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Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
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OLI58
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
Avec l'empathie on a que faire de l'usagé, le dossier suffit largement pour imaginer son parcours et ses besoins. :crazy:
Olivier
Olivier
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blandine
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
L'important est également de se souvenir que nous devons travailler à notre disparition. Ne pas creer du nécéssaire mais aider le jeune a aller de l'avant et à trouver son nécessaire dans la societe qui l'entoure.
Nous faisons un bout de chemin avec eux, celui ci doit etre constructif
Nous faisons un bout de chemin avec eux, celui ci doit etre constructif
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laure
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
je ne suis pas daccord du tout, le dossier à lui seul ne suffit pas du tout à imaginer le parcours et les besoins de la personne, c est même plutôt choquant d'écrire ça.
Amande, je ne crois pas non plus que le "gamin" comme tu dis sache forcément faire la part des choses, et encore moins une personne handicapées mentales pour qui l'affectif est très important car très manquant dans sa vie personnelle. attention, attention, il y a l'affectivité de la personne aidée et l'affectivité de la personne aidant, ce sont deux domaines tout à fait différents!!!!!
Amande, je ne crois pas non plus que le "gamin" comme tu dis sache forcément faire la part des choses, et encore moins une personne handicapées mentales pour qui l'affectif est très important car très manquant dans sa vie personnelle. attention, attention, il y a l'affectivité de la personne aidée et l'affectivité de la personne aidant, ce sont deux domaines tout à fait différents!!!!!
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oli58
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
laure,
tu aurais pu te douter que mon afirmation est une boutade vu mes post plus haut!
Je travaile dans le handicap moteur depuis des années dificile de ne pas créer des liens avec le temps...
Olivier
tu aurais pu te douter que mon afirmation est une boutade vu mes post plus haut!
Je travaile dans le handicap moteur depuis des années dificile de ne pas créer des liens avec le temps...
Olivier
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David
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
Bonjour,
Je ne crois pas en l'absence d'affect, sinon la relation deviendrait fade et peu constructive. La comparaison va peut-être agacer certains, mais un vendeur de voiture vend s'il croit à son produit, s'il aime les belles bagnioles.
L'objectif est le même. On doit faire passer des valeurs auxquelles on croit et qui vont aider l'autre à aller mieux. Pour cela, il faut parfois le persuader d'agir autrement, le motiver, l'encourager,le rassurer, etc. Si je suis réellement en colère après lui, mon message passera mieux. Il le sentira, le percevra, il y croira. Si je suis heureux, pour lui (c'est souvent cette notion qui est mal intégrée, je dis bien pour lui et non pas pour nous-même, en laissant un peu notre égo de côté), c'est qu'il mérite simplement qu'on lui dise afin de le valoriser, de le considérer, car il en a besoin pour avancer.
Et puis, et là je parle pour une population d'ado, nous avons une place d'adulte avant même d'être professionnel. Et oui ça serait bien dommage de se cacher derrière un statut professionnel avant même d'exercer la fonction d'un adulte auprès de jeunes en difficulté. L'adulte a des émotions, il travail avec ce qu'il est. Cependant, la relation perturbe, brasse, ça fait partie des dangers de notre métiers. C'est là l'importance du travail d'équipe, de supervision (garde-fou indispensable), de régulation et d'analyse de la pratique.
Très honnêtement j'ai besoin de travailler avec mon personnage tout simplement (mes émotions, mes ressentis, et parfois même mes idéologies).
Je ne crois pas en l'absence d'affect, sinon la relation deviendrait fade et peu constructive. La comparaison va peut-être agacer certains, mais un vendeur de voiture vend s'il croit à son produit, s'il aime les belles bagnioles.
L'objectif est le même. On doit faire passer des valeurs auxquelles on croit et qui vont aider l'autre à aller mieux. Pour cela, il faut parfois le persuader d'agir autrement, le motiver, l'encourager,le rassurer, etc. Si je suis réellement en colère après lui, mon message passera mieux. Il le sentira, le percevra, il y croira. Si je suis heureux, pour lui (c'est souvent cette notion qui est mal intégrée, je dis bien pour lui et non pas pour nous-même, en laissant un peu notre égo de côté), c'est qu'il mérite simplement qu'on lui dise afin de le valoriser, de le considérer, car il en a besoin pour avancer.
