Favoriser l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap, c’est l’un des objectifs affichés par la loi « Avenir professionnel », qui entre en vigueur en 2020. Les entreprises sont toujours tenues d’embaucher 6 % de travailleurs bénéficiant de la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH), faute de quoi elles s’exposent à des sanctions financières. Mais les modes de calcul et de déclaration de ces travailleurs évoluent, notamment en étendant l’obligation aux PME comptant moins de 20 salariés et en incluant tous les types d’emploi, même les stages.
Dans ce contexte, les étudiants concernés ont-ils intérêt à révéler leur situation à de potentiels employeurs ? Parmi les demandeurs d’emploi, si 25 % ont un niveau supérieur au bac, ce taux recule à 11 % chez ceux qui bénéficient de la RQTH. Cette pénurie de compétences est souvent pointée par les entreprises qui peinent à atteindre les quotas réglementaires : les candidats peuvent donc supposer qu’elle joue en leur faveur.
Mais la lourdeur des démarches administratives peut dissuader certains jeunes de les entreprendre, surtout dans le cas d’un stage court. En effet, il faut parfois compter des délais de plus de six mois pour obtenir la RQTH.

