Dans votre ouvrage, Que font dix millions de malades ? (éditions Erès), vous interrogez le rapport entre travail et affections de longue durée, en donnant notamment la parole aux malades. Quelles sont ces maladies ? Et pourquoi vous emparer de cette problématique ?
Nous avons proposé aux deux agences qui ont financé cette recherche, l’Agence nationale de recherche sur le sida-VIH et les hépatites virales (ANRS) et l’Institut national du cancer (INCa), de mettre le focus sur des maladies chroniques considérées comme graves pour lesquelles le traitement médical et la vie avec la maladie pouvaient nous éclairer sur tout ce que font, ne font pas, aimeraient faire les malades pour retrouver une vie qui vaille la peine d’être vécue et notamment poursuivre un travail. Nous avons retenu le VIH, les diabètes, les hépatites et les cancers.

