Un enfant qui perd son sourire, fait des cauchemars, a des colères plus fréquentes, devient susceptible, se plaint de douleurs inexpliquées… Un écolier, un collégien, un lycéen dont le niveau scolaire baisse, a une capacité d’attention diminuée, manifeste parfois une attitude provocante vis-à-vis de ses camarades. Ou, au contraire, s’isole. Voilà autant de signes qui peuvent alerter sur une situation de harcèlement et qu’il ne faut pas minimiser en tant que parent, enseignant ou professionnel de l’enfance.
Alors, comment lutter contre ce fait de société qui touche un élève sur dix ? Comment sensibiliser et former les élèves, prévenir les risques mais aussi prendre en charge les victimes, comme l’annexe de la loi du 8 juillet 2013 nous y invite ?
La littérature de jeunesse peut être un médium intéressant et précieux pour évoquer, échanger et amener nos jeunes citoyens à prendre conscience de faits perçus ou vécus. Albums, bandes dessinées et romans peuvent permettre de mettre des mots et des images à la fois pour la victime comme pour le harceleur. Ils peuvent aider à avoir conscience de soi et de l’empathie pour les autres.

