Message non lu
par gégé » 03 déc. 2012 18:22
bonsoir Lucie
pour ma part je ne comprends pas très bien votre question de départ. Formulée telle quelle on croirait que "l'urgence" est apparue au cours du temps, d'un coup, ou pas, mais on pourrait croire qu'elle semble n'avoir pas existé avant une période donnée. Ceci dit au-delà de la question, quel sens donnez-vous au terme d'urgence en travail social ? dans quels moments peut-on parler d'urgence, quels contextes ?
j'étais tombé sur le mot de quelqu'un, dans un bouquin, disant qu'il ne fallait pas dans notre travail confondre urgence avec effervescence. Ce qui n'est pas sot.
Une urgence suppose un enjeu vital, un danger imminent, un risque très important, couru à très brève échéance, ou au minimum, un événement nécessitant une intervention très rapide. Or en traval social, si l'urgence (personne en danger, etc.) représente 3% des situations (au pif) pour la plupart des services et la plupart du temps, c'est le maximum (à vue de nez).
en fait, si vous étendez la notion à l'ensemble des pratiques vous risquez de surprendre le jury.
Je serais plutôt intéressé de savoir en quoi cette notion est si souvent reprise, sans plus d'éclaicissements, un peu partout, je ne parle pas de vous...
Au sens très commun du terme, au quotidien, dans notre grisaille obsessionnelle, l'urgence entretient sans doute plus de rapport avec la pression qu'on reçoit et/ou celle qu'on se met soi-même qu'avec une vraie urgence, elle a plus à voir avec un conditionnement à l'opératoire, voire avec un souci de résultat, qui imprègne le monde, ceci au détriment parfois d'une prise de recul, de l'analyse tranquille, sereine, des situations, qui peut aussi manquer...
Le sujet est intéressant
mais votre question induit l'idée qu'il y aurait de l'urgence, quoi qu'il en soit.
C'est abrupt ! bonne continuation