seulement qu'il le reste...cependant mon frère et ma soeur ayant cet homme pour père, il m'est diffcile de faire une croix rien que pour ca.
Je suis aussi dans le doute qu'il n'ai finalement jamais été jugé pour ça, je ne sais pas si ce fut une bonne solution de le taire ou non (en partant du principe qu'il l'a peut-etre fait à d'autre???) et finalement si je n'ai rien dit c'etait pour proteger ma mere et pour proteger l'image que mon frere et ma soeur ont de leur pere...Difficile de dire qu'elle est la meilleur option...j'ai choisit de me taire...
Je pense pas un jour pouvoir lui parler entre quatre yeux comme tu dis et je pense que meme si je ressends pas de haine, je ressends du dégout pour lui...
Enfin cela n'empeche pas d'avancer, c'est un poid que je porterais toute ma vie, mais qui finalement me porte aussi dans ce que je suis devenue...
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nath
Re: juste une question simple
je pense qu il faudrait que tu evite de focaliser sur cette experience apres tout l 'educ spe ou tous travailleur social ne s'implique pas aupres d 'un public particulier mais differents usagers(au moins dans les stages), c 'est bien de le montrer aussi je pense et puis comme dit magali inspire toi de certains ecrits , l'actualité générale.... ce n 'est peut etre pas de l 'experience pro mais cela montre bien que tu t'y est interessé et pourquoi pas etre dans une assoc?
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zorra
Re: juste une question simple
j'ai été dans la misère,je suis AS par conséquent ,je hais la résilience.je ne parle jamais de mes malheur d'enfant( infans: un être sans parole)
Quand on naît pauvre, on le reste.Il faut mieux le taire sauf à un juge ou à un psychiatre ou psychologue.En cas de soufrrance, ne vous abîmer pas, parlez à un détenteur de secret, c'est cela un médecin. dans les équipe d'ES,d'AS ,il y a parfois des secrets partagés qui deviennet caduques,
Encenser la réilience me fait mal c'est trop politiquement correct defaire dire "merci madame,l'as et la dame patronesse".
Aussi ,je vous soumets une page de Rouzel ; animateur du site psychasoc.com
La résilience ? Du vent.
Pour le numéro du 16 janvier de L’Express d’apologie de Boris Cyrulnik et de la résilience, la journaliste m’a contacté, en me disant qu’elle souhaitait un peu d’équité dans le traitement de l’information. Elle n’avait trouvé jusque là que des opinions pour; j’étais le seul, dans un article paru dans Le Furet, a avoir dit mon désaccord. Evidemment sur une demi-heure d’interview, il reste 2 lignes. Comme je pense que le sujet n’est pas sans intéresser les lecteurs de Turbulences, et que je soutiens qu’il est bon sur tout sujet de mener le débat contradictoire, sans croire naïvement que « ça va de soi », je résume ici mes arguments contre la notion de résilience. Ils sont de deux ordres : sur la forme et sur le fond.
Sur la forme, c’est un concept qui ne tient pas debout. Voilà un mot à la mode, « résilience », extrait du discours des sciences dures, comme il y a quelques années la systémique (issue de la cybernétique). On a ici à faire à un modèle théorique tiré de la science physique et de la technologie des métaux, les ressorts par exemple. J’ouvre mon dictionnaire Grand Larousse en 5 volumes de 1990 : « Résilience : caractéristique mécanique définissant la résistance aux chocs d’un matériau ». C’est un mot qui est passé par l’anglais et possède une origine latine : résilientia rebondissement, saut en arrière ; mais aussi : repliement sur soi, se dit pour les cornes de l’escargot. En gros certains métaux lorsqu’ils sont déformés retrouvent leur forme initiale : ils rebondissent. C’est sûrement très pertinent dans la technologie des dits métaux, mais comment peut-on exporter un tel concept s’agissant des êtres humains, sauf à les considérer – ce que d’aucuns tentent depuis quelque temps – comme des machines, des humanoïdes ? Un être humain ça ne rebondit pas, ce n’est pas un ressort. Halte à la trampolinisation de l’humain !
Sur le fond, je crois que le terrain est encore plus glissant. C’est un concept, quoiqu’on en pense, qui est producteur d’exclusion et de ségrégation. Il découpe le monde en deux : les bons résilients, qui rebondissent et les autres, qui restent sur le carreau. Mettre sur un piédestal Anne Frank, comme héroïne de la résilience, c’est laisser dans l’ombre ces milliers de jeunes qui sont morts comme elle dans les camps, mais à bas bruit. Ce concept fait l’impasse sur ce que la psychanalyse nomme l’inconscient, à savoir que, quelles que soient ses conditions de vie, il existe un sujet qui assume des choix. Le choix du sujet, même s’il se présente le plus souvent comme inconscient, ne saurait relever d’une cause extérieure, comme le petite mécanique d’un ressort que profile la résilience. Pourquoi ne respecterions-nous pas le choix du sujet quel s’il soit, au lieu de le juger à l’aune d’une quelconque normalité ? Car le concept de résilience produit de la norme, voire de la normose. C’est un concept qui déresponsabilise le sujet d’avoir à répondre de ses actes : c’est pas de ma faute, j’ai pas eu la résilience ! L’idée de rebondissement est empreinte du discours capitaliste, où l’on célèbre la noble figure de l’homme nouveau : le battant. C’est bien connu : mieux vaut être beau, friqué et résilient que black et d’équerre. Ce concept, malgré les belles intentions de ses auteurs – mais chacun sait que l’enfer en est pavé- produit donc de l’exclusion. Il savonne un peu plus la pente fatale sur laquelle glisse notre société post-moderne : l’instrumentalisation de l’humain. Ce concept ressemble fort à la théorie de la prédestination des calvinistes. Se demandant comment reconnaître les élus de Dieu, les calvinistes ont résolu la question : c’est la fortune accumulée qui fait signe. « Ethique protestante et esprit du capitalisme », titrait Max Weber dans un article qui fit grand bruit en 1910. On en est encore là…
Joseph ROUZEL, psychanaplyste formateur, directeur de l’Institut Européen Psychanalyse
site « psychasoc.com »
zorra
Quand on naît pauvre, on le reste.Il faut mieux le taire sauf à un juge ou à un psychiatre ou psychologue.En cas de soufrrance, ne vous abîmer pas, parlez à un détenteur de secret, c'est cela un médecin. dans les équipe d'ES,d'AS ,il y a parfois des secrets partagés qui deviennet caduques,
Encenser la réilience me fait mal c'est trop politiquement correct defaire dire "merci madame,l'as et la dame patronesse".