Et puis, et là je parle pour une population d'ado, nous avons une place d'adulte avant même d'être professionnel. Et oui ça serait bien dommage de se cacher derrière un statut professionnel avant même d'exercer la fonction d'un adulte auprès de jeunes en difficulté. L'adulte a des émotions, il travail avec ce qu'il est. Cependant, la relation perturbe, brasse, ça fait partie des dangers de notre métiers. C'est là l'importance du travail d'équipe, de supervision (garde-fou indispensable), de régulation et d'analyse de la pratique.
Très honnêtement j'ai besoin de travailler avec mon personnage tout simplement (mes émotions, mes ressentis, et parfois même mes idéologies).
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nougat
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
"la plupart des gamins savent faire la part des choses " je n'en suis pas vraiment sûr, ce serait trop facile... Mais, au fait, c'est quoi "faire la part des choses" ?
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laure
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
ok olivier, je navais pas trop fait attention aux noms des autres messages, ça me rassure!!lol
David, je suis entièrement daccord avec toi. je ne suis pas un mur froid et sans ressenti, loin de là!!!!Moi aussi je suis "heureuse" ou "triste" pour mes résidents,pour eux, mais pas en moi même dans mon être. c est ce que jappelle l'empathie
David, je suis entièrement daccord avec toi. je ne suis pas un mur froid et sans ressenti, loin de là!!!!Moi aussi je suis "heureuse" ou "triste" pour mes résidents,pour eux, mais pas en moi même dans mon être. c est ce que jappelle l'empathie
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roloto
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
Et si aimer n'était pas un gros mot.
J'ai rencontré des pros qui venaient se faire aimer dans leur boulot, ils ont fait des ravages. Et puis j'en ai rencontré d'autres qui ont aimé, la relation humaine, l'Homme et la femme, qui ont de la peine, de la joie, mais qui n'oublie pas une chose, une seule chose, c'est qu'un jour cela s'arrêtera et qu'il faut préparer cela...
J'ai rencontré des pros qui venaient se faire aimer dans leur boulot, ils ont fait des ravages. Et puis j'en ai rencontré d'autres qui ont aimé, la relation humaine, l'Homme et la femme, qui ont de la peine, de la joie, mais qui n'oublie pas une chose, une seule chose, c'est qu'un jour cela s'arrêtera et qu'il faut préparer cela...
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Marie
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
ben oui mais cela fait tellement peur d'aimer...qu'il faut bien se préserver un peu dans cette relation!
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mous
Re: Quelle place pour l'affectivité dans l'éducation ?
Marie
En parlant d'aimer, je parle bien de se préserver contre l'ignominie absurde de l'indifférence. Je préfère me faire ramasser plutot parceque j'ai aimé, que parceque j'ai joué le pro implacide, intouchable, qui garde tjrs son sang froid, inaténiable...
On perd quoi d'aimer, on a peur de quoi. Qu'est-ce qui est en jeu. On est un plus mauvais pro parcequ'on affirme cela. C'est qu'un jour on disparaitra et j'ai fait ce choix de travailler et de vivre avec l'humain, je ne veux pas passer à côté de cela. Cela veut dire quoi d'être à côté de quelqu'un de vivre des choses avec lui et de dire, ouhais de toute manière je ne suis pas ici pour aimer, je fait mon taf. Revenons à une société ou on doit aimer. c'est un devoir, l'indifférence peut tuer.
En parlant d'aimer, je parle bien de se préserver contre l'ignominie absurde de l'indifférence. Je préfère me faire ramasser plutot parceque j'ai aimé, que parceque j'ai joué le pro implacide, intouchable, qui garde tjrs son sang froid, inaténiable...
On perd quoi d'aimer, on a peur de quoi. Qu'est-ce qui est en jeu. On est un plus mauvais pro parcequ'on affirme cela. C'est qu'un jour on disparaitra et j'ai fait ce choix de travailler et de vivre avec l'humain, je ne veux pas passer à côté de cela. Cela veut dire quoi d'être à côté de quelqu'un de vivre des choses avec lui et de dire, ouhais de toute manière je ne suis pas ici pour aimer, je fait mon taf. Revenons à une société ou on doit aimer. c'est un devoir, l'indifférence peut tuer.