Certains indicateurs utilisés par l’OCDE – comme les meilleures notes obtenues par les filles en classe ou le nombre supérieur de femmes diplômées par rapport aux hommes à la sortie de l’enseignement supérieur – suggèrent une domination scolaire féminine dans les pays occidentaux, de l’école primaire à l’université.
Ce constat n’est pas récent, il est fait depuis plus d’une trentaine d’années. Dès lors, comment expliquer que les femmes continuent de faire l’expérience d’une discrimination à la fois horizontale et verticale ?
En effet, bien que surreprésentées dans les domaines des sciences humaines et sociales (SHS), dans l’éducation et la santé, les femmes demeurent sous-représentées dans les sciences, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et l’informatique (STIM), considérées comme les filières les plus prestigieuses et menant aux carrières les plus rémunératrices selon le Forum Économique Mondial en 2019 ; c’est ce que l’on appelle la discrimination horizontale.
Les affaires médiatiques impliquant l’occupation illégale de locaux privés par des squatteurs semblent devenir un marronnier pour les journalistes. Après l’affaire Maryvonne en 2015, celle des retraités de Théoule- sur-Mer et celle du Petit Cambodge, c’est maintenant Roland, un Toulousain de 88 ans, qui s’est vu interdire l’accès à son domicile par un groupe d’inconnus.
Chaque fois, les faits sont similaires : des personnes s’introduisent dans un local privé laissé vacant, souvent la résidence secondaire d’une personne âgée. Les articles de presse sur le sujet ne sont cependant pas toujours très clairs sur les procédures à mettre en œuvre et sur les droits de chacun. Explications.
Préoccupante depuis un certain nombre d’années, la souffrance étudiante est actuellement sous les feux de l’actualité, la crise sanitaire accentuant l’isolement des jeunes et les problèmes de précarité mis à jour depuis l’immolation par le feu d’un étudiant à Lyon, en novembre 2019.
Y a-t-il des éléments qui contribuent au mal-être de la jeunesse, et qui sont spécifiques à l’Hexagone ?
Dans le modèle français valorisé du devenir adulte, on considère que l’indépendance économique de l’étudiant ne devrait pas relever de la responsabilité de la famille. Mais les aides de l’État envers les étudiants ne leur permettent pas de les prendre complètement en charge si les familles ne sont pas au rendez-vous.
Dans les pays nordiques, l’État finance l’autonomie des étudiants et dans des pays comme l’Espagne le modèle familialiste prédomine.
À quelques jours de la date anniversaire de la déclaration de pandémie de Covid-19 par l’Organisation mondiale de la santé, le 11 mars 2020, les professeurs de pédiatrie Christèle Gras-Le Guen, présidente de la société française de pédiatrie, et Régis Hankard, coordonnateur du réseau de recherche clinique pédiatrique Pedstart, font le point sur les effets du coronavirus SARS-CoV-2 sur les enfants.
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, bon nombre de chercheurs se sont inquiétés de l’impact de l’actuelle crise sanitaire et des périodes de confinement sur la santé mentale de la population carcérale. Mais que sait-on aujourd’hui de la prévalence des troubles psychiatriques en milieu pénitentiaire ? Cette population est-elle particulièrement vulnérable, et en quoi ?
Sur ces questions, l’enquête que nous avons récemment menée dans plusieurs maisons d’arrêt du Nord de la France est riche d’enseignements.
Peut-on mener des recherches militantes dans les universités ? C’est l’une des questions que nous invite à regarder de plus près la polémique lancée par la ministre de l’Enseignement supérieur, demandant à l’Assemblée nationale le 16 février que soit lancé « un bilan de l’ensemble des recherches » qui se déroulent à l’université, afin de distinguer « ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme et de l’opinion ».
Pour répondre à cette question du point de vue de l’épistémologie des sciences sociales, il faut effectuer des distinctions conceptuelles.