Aussi ,je vous soumets une page de Rouzel ; animateur du site psychasoc.com
La résilience ? Du vent.
Pour le numéro du 16 janvier de L’Express d’apologie de Boris Cyrulnik et de la résilience, la journaliste m’a contacté, en me disant qu’elle souhaitait un peu d’équité dans le traitement de l’information. Elle n’avait trouvé jusque là que des opinions pour; j’étais le seul, dans un article paru dans Le Furet, a avoir dit mon désaccord. Evidemment sur une demi-heure d’interview, il reste 2 lignes. Comme je pense que le sujet n’est pas sans intéresser les lecteurs de Turbulences, et que je soutiens qu’il est bon sur tout sujet de mener le débat contradictoire, sans croire naïvement que « ça va de soi », je résume ici mes arguments contre la notion de résilience. Ils sont de deux ordres : sur la forme et sur le fond.
Sur la forme, c’est un concept qui ne tient pas debout. Voilà un mot à la mode, « résilience », extrait du discours des sciences dures, comme il y a quelques années la systémique (issue de la cybernétique). On a ici à faire à un modèle théorique tiré de la science physique et de la technologie des métaux, les ressorts par exemple. J’ouvre mon dictionnaire Grand Larousse en 5 volumes de 1990 : « Résilience : caractéristique mécanique définissant la résistance aux chocs d’un matériau ». C’est un mot qui est passé par l’anglais et possède une origine latine : résilientia rebondissement, saut en arrière ; mais aussi : repliement sur soi, se dit pour les cornes de l’escargot. En gros certains métaux lorsqu’ils sont déformés retrouvent leur forme initiale : ils rebondissent. C’est sûrement très pertinent dans la technologie des dits métaux, mais comment peut-on exporter un tel concept s’agissant des êtres humains, sauf à les considérer – ce que d’aucuns tentent depuis quelque temps – comme des machines, des humanoïdes ? Un être humain ça ne rebondit pas, ce n’est pas un ressort. Halte à la trampolinisation de l’humain !
Sur le fond, je crois que le terrain est encore plus glissant. C’est un concept, quoiqu’on en pense, qui est producteur d’exclusion et de ségrégation. Il découpe le monde en deux : les bons résilients, qui rebondissent et les autres, qui restent sur le carreau. Mettre sur un piédestal Anne Frank, comme héroïne de la résilience, c’est laisser dans l’ombre ces milliers de jeunes qui sont morts comme elle dans les camps, mais à bas bruit. Ce concept fait l’impasse sur ce que la psychanalyse nomme l’inconscient, à savoir que, quelles que soient ses conditions de vie, il existe un sujet qui assume des choix. Le choix du sujet, même s’il se présente le plus souvent comme inconscient, ne saurait relever d’une cause extérieure, comme le petite mécanique d’un ressort que profile la résilience. Pourquoi ne respecterions-nous pas le choix du sujet quel s’il soit, au lieu de le juger à l’aune d’une quelconque normalité ? Car le concept de résilience produit de la norme, voire de la normose. C’est un concept qui déresponsabilise le sujet d’avoir à répondre de ses actes : c’est pas de ma faute, j’ai pas eu la résilience ! L’idée de rebondissement est empreinte du discours capitaliste, où l’on célèbre la noble figure de l’homme nouveau : le battant. C’est bien connu : mieux vaut être beau, friqué et résilient que black et d’équerre. Ce concept, malgré les belles intentions de ses auteurs – mais chacun sait que l’enfer en est pavé- produit donc de l’exclusion. Il savonne un peu plus la pente fatale sur laquelle glisse notre société post-moderne : l’instrumentalisation de l’humain. Ce concept ressemble fort à la théorie de la prédestination des calvinistes. Se demandant comment reconnaître les élus de Dieu, les calvinistes ont résolu la question : c’est la fortune accumulée qui fait signe. « Ethique protestante et esprit du capitalisme », titrait Max Weber dans un article qui fit grand bruit en 1910. On en est encore là…
Joseph ROUZEL, psychanaplyste formateur, directeur de l’Institut Européen Psychanalyse
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zorra